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Sommet mondial
de l'alimentation

13-17 Novembre 1996
Rome, Italie


Mai 1996 WFS/APRC/NGO/REP

Rapport de la
Consultation régionale des ONG pour l'Asie et le Pacifique
sur le Sommet mondial de l'alimentation

Bangkok, Thaïlande, 29-30 avril 1996


1. La Consultation régionale des ONG pour l'Asie et le Pacifique sur le Sommet mondial de l'alimentation s'est tenue à Bangkok (Thaïlande) les 29 et 30 avril 1996. Elle était organisée conjointement par le Bureau régional de la FAO et la Coalition asiatique des ONG pour la réforme agraire et le développement rural (ANGOC), en collaboration avec d'autres réseaux d'ONG de la région. Cent un représentants d'ONG de 17 pays d'Asie (Australie, Bangladesh, Cambodge, Hong-kong, Inde, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Népal, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Philippines, République de Corée, Sri Lanka, Thaïlande et  Viet Nam) y ont participé. On trouvera à l'Appendice 1 le programme de la Consultation et à l'Appendice 2 la liste des participants.

2. Les débats ont porté sur deux documents clés du Sommet mondial de l'alimentation: "Déclaration de politique générale et plan d'action" (APRC/96/3) et "Bilan et problèmes de la sécurité alimentaire dans la région Asie-Pacifique" (APRC/96/4). Tous les participants ont également reçu la série des documents techniques de base du Sommet mondial de l'alimentation publiés jusqu'à présent en version provisoire, les déclarations des ONG concernant le Sommet mondial de l'alimentation et ses thèmes de discussion, ainsi qu'une copie du Programme d'action pour l'éradication de la faim et de la pauvreté émanant de la Popular Coalition to Eradicate Hunger and Poverty.

3. Après une introduction à caractère général et une réunion-débat, les participants se sont constitués en cinq groupes de travail thématiques sur les engagements contenus dans le projet de Déclaration de politique générale et de Plan d'action, et les mesures envisagées dans le document APRC/96/4 "Bilan et problèmes de la sécurité alimentaire dans la région Asie-Pacifique":

  1. Rôle de la société civile, participation populaire et égalité des chances pour les deux sexes;
  2. Dévolution accrue de pouvoirs à travers l'accès aux ressources;
  3. Crises alimentaires et planification préalable;
  4. Pistes durables pour la sécurité alimentaire;
  5. Commerce et investissements.

4. Chaque groupe de travail a préparé un rapport qui a été discuté en séances plénières et a servi de base pour la préparation de la Déclaration adoptée dans la soirée du 30 avril. Ces rapports peuvent être demandés au Secrétariat du Sommet. Le texte de la Déclaration adoptée est reproduit ci-après.


SECURITE ALIMENTAIRE: DECLARATION DES ONG
DE LA REGION ASIE-PACIFIQUE
POUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

PREAMBULE

1. Au cours des deux dernières décennies, nous avons vu à plusieurs reprises, des gouvernements du Nord comme du Sud se réunir à l'occasion de conférences des Nations Unies et autres conférences internationales, et prendre des engagements solennels, notamment par l'accélération du développement durable et le renforcement de la sécurité alimentaire. Ces engagements avaient pour prémisse qu'il y avait largement assez de disponibilités alimentaires pour nourrir la population mondiale. Et pourtant, plus de 20 ans après la première Conférence mondiale de l'alimentation, à l'occasion de laquelle il avait été déclaré que l'élimination de la faim n'était plus qu'une question de quelques années, le nombre des personnes en état de malnutrition a augmenté, tout comme celui des paysans pauvres, et la situation de l'agriculture s'est dégradée.

2. La crise que connaissent actuellement l'agriculture et les communautés agricoles dans l'hémisphère Sud est le résultat d'une aggravation de la pauvreté et des inégalités existantes, sous l'effet de trois grands facteurs:

3. Si des stratégies appropriées ne sont pas mises au point et appliquées de toute urgence, nos communautés agricoles sont menacées de disparition et l'insécurité alimentaire règnera de façon permanente.

4. Le contrôle démocratique du système alimentaire est le critère suprême de la démocratie. La sécurité alimentaire ne peut pas être assurée en plaçant l'agriculture, la production vivrière et le commerce sous le contrôle des marchés mondiaux. La terre, l'eau, la biodiversité, les pratiques traditionnelles et le savoir, c'est-à-dire les ressources vitales qui rendent la sécurité alimentaire possible, doivent être contrôlés démocratiquement par ceux qui produisent les aliments et par les communautés locales elles-mêmes, et des mécanismes doivent être mis en place pour garantir la participation des femmes à tous les niveaux du processus décisionnel.

5. D'où l'importance d'un nouveau contrat social entre les cultivateurs, les populations et les gouvernements de la région, d'un contrat émanant du peuple et contrôlé par lui, dont la clé de voûte est l'intégrité des communautés agricoles locales et la sécurité alimentaire de la communauté nationale. Il faut, dans cette optique, adopter des stratégies favorisant l'équité sociale, la viabilité écologique, la dévolution de pouvoirs aux populations et l'équilibre entre les sexes. Enfin, ce contrat doit s'accompagner de politiques visant à contrecarrer immédiatement l'impact négatif des forces et des institutions qui favorisent l'insécurité alimentaire, comme l'Accord relatif à l'agriculture du GATT et les politiques des institutions financières internationales.

LES DIMENSIONS DE LA SECURITE ALIMENTAIRE

6. Cinq aspects de l'intégrité rurale et de la sécurité alimentaire présentent pour nous un intérêt particulier, à savoir:

6.1 Rôle de la société civile, participation populaire et égalité des chances pour les deux sexes

  1. La notion de société civile doit être définie clairement pour assurer aux petits exploitants, aux jeunes, aux femmes et autres groupes marginalisés, une dimension sociale, économique et politique.
    La société civile devrait comprendre principalement les groupes d'intérêt public, les organisations populaires et les ONG opérant essentiellement en faveur des groupes marginalisés.
  2. Les documents de la FAO, dans l'ensemble, n'ont pas réussi à mettre l'accent sur les problèmes soulevés au cours de ces dernières décennies et n'ont tenu aucun compte des engagements pris par les gouvernements à l'occasion des dernières conférences internationales (par exemple, la CMRADR, Rome, 1979; la Conférence mondiale des droits de l'homme, Vienne, 1992; le Sommet de la planète Terre, Rio, 1992; la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire, 1994; le Sommet mondial pour le développement social, Copenhague, 1995; et la quatrième Conférence mondiale sur les femmes, Beijing, 1995).
  3. Comme dans le passé, les documents de la FAO ont mis, à tort et injustement, l'accent sur un modèle de croissance faisant une large part à la libéralisation des échanges et aux méthodes de production axées sur le marché, que la société civile critique depuis des dizaines d'années.
  4. Les documents préparés par la FAO pour le Sommet mondial de l'alimentation devraient être réécrits sur la base des engagements de Rio, de la Convention sur la biodiversité biologique, de la Convention-cadre sur les changements climatiques, du Code international de conduite pour la distribution et l'utilisation des pesticides et du Code international OMS/UNICEF de commercialisation des substituts du lait maternel, de façon à tenir compte de ces problèmes et engagements.
  5. L'accès à la nourriture est un droit de l'homme. La nourriture doit être disponible et accessible, et chacun doit pouvoir y accéder et être libre de choisir les aliments qu'il produira et consommera. Il est essentiel que les systèmes de production et de distribution des produits alimentaires soient décentralisés et démocratiques pour garantir une participation des populations à la sécurité alimentaire. Il faut tenir compte du point de vue des femmes sur la sécurité alimentaire, pour que les deux sexes aient des chances égales; en outre, l'harmonie avec la nature doit être garantie et les hiérarchies de toute sorte doivent être combattues. En bref, la sécurité alimentaire doit reposer sur les principes fondamentaux suivants: respect des droits des petits exploitants; respect et protection des autres et de l'environnement; coopération et réciprocité; respect de la vie; et promotion de la notion de quantité suffisante, selon laquelle le bien-être naîtrait de relations humaines satisfaisantes plutôt que du profit. Ces principes sont centrés sur la nature, les femmes, les jeunes, les enfants et le respect de la vie, et non sur l'optimisation du profit.
  6. La responsabilité de l'Etat et du marché doit être assurée à travers des mécanismes appropriés et des programmes de contrôle. Il conviendrait d'élaborer et de mettre en application des codes de conduite à l'intention des multinationales.

