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Suivi des progrès depuis le sommet mondial de l'alimentation.

Suivi des progrès depuis le sommet mondial de l'alimentation

"La Déclaration de Rome nous invite à réduire de moitié d'ici l 'an 2015 le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation chronique....Si chacun de nous fait tout ce qu'il peut, je pense que nous pourrons atteindre, voire dépasser, cet objectif que nous nous sommes fixé."
"Nous sommes capables de réaliser cet objectif, nous avons les ressources et, comme le prouvent la Déclaration de Rome et le Plan d'action, nous avons aussi la volonté politique de le faire."
S.E.M. Romano Prodi, Président du Conseil des Ministres de la République italienne et Président du Sommet mondial de l'alimentation
M. Jacques Diouf Directeur général de la FAO

Le Sommet mondial de l'alimentation a été convoqué en réaction à la persistance d'une sous-alimentation généralisée et à une inquiétude croissante quant à la capacité de l'agriculture de satisfaire les besoins alimentaires à venir. En 1974, les gouvernements qui participaient à la Conférence mondiale de l'alimentation avaient proclamé que "chaque homme, femme et enfant a le droit inaliénable d'être libéré de la faim et de la malnutrition afin de développer pleinement ses facultés physiques et mentales." La Conférence s'était fixé pour objectif l'éradication de la faim, de l'insécurité alimentaire et de la malnutrition avant dix ans. Pour de nombreuses raisons, d'ordre politique et financier notamment, ce but n'a jamais été atteint. La FAO a estimé que si les progrès ne s'accélèraient pas, 680 millions de personnes pourraient encore souffrir de la faim d'ici l'an 2010, dont plus de 250 millions en Afrique subsaharienne.

Dans ce contexte le Sommet mondial de l'alimentation, qui s'est tenu du 13 au 17 novembre 1996, a réuni pendant cinq jours, au plus haut niveau, des représentants de 185 pays et de la Communauté européenne. Cet événement de portée historique, qui a eu lieu au Siège de la FAO à Rome, a rassemblé près de 10 000 participants et a servi de forum pour débattre d'un des problèmes les plus importants auxquels allaient etre confrontés les responsables mondiaux durant le millénaire qui s'avoncait - l'éradication de la faim.

L'adoption, par 112 Chefs d'Etat et de gouvernement et par plus de 70 représentants de haut niveau d'autres pays de la Déclaration de Rome sur la sécurité alimentaire mondiale et du Plan d'action du Sommet mondial de l'alimentation, lors d'un forum auquel participaient activement des représentants d'organisations intergouvernementales (OIG) et non gouvernementales (ONG) notamment, a contribué à influencer l'opinion publique et a posé les fondements d'importants changements dans les politiques et programmes nécessaires pour assurer de la nourriture pour tous.

L'objectif du Sommet était de renouveler, au niveau politique le plus élevé, l'engagement mondial d'éradiquer la faim et la malnutrition et d'assurer à tous une sécurité alimentaire durable. Par ailleurs, la forte visibilité du Sommet a permis de sensibiliser les responsables du secteur public et privé, les médias et le grand public à ce problème. Elle a aussi mis en place le cadre politique, théorique et technique d'un effort constant visant à éradiquer la faim dans tous les pays, avec pour objectif de réduire de moitié le nombre des personnes sous-alimentées d'ici 2015 au plus tard.

La Déclaration de Rome énonce sept engagements qui posent les fondements d'une action en faveur de la sécurité alimentaire durable pour tous et le Plan d'action décrit pour sa part les objectifs concrets à atteindre et les mesures à prendre pour mettre en oeuvre ces sept engagements.