    PROGRAMME D'ACTION

  7. Remettre en question le paradigme de développement qui continue d'ignorer les cultivateurs, les femmes, les jeunes et autres groupes marginalisés et met l'accent sur un modèle de croissance qui ne favorisera jamais le développement durable, la justice sociale et l'égalité entre les sexes.
  8. Concevoir, soutenir et diffuser d'autres modèles et favoriser la recherche de nouveaux paradigmes plaçant la participation populaire, l'égalité entre les sexes et la viabilité avant le profit, le commerce et les mécanismes du marché.
  9. Oeuvrer à la transformation des structures d'exploitation et de toutes les formes de hiérarchie (basées par exemple sur la race, la classe sociale, la caste, la position géographique - nord/sud, etc.) afin de faire entendre la voix des groupes marginalisés et vulnérables et de faciliter la création de mécanismes/processus institutionnels qui assureront leur participation.
  10. Favoriser la constitution d'associations paysannes afin de garantir la primauté des agriculteurs dans le processus de production et leur droit de participer à la prise des décisions; un effort spécial sera consenti et des mécanismes mis en place pour assurer la participation des femmes qui, en Asie, représentent la majorité des exploitants agricoles.
  11. Mettre au point, en leur accordant la priorité voulue, des programmes reconnaissant le rôle central des femmes pour la sécurité alimentaire de leurs familles et des communautés, et ce à tous les niveaux de la filière alimentaire.
  12. Promouvoir l'agriculture et la pêche locales, et les communautés autochtones, ainsi que le renforcement de formes d'organisation et de production axées sur la coopération et la réciprocité, à travers des mécanismes et des structures favorisant la participation locale à la prise de décisions et à l'élaboration des politiques.
  13. Reconnaître, protéger et promouvoir les connaissances et pratiques locales.
  14. Formuler des politiques pour résoudre le problème de l'endettement et restructurer le commerce pour qu'il soit véritablement équitable.
  15. Réaffirmer fermement que l'accès à la nourriture est par excellence le droit fondamental de l'homme, et qu'il passe avant le droit de propriété, l'avantage commercial, le libre-échange et les lois du marché.
  16. Engager des réformes agraires efficaces visant à renforcer l'accès, la propriété, le contrôle et la gestion des ressources par les petits exploitants, sans oublier le droit des femmes à la terre et aux ressources et la protection des terres côtières et agricoles contre l'incursion du développement urbain, industriel et touristique.
  17. Elaborer des politiques et des stratégies agricoles durables et définir un calendrier pour leur mise en application.
  18. Réviser les processus et les mécanismes de participation populaire à l'élaboration de plans, stratégies et programmes lancés par les gouvernements, la FAO et d'autres organismes internationaux, pour garantir une contribution à tous les stades du processus.
  19. Promouvoir des mécanismes nationaux et internationaux auxquels devront rendre compte les multinationales et les grandes entreprises agro-industrielles.

6.2 Dévolution accrue de pouvoirs à travers l'accès aux ressources

  1. Le modèle actuel de développement agricole tend à soutenir et à légitimer la production à grande échelle, axée sur l'exportation mais destructrice pour l'environnement, et place le profit avant la nutrition et le bien-être des peuples. Il met en évidence le rôle des entreprises, des marchés et des technologies, au lieu de reconnaître le rôle intégral des exploitants et des producteurs et consommateurs de produits alimentaires, notamment des femmes, qui sont les véritables piliers de la sécurité alimentaire.
  2. Un nouveau contrat social doit s'attaquer aux causes fondamentales de cet affaiblissement et créer un cadre politique favorable qui reconnaisse et établisse les droits et les capacités des producteurs de denrées alimentaires. La sécurité alimentaire passe nécessairement par la justice sociale.

    Nous sollicitons instamment une action dans les domaines suivants:

  3. Les gouvernements et les institutions multilatérales doivent honorer les engagements pris dans le cadre de précédents accords internationaux, notamment au titre de la CMRADR et du Programme "Action 21", et assurer leur mise en application selon un calendrier bien précis.
  4. Il faut engager immédiatement une véritable réforme agraire qui garantisse aux exploitants un droit et un contrôle sur les ressources productives, et reconnaisse aux femmes des droits égaux à la terre et aux autres ressources. Il est nécessaire également d'adopter de nouvelles politiques qui reconnaissent aux communautés des droits de contrôle et de gestion sur l'eau et les ressources communes. Le droit des populations à s'organiser de façon autonome doit être reconnu et préservé.
  5. La recherche et la technologie doivent tenir compte du rôle scientifique joué par les exploitants, principale source de toutes les innovations intellectuelles dans le domaine de l'agriculture. Actuellement les secteurs de la recherche agricole, de la technologie et de la vulgarisation tendent à être fortement centralisés et privatisés, en raison du régime des droits de propriété intellectuelle et du protectionnisme des entreprises. Ces politiques doivent être changées.
  6. Nous dénonçons les violents efforts de répression déployés par des Etats et des oligarchies locales face à la tentative des agriculteurs, des pêcheurs et des populations vivant dans les forêts d'exercer leurs droits légitimes de contrôle sur leurs ressources et de défendre leurs intérêts.
  7. Si l'on veut inverser les tendances actuelles en matière de sécurité alimentaire, il faut mettre en place des mécanismes démocratiques pour une participation adéquate et significative de la société civile, surtout des petits producteurs.

6.3 Crises alimentaires et planification préalable

  1. Les crises alimentaires sont le résultat soit de catastrophes naturelles, soit de désastres imputables à l'homme. Une troisième cause, moins immédiate mais tout aussi menaçante, tient à la contamination d'écosystèmes entiers, et plus précisément de leurs capacités naturelles de production de protéines et autres produits alimentaires.
  2. Dans l'immédiat, les inondations, les typhons, les sécheresses, les tremblements de terre, les conflits civils, l'emploi extensif de mines terrestres, l'abandon des cultures vivrières au profit de systèmes commerciaux, le recours massif aux intrants externes et l'application de produits chimiques toxiques en agriculture, aggravent la vulnérabilité des communautés en situation d'insécurité alimentaire. Pire encore, les programmes d'ajustement structurel imposé par les institutions financières internationales, les accords sur l'alimentation ou l'agriculture, le manque de moyens de transport, de communications et de distribution, et la réduction de l'aide alimentaire et autre annoncée par les donateurs viennent accroître ultérieurement la vulnérabilité des ménages ruraux et urbains.
  3. Dans certaines zones, les mines terrestres constituent un obstacle majeur à la production vivrière et il est nécessaire de prendre des mesures pour en interdire l'usage et engager de toute urgence des opérations de déminage.
  4. Il faut que les gouvernements reconnaissent et renforcent les capacités locales pour faciliter le redressement et mitiger les effets des catastrophes. L'aide d'urgence doit comporter à la fois des secours et des mesures de redressement au niveau local. Il ne s'agit pas ici de déverser des pesticides et autres produits chimiques utilisés en agriculture intensive. Pour assurer la sécurité alimentaire locale, il faut accroître les engagements d'aide alimentaire et améliorer les disponibilités effectives. Investir pour limiter les effets des catastrophes et accroître le degré de préparation des ménages représente encore la façon la plus rentable d'utiliser l'aide d'urgence. En cas de crises, il conviendra de mobiliser dans la mesure du possible les disponibilités locales, afin de réduire la dépendance à l'égard de l'aide extérieure.
  5. Des réserves alimentaires doivent être constituées au niveau des communautés, et non pas seulement sur une base nationale et régionale. Les gouvernements doivent élaborer sans attendre des politiques dans ce sens et rendre possible la mise en place des moyens nécessaires, par exemple systèmes d'achat et de distribution basés sur des coopératives d'exploitants.
  6. De son côté, la FAO doit encourager activement les gouvernements à favoriser l'établissement de systèmes de production durables adaptés aux conditions géo-climatiques locales, par exemple à travers l'usage de matériel végétal et de semis appropriés et résistants et la promotion de systèmes agricoles à faible apport d'intrants. Il est impératif que les expériences faites dans ce domaine soient renforcées par un système d'échange d'informations entre les communautés et entre les pays.
  7. Il faut instaurer des mécanismes d'assurance et autres pour stabiliser les revenus des cultivateurs et réduire les aléas de la production.
  8. Les pertes de produits alimentaires au moment du transport ou du stockage doivent être réduites au travers d'initiatives novatrices.
  9. Les ONG, les coopératives et les associations de victimes des catastrophes doivent être les canaux privilégiés de l'aide alimentaire multilatérale et bilatérale, pour garantir que toute l'aide arrivera à destination et que des comptes seront rendus. Le renforcement de la sécurité alimentaire des ménages passe avant celle des nations. L'alimentation et la nutrition des groupes les plus vulnérables, comme les veuves, les enfants, les ménages ayant à leur tête une femme, les travailleurs exerçant une activité non structurée à domicile, sont une priorité.
  10. Il faut s'opposer fermement à toute utilisation des produits alimentaires comme arme politique, par exemple aux blocus alimentaires contre les pays et les communautés.
  11. Les gouvernements doivent favoriser l'échange d'informations entre les populations en situation d'insécurité alimentaire, notamment celles qui pratiquent l'agriculture. Connaître le niveau et la position des stocks alimentaires et installer des systèmes d'alerte rapide créés et gérés par les populations locales, comportant notamment l'établissement d'une carte des risques, sont quelques-unes des mesures préventives à prendre pour renforcer la capacité opérationnelle en cas de catastrophes.
  12. La FAO et les gouvernements doivent encourager et appliquer effectivement la conversion de créances en interventions de remise en état, en collaboration avec les organisations populaires et les coopératives.
  13. Enfin, les effets négatifs des catastrophes sont liés à la vulnérabilité croissante des communautés face à des situations d'insécurité alimentaire. L'instauration d'une sécurité alimentaire fiable ne peut passer qu'à travers l'avancement des populations par rapport aux conditions actuelles de pauvreté et la mise en place de mesures préventives efficaces.

6.4 Pistes durables pour la sécurité alimentaire

  1. La globalisation de l'agriculture, comme celle de l'économie et de l'industrie, a sapé la base biologique de l'agriculture. La globalisation a également gravement compromis la situation des petits exploitants, en les exposant aux fluctuations des prix et autres facteurs de fébrilité, déterminées par des mécanismes qui échappent à leur contrôle.
  2. La globalisation a poussé l'industrialisation de l'agriculture et de l'aquaculture, donnant lieu à une agriculture à grande échelle de type industriel et déterminant une utilisation sans discernement de pesticides et d'engrais synthétiques et autres produits chimiques. Ces pratiques ont eu des conséquences pour la santé, contaminé et altéré les aliments, pollué l'air et l'eau, réduit la biodiversité et épuisé la fertilité des sols.
  3. La globalisation a accru les pressions pour enclencher une deuxième Révolution verte basée sur la biotechnologie, avec cette même inconscience et insouciance des conséquences sociales et écologiques qui avaient accompagné la première Révolution verte.
  4. Il est temps de réintégrer la production agricole dans l'écologie locale. Il est temps d'abandonner les impasses technologiques comme la Révolution verte. Il est temps que l'agriculture repasse sous le contrôle des communautés locales.
  5. En vue de ces objectifs généraux, nous proposons les principes et recommandations suivants pour une production durable.
  6. Premièrement, s'il est vrai que les mécanismes du marché jouent une importante fonction économique, la loi effrénée du marché détermine la dissolution des communautés et favorise la croissance dans l'inéquité sociale et la dévastation de l'environnement. Il faut au contraire que le marché et l'économie soient à nouveau placés sous le contrôle des communautés.
  7. Deuxièmement, c'est sur la notion d'agriculture durable et de systèmes d'aide à l'agriculture que doit reposer l'idée d'un accès à la nourriture garanti à tous, et en particulier aux groupes vulnérables.
  8. Troisièmement, il s'agit de réviser le concept même de sécurité alimentaire, en partant de la conception même. De surcroît, l'allaitement maternel étant fondamental pour la sécurité alimentaire des nourrissons de moins de six mois, il faut que les communautés et les gouvernements s'efforcent de rétablir et d'encourager cette pratique.
  9. Quatrièmement, il est important de considérer le concept de sécurité alimentaire dans sa globalité. Le modèle de consommation actuel est absolument insoutenable et parfaitement malsain. La consommation excessive des nations industrialisées et des élites locales perpétue et accentue les disparités entre le Nord et le Sud, aussi est-il nécessaire de modifier profondément les modèles de consommation et les modes de vie urbains et ruraux en vue d'une répartition équitable.
  10. Cinquièmement, une attention particulière doit être accordée aux facteurs culturels qui sapent les programmes de sécurité alimentaire, comme la tendance actuelle des publicités qui vantent des produits associés à un mode de vie occidental partagé par les élites locales, dont l'expansion sert les intérêts des multinationales. Il s'agit plutôt de prendre des mesures positives pour promouvoir le point de vue des exploitants dans les médias, à travers la diffusion de modèles de consommation traditionnels non basés sur l'avidité et l'accumulation.
  11. Sixièmement, il est important de trouver un équilibre sans danger pour l'environnement entre les besoins des communautés urbaines consommatrices et ceux des communautés agricoles productrices. Il s'agit notamment de prévoir des contrôles stricts sur l'utilisation des terres afin d'éviter que des terres bonnes pour l'agriculture ne soient expropriées pour faire place à des projets immobiliers et autres.
  12. Septièmement, il faut que les coûts de protection de l'environnement associés à la production agricole soient internalisés, non seulement pour décourager les atteintes à l'environnement, mais aussi pour éliminer l'avantage injuste dont bénéficient les plus grands producteurs locaux et étrangers en termes de subventions écologiques, par exemple une eau à bon marché fournie par l'Etat.
  13. Pour conclure, nous recommandons une révision radicale des documents de la FAO, afin qu'ils reflètent les problèmes et principes susmentionnés.

6.5 Commerce et investissements

  1. A propos de la relation entre sécurité alimentaire et libéralisation des échanges et des investissements, nous devons commencer par dire que le commerce international ne joue pas un rôle capital dans la sécurité alimentaire. Nous devons également nous opposer aux priorités inversées des organisations internationales pour lesquelles la sécurité alimentaire doit être évaluée en fonction de sa contribution à la libéralisation des échanges et des investissements. Pour nous, c'est au contraire la politique commerciale qui doit être jugée selon qu'elle favorise ou non la sécurité alimentaire.

    Commerce

  2. En matière de sécurité alimentaire et de commerce, le paradigme que nous défendons repose sur les principes suivants:
  3. Parmi les mesures immédiates à prendre pour compenser l'impact négatif des politiques de libéralisation des échanges, nous recommandons de bloquer toute ultérieure libéralisation agricole tant que l'impact de l'Accord du GATT relatif à l'agriculture n'aura pas fait l'objet d'une étude approfondie et que l'Accord n'aura pas été renégocié sur la base des conclusions de ladite étude.
  4. Nous souhaitons en outre que les opérations de compensation soient considérées comme un modèle pour la distribution des produits alimentaires de base entre pays voisins, même si nous confirmons notre préférence pour la constitution de réserves alimentaires au niveau des communautés. Nous proposons d'évaluer la nécessité de renforcer les réserves alimentaires régionales.

    Investissements

  5. Pour ce qui concerne les investissements, nationaux et étrangers, nous recommandons à la FAO d'adopter un Code de conduite pour les investissements agricoles afin que ceux-ci assurent au maximum l'innocuité des produits alimentaires et réduisent l'impact écologique; cela suppose un processus rigoureux d'évaluation de l'impact sur l'environnement axé sur des audits d'environnement périodiques.
  6. Les investissements publics dans le secteur de l'agriculture, y compris ceux des organismes d'aide internationaux, devraient avoir pour but de renforcer la viabilité des petits producteurs et des systèmes agricoles, notamment en finançant une réforme agraire et une répartition des ressources favorisant les petits exploitants, les pêcheurs, les femmes et les communautés locales. Les investissements publics ne devraient pas être utilisés pour subventionner les activités des entreprises privées.
  7. Les investissements dans les systèmes de distribution publics devraient être poursuivis afin de resserrer les liens entre les réserves alimentaires et les consommateurs. Il conviendrait toutefois de modifier les systèmes de distribution publics pour éviter toute ingérence politique.
  8. Les investissements dans le domaine de la recherche et du développement devraient apporter un appui aux petits systèmes agricoles et non pas favoriser l'emprise des multinationales sur l'agriculture. Ces investissements devraient soutenir une recherche garantissant un partenariat à part égale entre exploitants et scientifiques.

    Mesures immédiates

  9. Des mesures immédiates doivent être prises pour éviter une ultérieure dégradation de la sécurité alimentaire. C'est ainsi que nous insistons pour que les gouvernements de la région Asie-Pacifique s'opposent fermement aux programmes de libéralisation inconsidérés et contraignants que proposent certains gouvernements au sein de la Coopération économique Asie-Pacifique (CEAP).
  10. Nous demandons de stopper les initiatives commerciales unilatérales et coercitives prises par certains gouvernements puissants pour compromettre la sécurité alimentaire des pays plus vulnérables.
  11. Nous souhaitons également faire part de notre inquiétude face à l'accueil favorable que la FAO réserve à la politique de libéralisation inconsidérée des échanges promue par l'Organisation mondiale du commerce, qui sape progressivement les opinions progressistes de l'Organisation en matière de sécurité alimentaire. Nous mettons la FAO en garde contre un tel risque de colonisation. Nous lui recommandons d'écouter au contraire les voix qui s'élèvent, avec de plus en plus d'insistance, du côté des pauvres et des marginaux.
  12. Bien que nous émettions des critiques à l'égard des documents de la FAO et de bon nombre de ses pratiques, nous, les ONG, apprécions que l'Organisation ait voulu consulter la communauté des ONG et les organisations populaires dans le cadre de la préparation du Sommet mondial de l'alimentation. Nous demandons à la FAO de s'unir aux pauvres, aux communautés marginalisées d'agriculteurs et de pêcheurs et aux populations forestières, pour exprimer sa confiance en la possibilité d'un changement. Avec un tel partenariat, nous pouvons transformer un événement comme le Sommet mondial de l'alimentation, qui s'apprêtait à légitimer l'assujettissement des campagnes et l'anéantissement de la sécurité alimentaire de la part des entreprises, en une occasion historique de renverser la tendance à l'érosion de la sécurité alimentaire et à la dégradation de l'agriculture.

Appendice 1

CONSULTATION REGIONALE DES ONG POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUE
SUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

Bangkok, Thaïlande, 29-30 avril 1996

ORDRE DU JOUR

Dimanche 28 avril
7 h 30Réunion du Comité directeur
Lundi 29 avril 1996
8 heuresEnregistrement
8 h 30Séance d'ouverture

Discours de bienvenue
Discours d'ouverture
Présentation des participants
9 heuresPrésentation générale du SMA (séance plénière)
9 h 45Objectifs et déroulement de la Consultation
10 heuresPause
10 h 30 Débat: La sécurité alimentaire dans la région Asie-Pacifique
(Situation et défis)
Séance plénière
12 heuresDéjeuner
14 heures Groupes de travail:

1. Rôle de la société civile, participation populaire et égalité des chances pour les deux sexes
2. Dévolution accrue de pouvoirs à travers l'accès aux ressources
3. Crises alimentaires/planification préalable
4. Pistes durables pour la sécurité alimentaire
5. Commerce et investissements

18 heuresCocktail/Réception
19 heuresRéunion du Comité directeur et du Comité de rédaction
Mardi 30 avril 1996
8 h 30Reprise des Groupes de travail
11 h 30Présentation des résultats des Groupes de travail
12 h 30Déjeuner
Réunions préliminaires
Réunion du Comité de rédaction
15 h 30Déclaration de synthèse des ONG
Comité de rédaction
Séance plénière
17 heuresDiscours de clôture


Appendice 2

CONSULTATION REGIONALE DES ONG POUR L'ASIE ET LE PACIFIQUE
SUR LE SOMMET MONDIAL DE L'ALIMENTATION

Bangkok, Thaïlande, 29-30 avril 1996

LISTE DES PARTICIPANTS


Mr. Richard Forsythe
Australian Council for Overseas Aid (ACFOA)
1, Vision Drive, Burwood East, Melbourne
AUSTRALIA
Tel: (613) 9287 2429
Fax: (613) 9287 2377
E-Mail: Richard-Forsythe@wvi.org

Ms. Rasheda Khatoon Choudhury
Director
Association of Development Agencies in Bangladesh (ADAB)
House No. 1/3 Block F, Lalmatia, Dhaka 1207
Bangladesh
Tel: (880-2) 812353
Fax: (880-2) 813095

Dr. Somporn Hanpongpandh
Director
Centre on Integrated Rural Development for Asia and the Pacific (CIRDAP)
Chameli House, 17 Topkhana Road
GPO Box 2883, Dhaka 1000, Bangladesh
Tel: (880-2) 864624
Fax: (880-2) 833321

Mr. Ros Kosal
Documentation Coordinator/Food Security Research Team
Cambodia Development Resource Institute (CDRI)
P.O. Box 622, Phnom Penh 1, Cambodia
or
Tuol Kork 315/56 Phnom Penh, Cambodia
Tel.: (855)23 426103/366094
Fax: (855)23 426103/366094

Mr. Lot S. Miranda
Director
Swiss Interchurch Aid (HEKS) Cambodia
P.O. Box 445, Phnom Penh, Cambodia
House No. 7, Street 334
Boengkengkang, Chamcarmon, Phnon Penh, Cambodia
Tel: (855-23) 362476, (855-17) 200284
Fax: (855-23) 362476
E-Mail: HEKS@FORUM.ORG.KH

Mr. Sil Vineth
President
Socio-Economic Development Organization of Cambodia (SEDOC)
P.O. Box 472, 721, Group 35, Teuk Loak I, Phnom Penh, Cambodia
Tel: (855-15) 916509 or (855-23) 722379
Fax: (855-23) 722379
E-Mail: Sedoc@pactok-peg.apc-org

Mr. Peter Akihiko Yawata
Executive Secretary, Urban Rural Mission (CCA-URM)
Christian Conference of Asia _
96 2nd District, Pak Tin Village
Mei Tin Road, Shatin, New Territory, Hongkong
Tel: (852) 2697 1917
Fax: (852) 2697 3805
E-Mail: CCA-URM@hk.supa.net

Mr. M.V. Rajasekharan
Executive Trustee and Coordinator
Asian Institute for Rural Development (AIRD)
7-A Ratnavilasa Road, Basavanagudi, Bangalore 560004, India
Telefax: (91-80) 6604091 (office), 6611859 (Resident)

Dr. Manorama Bawa
Secretary General
All India Women’s Conference (AIWC)
6, Bhagwan DAS Road
New Delhi 110017, India
Tel: (91-11) 33ll65, 3389680
Fax: (91-11) 3384092

Mr. P.M. Tripathi
President
Association of Voluntary Agencies for Rural Development (AVARD)
5 (FF) Institutional Area
Deen Dayal Upadhyay Marg, New Delhi 110002, India
Tel: (91-11) 3236782, 3234690, 3235160
Fax: (91-11) 3232501

Mr. K.S. Gopal
Director
Centre for Environment Concerns (CEC)
3-4-526/40 Naryanguda, Hyderabad _ 500 027, India
Tel: (91-40) 664959

Mr. Mihir R. Bhatt
Director, Disaster Mitigation Institute
Disaster Mitigation Institute (DMI)
25, Vasuwdhara Colony
Gulbai Tekra, Ahmedabad _ 380 006, India
Tel: (91-79) 6568421
Fax: (91-79) 6420056

Mr. Pradeep Chaturvedi
Secretary-General
Indian Association for the Advancement of Science (IAAS)
D II/55 Kaka Nagar, New Delhi 110003, India
Tel: (91-11) 4697301
Fax: (91-11) 4697301

Dr. Vandana Shiva
Director
Research Foundation for Science Technology
and Natural Resource Policy (RFSTNRP)
A-60 Hauz Khas, New Delhi 110016, India
Tel: (91-11) 6968077
Fax: (91-11) 6856795

Mr. Soetrisno Kusomohadi
Vice Chairman
Sekretariat Bina Desa
Jl. Saleh Abud No. 18-19
Otista, Jakarta Timor, Indonesia
Tel: (62-21) 8500052, 8199749
Fax: (62-21) 8500052

Ms. Sulastri Suntopo
Engineer
Standing Committee of Environment
Kongres Wanita Indonesia (KOWANI)
Jalan Kalibata Utara No. 100 Pancoran, Jakarta Selatan 12740, Indonesia
Tel: 3l52785, 3152787
Fax: 62-21 3152784

Ms. Sri K. Supomo
Vice Secretary-General of Indonesian Farmers’ Association
Member of KOWANI Standing Committee of International Relation
Jl. Pondok Jaya III/l0, Jakarta 12720, Indonesia
Tel: 62-21 7996759
Fax: 62-21-7996759

Mr. Riza V.T.
Pan Indonesia
Jl. Persada Raya No. 1
Mentery Dalam, Jakarta 12870, Indonesia
Tel: 62-21 829-6845

Mr. Hirokazu Ikeda
Global Ceral Fortification Initiative
Ajinomoto Building
1-15-1, Kyobashi, Chuo-ku, Tokyo, Japan
Tel.: 8103 5250 8140
Fax: 8103 5250 8270

Mr. M. Yamamoto
Global Ceral Fortification Initiative
Ajinomoto Building
1-15-1, Kyobashi, Chuo-ku, Tokyo, Japan
Tel.: 8103 3282-0047
Fax: 8103 5250 8270

Mr. Yoshimitsu Taniguchi
Food Action 21, Japan Green Coalition
c/o Akita Prefectural College of Agriculture
010-04 Ogata-mura, Akita , Japan
Tel: (81-185) 452026
Fax: (81-185) 452377

Dr. Toshihiro Takami
Senior Adviser
Japanese NGO Center for International Cooperation (JANIC)
5th Floor, Saito Building
2-9-1 Kanda Nishiki-cho, Chiyoda-ku, Tokyo101, Japan
Tel: (81-3) 32945370
Fax: (81-3) 32945398

Mr. Hiroshi Kohno
Managing Director
JA ZENCHU- Central Union of Agricultural Cooperatives (JAZENCHU)
81-3, 1-chome, Otemachi 1-Chome
Ohte-Machi, Chiyoda-ku, Tokyo 100, Japan
Tel: (81-3) 3245 7550
Fax: (81-3) 5225 7357
E-mail: zenchu@st.rim.or.jp

Mr. Hiromi Katsumata
Manager, Agricultural Policy Department
JAZENCHU
8-3, l-chome, Otemachi, Chiyodaku, Tokyo, Japan
Tel.: 81-3 3245-7550
Fax: 81-3 5255-7357

Mr. Kenki Maeda
Assistant Section Chief, Agricultural Policy Department
JAZENCHU
8-3, l-Chome, Otemachi, Chiyodaku, Tokyo 100, Japan
Tel.: 81-3 3245-7550
Fax: 81-3 5255-7357
E-Mail: zenchu@st.rim.or.jp

Mr. Yukari Harada
Interpreter
JAZENCHU
4-12-7-610, Nakameguro, Meguro-ku, Tokyo, Japan
Tel: 03-3434-2500
Fax: 03-3434-2525

Mr. Nana Oyamada
Interpreter
JAZENCHU
25 Sagiyama, Naka-ku, Yokohama, Japan
Tel: 81-45 252-9534
Fax: 81-45 251-7338

Mr. Hiromu Nakamura
Secretary General
National Chamber of Agriculture (NCA)
Sanshi-Kaikan Building
1-9-4, Yuraku-cho, Chiyoda-ku, Tokyo 100, Japan
Tel: (81-03) 3214-6621
Fax: (81-03) 3214-5865

Ms. Dessa Quesada
International Section
Rural Urban Alternatives PP21 (RUA-PP21)
Suzuki Building, 5F, Nishi-Waseda 2-15-7
Shinjuku-ku, Tokyo 169, Japan
Tel: (81-3) 52738860
Fax: (81-3) 52738667
E-Mail: RUA@TWICS.COM

Mr. Shil-Kwan Lee
General Manager, International Cooperation Office
National Agricultural Cooperative Federation (NACF)
75-1 Ka, Choongjung-Ro, Jung-Ku, Seoul, Korea
Tel: (82-2) 397 528l
Fax: (82-2) 397 5290

Mr. Khamlouang Keoka
Deputy of Field Representative of CAA
Community Aid Abroad (CAA)
P.O. Box 2927, Vientiane, Lao PDR
Tel: 313266 (Office), 314320 (Home)
Fax: 313979

Mr. Bong Munsayaphom
Assistant Cooedinator
OXFAM Belgium
P.O. Box 47223, Vientiane, Lao PDR
Tel: 312838
Fax: 313979

Mr. Hoy Phomvisouk
Rural Development Committee
Ministry of Agriculture and Forestry (MAF)

Mr. Mainus Sultan
Co-Field Director
QSL (Quaker Service Laos)/American Friends Service Committee
B.P. 1118¸ Vientiane, Lao PDR
Tel: (856-21) 312510¬ 314370
Fax: (856-21) 314370

Ms. Soumontha Yutstham
Senior Project Officer
QSL (Quaker Service Laos)
Tel: (856-21) 312510
Fax: (856-21) 314730

Mr. Gurmit Singh
Executive Director
Centre for Environment, Technology and Development (CETD)
P.O. Box 382, Petaling Jaya 46740, Malaysia
Tel: (60-3) 7257767
Fax: (60-3) 7754039
E-Mail: cetdem@po.jaring.my

Mr. Joe Selvaretnam
Consumers International-Regional Office for Asia and Pacific (CIROAP)
and Federation of Malaysian Consumer Associations (FOMCA
250A Jalan Air Itam
l0460 Penang
Malaysia
Tel: (60-4) 2291396
Fax: (60-4) 2286506

Ms. Zaharah Alatas
Editor “Newsvision” Resource Person
FOMCA/NNRC (National NGO Resource Center)
No. 8 Jalan SS1/22A, Petaling Jay 47300, Selangor, Malaysia
Tel: (60-3) 7774741
Fax (60-3) 7771076

Ms. Sarojeni Rengam
Executive Director
Pesticide Action Network, PAN Asia-Pacific (PAN-AP)
P.O. Box 1170, Penang 10850, Malaysia
Tel: (60-4) 6570271/604-6560381
Fax: (60-4) 6577445
E-Mail: PANAP@GED2.POPTEL.ORG.UK

Ms. Susan Siew
Media and Communications Coordinator
WABA, P.O. Box 1200, Penang 10850, Malaysia
Tel: 604-6584816
Fax: 604-6572655
E-Mail: secr@waba.po.my
Ms. Baljinnyam Damdiny
Adviser
Mongolian Women's Federation (MWF)
Chingis Av., Ulaanbaatar-46, 210646 Mongolia
Tel: (976-1) 328336, 326579
Fax: (976-1) 327723, 358601

Mr. Arjun Kumar Karki
Secretary-General, NGO Federation of Nepal (NFN) and
Executive Director, Rural Reconstruction Nepal (RRN)
P.O. Box 8130 Lazimpat, Kathmandu, Nepal
Tel: (977-1) 415418, 422l53
Fax: (977-1) 418296
E-Mail: RRN@RRNPc.mos.com.nP

Mr. George Porter
Director
Pacific Institute of Resource Management, Inc. (PIRM)
P.O. Box 12 125, Wellington, New Zealand
Tel: (64-4) 4738312
Fax: (64-4) 4726374
E-Mail: pirm et ceres cpc org nz

Dr. M. Sadiq Malik
Executive President-Rural Development Foundation of Pakistan
RDF Centre, P.O. Box 1170
Islamabad, Pakistan
Tel: (92-51) 858972¬ 260373
Fax: (92-51) 261386

Ms. Lorena Canja-Navallasca
Chairperson, Antique Federation of NGOs (AFON)
PARRDS
262-l5th Avenue, Cubao, Quezon City
Or AFON Bagumbayan, San Jose, Antique
Tel: 912-4005

Mr. Romulo J. de la Rosa
Research Director
Alternative Forum for Research in Mindanao, Inc. (AFRIM)
Door 3, 2nd Floor, AALA Building
Mac Arthur Highway corner Camia Street, Matina
Davao City, Philippines
Telefax: (63-82) 63932
E-Mail: BILLY@INFO.PHIL.GN..APC.ORG

Mr. Antonio B. Quizon
Executive Director
Asian NGO Coalition for Agrarian Reform
and Rural Development (ANGOC)
14-A, Eleventh Jamboree Street
Barangay Sacred Heart, Kamuning, Quezon City, Philippines
Tel: (63-2) 993315, 973019
Fax: (63-2) 9215122

Mr. Leonardo Montemayor
Secretary-General, Federation of Free Farmers (FFF) and
Vice-Chairman, Standing Committee for Agriculture in Developing Countries, International Federation of Agricultural Producers
41 Highland Drive, Blueridge
Quezon City, Metro Manila , Philippines
Tel: (63-2) 786716
Fax: (63-2) 7224783

Mr. J.F. Gonsalves
Vice-President (Program )
International Institute of Rural Reconstruction (IIRR)
Silang, Cavite, Philippines
Tel: (63-69) 4020891 or (63-96) 9451
Fax: (63-2) 5222494
E-Mail: iirr@phil/.gn..apc.org

Ms. Nancy Pearson Arcellana
Research Officer
ISIS_International-Manila
No. 66 Scout Delgado, Barangay Laging Handa
Kamuning District, Quezon City, Metro Manila, Philippines
Tel: (63-2) 9241065, 967297
Fax: (63-2) 9241065
E-Mail: ISIS@phil.gn.apc.org

Ms. Rosalinda Mendoza
Administrative Associate
ISIS-International
No. 66 Scant Delgado St. Barangong Laging
Handa, Kamuning, Quezon City 1103,-Manila, Philippines
Tel: (632) 9241065, 967297, 411-l526, 411-l527
Fax: (632) 924l065
E-Mail: ISISCPhil.gn.apc.or

Mr. Francisco J. Lara, Jr.
Executive Director
Management and Organizational Development for Empowerment (MODE)
Rm. 1102, Goldloop Towers, Amber Avenue
Ortigas Center, Pasig, Metro Manila, Philippines
Tel: (63-2) 6338589
Fax: (63-2) 6335191

Ms. Jocelyn Cajiuat
Program Coordinator, Policy Advocacy and Research
MODE Inc.
Unit 1102 Goldloop Towers
Amber Avenue, Ortigas Center, PAS16 CITN, Philippines
Tel: (0632) 633-8589/633-5196
Fax: (0632) 633-5191

Mr. Carmelo “Bong” Arreza
Legislative Consultant
MODE, Inc.
1102 Goldloop Towers, Amber Avenue, Pasig City, Philippines
Tel: 6338589
Fax: 6335191

Ms. Francisca C. Bawayan
Contact Person, Philippine Secretariat
SEA NGDO Liaison Committee on Food Security
c/o MODE, Inc. Rm. ll02 Goldloop Topwers, Amber Avenue
Goldloop Center, Ortigas Center, Pasiz City, Philippines
Tel: (632) 6360240/6360-261/6338589
Fax: (632) 6335191

Mr. Rafael V Mariano
KPM National Chairperson
Peasant Movement of the Philippines (KMP)
18, Alley 1, Road G, Project 6
Quezon City, Metro Manila, Philippines
Tel: (63-2) 9267449
Fax: (63-2) 9264474

Ms. Lualhati S. Roque
Coordinator, International Affairs Department, KMP
18 Alley l, Road 6, Project. 6, Quezon city, Philippines
Tel: (632) 926-7449
Fax: (632) 926-7449

Mr. Gerardo D. Liangco
Program Coordinator
Project Development Institute (PDI)
3B Mayumi Street, UP Village
Diliman, Quezon City, Metro Manila, Philippines
Tel: (63-2) 928881, 9210755
Fax: (63-2) 9288810
Fr. Antonio Francisco Lucas
Chairman-PHILDHRRA
Philippine Partnership for the Development of Human Resources in Rural Areas
59 C. Salvador Street, Loyol-Heights Q.C., Philippines
Tel: (632) 987538/798438/99-33-15
Fax: (632) 921-51-22

Mr. Raul Socrates C. Banzuela
Deputy Executive Director
Philippine Partnership for the Development of Human Resources in Rural Areas (PhilDHRRA)
59 C. Salvador St. Loyola Hts. QC, PhilippinesTel: 987538
Fax: 987538

Mr. Isagani R. Serrano
Vice President
Philippine Rural Reconstruction Movement (PRRM)
P.O. Box 10470, Broadway Centrum
Quezon City 1112, Metro Manila, Philippines
Tel: (63-2) 985563
Fax: (63-2) 997919
E-Mail: prrm@mnl.sequel.net

Mr. Rene Salazar
Coordinator
South East Asia Regional Institute for Community Education (SEARICE)
83 Madasalin Street
Sikatuna Village, Quezon City, Philippines
Tel: (63-2) 9217453, 9247544
Fax: (63-2) 9215453 or 9224310

Dr. Anselmo Mercado
Director
South East Asia Rural Social Leadership Institute (SEARSOLIN)
Xavier University
P.O. Box 89, Cagayan de Oro City, Philippines
Tel: (63-8822) 722994, 724096
Fax: (63-8822) 722994
E-Mail: Searsolin@xu.Edu.Ph.

Ms. Rachel V. Polestico
Director
Appropriate Technology Center
SEARSOLIN, P.O. Box 89
9000 Cagayan Deoro City, Philippines
Tel: (63-8822) 724096
Fax: (63-8822) 722994

Mr. Sarath Fernando
Co-Secretary
Movement for National Land and Agricultural Reform (MONLAR)
14, Eliot Place, Colombo-8, Sri Lanka
Tel: 0l/698146, 037/22852
Fax: 01/698l46, 037/22852

Mr. Sumethe Pansomlong
Alternative Agriculture Network (AAN)
107/59 Rimklongsomthavin Road, Muang District, Mahasarakarm, Thailand
Tel: 043-742224

Mr. Boonthan T. Verawongse
Acting Coordinator
Asian Cultural Forum on Development (ACFOD)
P.O. Box, Bungthonglang
494 (27/225) Lardprao 101 Road, Soi 11, Klongchan
Bangkapi, Bangkok 10240, Thailand
Tel: (66-2) 3779357, 3702701
Fax: (66-2) 3740464, 3701202
E-Mail: boontham@mozart.inet.co.th

Mr. Shiv Khare
Executive Director
Asian Forum of Parliamentarians on Population & Development (AFPPD)
The Nuerological Foundation Building
Sala Pamnak, 312 Rajavithi Road
Phyathai, Bangkok 10400, Thailand
Tel: (66-2) 2486726-27
Fax: (66-2) 2468827
E-Mail: Skhare @ mozart.inet.co.th

Mr. Jason Jones
Programme Associate
Asian Forum of Parliamentarians on Population & Development (AFPPD)
The Nuerological Foundation Building
Sala Pamnak, 312 Rajavithi Road
Phyathai, Bangkok 10400, Thailand
Tel: (66-2) 2486726-27
Fax: (66-2) 2468827
E-Mail: Skhare @ mozart.inet.co.th
AFPPD

Rev. Paiboon Chareonsap
President
Asia Secretariat for the Development of Human Resources in Rural Areas (ASIA DHRRA)
P.O. Box 213, Chiangmai 50000, Thailand
Tel: (66-53) 495525 or 271537
Fax: (66-53) 495525 or 271537

Mr. Carmencita G. Velasco
Foreign Section Officer
CCPN
211/2 Soi Thanakarn Akarnsongkro 3
Ngamwongwan Road, Nonthaburi 1100, Thailand
Tel: 9525060-62
Fax: 9525061
E-Mail: Oisas@Chula

Mr. Anan Sangtherapitikul
Assistant Professor
Faculty of Economics, Chulalongkorn University (CU)
Bangkok, Thailand
Tel: 2121591

Mr. Walden Bello
Co-Director
Focus on the Global South (FOCUS)
c/o CUSRI, Chulalongkorn University, Phyathai Road, Bangkok 10330, Thailand
Tel: (66-2) 2187363, 2187364, 2187365
Fax: (66-2) 2559976
E-Mail: focus@ksc9.th.com

Mr. Kamal Malhotra
Co-Director
Focus on the Global South (FOCUS)
c/o CUSRI, Chulalongkorn University, Phyathai Road, Bangkok 10330, Thailand
Tel: (66-2) 2187363, 2187364, 2187365
Fax: (66-2) 2559976
E-Mail: focus@ksc9.th.com

Ms. Shea Cunningham
Research Associate
Focus on the Global South (FOCUS)
c/o CUSRI, Chulalongkorn University, Phyathai Road, Bangkok 10330, Thailand
Tel: (66-2) 2187363, 2187364, 2187365
Fax: (66-2) 2559976
E-Mail: focus@ksc9.th.com

Mr. Sommart Prapertchob
Member of the Executive Committee of the Food Processing Industry Club
The Federation of Thai Industries (FTI)
Queen Sirikit National Conference Centre, Radchadabhisek Road
Klongtoey, Bangkok, Thailand
Tel: 2569125 Ext. 116 or 125
Fax: 2569l56

Ms. Tuula Korhonen
Deputy Managing Director
Kermira Thai Co., Ltd.
l80-l84 Rajwong Road, Bangkok, Thailand
(Representing International Fertilizer Industry Association (IFA)
Tel: (66-2) 2263871
Fax: (66-2) 2245672

Dr. Somjai Wichaidit
International Life Sciences Institute (ILSI) - South East Asia
c/o IFRPD
50 Phahol-yothin Road
Bangkok 10903, Thailand
Tel: (662) 5790572, 5795551
Fax: (662) 5612308

Dr. Gassinee Trakoontivakorn
Food Research
Institute of Food Research and Product Development (ILSI)
Kasetsart University, Bangkhen l0900, Thailand
Tel: 5795554
Fax: 5611970
E-Mail: ifrgnt@kv.ac.th

Ms. Chuensuk Kotcharin
Coordinator, Alternative Agriculture MCD
l9/6 Soi Aree 4 ( North)
Phaholyothin Road, Phayathai, Bangkok, Thailand
Tel: 6170832, 6170834
Fax: 279 6727

Mr. Aroon Vaikam
Northeast Alternative Agriculture (NAA)
247 No. Sasetvisai, Roi-Et, Thailand
Tel: 043 589338
Fax: 043 589338

Mr. Nithi Deechutchit
Northeast Alternative Agriculture NAAN
40 Tanin Road, Changpalu district, Amphur Muang, Chiangmai, Thailand
Tel: 053-212000
Fax: 053-212000

Mr. Ruangdej Jommuang
Northern Thailand Alternative Agricultural Network (NAAN)
94/5 Soi Arunyawas, Tambol Naimuang, Muang District, Nan 55000, Thailand
Tel: (054) 772530
Fax: (054) 772530

Ms. Vipapan Panitantam
Scientific Advisor
Nestle Products (Thailand) Inc.
500 Ploenchit Road, Bangkok l0330, Thailand
Tel: 2569ll9 Ext. 681
Fax: 2569229

Mr. Chomchuan Boonrahong
Project Coordinator
Project for Development Alternative Agriculture
Producers-Consumers Network in Upper Northern Thailand (PDAAP)
Block 25-27 Kamtieng Market, Tambol Changmoi, Muang Chiang Mai, Thailand 50300
Telefax: (66-53) 412215

Ms. Sanyaluk Yamvibul
Nursing Researcher
PPSEAWA
604/l Moo 2, Ngamvongvan 25
Nonthaburi 1100, Thailand
Tel: 2485744, 5916777
Fax: 2485744

Dr. Tiparat Maneelert
Senior Research, RIHES
P.O. Box 80 CMU
Chiangmai University, Chiangmai, Thailand
Tel: (053) 221465 Ext. 32
Fax: (053) 221849

Dr. Tiparat Maneelert
Research Institute for Health Sciences (RIHS)
Chiang Mai University
P.O. Box 80 CMU, Chiang Mai 50200, Thailand
Tel: (6653) 221966 ext. 53
Fax: (6653) 221849

Mr. Thirawuth Senakham
Coordinator
Rural Reconstruction Alumni and Friends Association (RRAFA)
67 Sukhumvit 55, Prakanong, Sukhumvit Road, Bangkok 10110, Thailand
Tel: (66-2) 3911771
Fax: (66-2) 3911771

Ms. Supa Yaimung
Rural Reconstruction Alumni and Friends Association (RRAFA)
67 Sukhumvit 55, Prakanong, Sukhumvit Road, Bangkok 10110, Thailand
Tel: (66-2) 3911771
Fax: (66-2) 3911771

Ms. Walaiporn Odompanith
Rural Reconstruction Alumni and Friends Association (RRAFA)
67 Sukhumvit 55, Soi Thonglor, Prakanong, Bangkok 10110, Thailand
Tel: (66-2) 3911771
Fax: (66-2) 7126442

Mr. Samart Sakawee
The Palm Sugar Occupation Development Project
South Alternative Agriculture Network (SAAN)
127/5 Moo 1 Tambol Chingko Singhannakorn District
Songkhla Province, Thailand
Tel: 074-331548
Fax: 074-331548

Mr. Douglas Lackey
Head of South East Asia and Pacific Regional Officer
Save the Children Fund (SCF-UK)
99/5 Soi Samarhan, Sukhomvit 4
Sukhumvit Road, Klong Toey, Bangkok 10100, Thailand
Tel: (66-2) 2517851, 6568114
Fax: (66-2) 2550754

Ms. Saree Aongsomwang
Coordinator/Office Manager
The Coordinating Committee for Primary Health Care of Thai NGOs (TCCPHCT)
211/2 Soi Thanakarn Akarnsongkra 3
Ngarm Wongwan Road, Nonthaburi 11000, Thailand
Tel: 9525060-2
Fax: 9525060-2

Ms. Prapaporn Sukpavarakul
The National Institution of Thai Traditional Medicine (TNITTM)
Ministry of Health, Nonthaburi 11000
Tel: 591 8268, 5906265-7
Fax: 591 8268

Mr. Daycha Siripatra
Director
Technology for Rural and Ecological Enrichment (TREE)
21 Soi 2, Nane-Kaew Road
Muang District, Suphanburi 72000, Thailand
Tel: (62-35) 521883
Fax: (62-35) 521883

Mr. Bantorn Ondam
31/l07 Sukhumvit 103, Bangkok 10260, Thailand
Tel: 3281242
Fax: 3281242

Mr. Jaime Galvez Tan
Regional Adviser -Health and Nutrition
UNICEF
19 Phra Atit Road, Bangkok 10200, Thailand
Tel: (66-2) 280-5931
Fax:

Mr. Nguyen Van Man
National Association of Vietnamese Gardeners (Vac Vina)
G2B Thanh Cong Street, Hanoi, Vietnam
Tel: (844) 345 216
Fax: (844) 835 3144

Mr. Vo Tong Xuan
Professor of Agronomy/Farming Systems; Director
University of Cantho, Mekong Delta Farming
Systems R&D Institute, Cantho
6 Phan Van Tri, Cantho, Vietnam
Tel: (84-71) 830040
Fax: (84-71) 831270
E-Mail: V.Xuan@cgnet.com

Dr. A.Z.M. Obaidullah Khan
Assistant Director-General and Regional Representative for Asia and the Pacific
FAO Regional Office for Asia and the Pacific (FAO-RAP)
Maliwan Mansion, 31 Phra Atit Road, Bangkok 10200, Thailand
Tel: (66-2) 2817844
Fax: (66-2) 2800445

Mr. T.C. Ti
Regional Economist
Food Security and Food Marketing
FAO-RAP

Dr. D. B. Antiporta
Chief, RAPP
FAO/RAP

Mr. E. Mueller
Senior Food Security Officer
FAO/RAP

Dr. B.K. Nandi
Regional Food and Nutrition Officer
FAO/RAP

Dr. S. Syed
Economist
Policy Assistance Group
FAO/RAP

Ms. M. Porton
Associate Professional Officer
FAO/RAP

Mr. Choi Hyung-Kyu
Associate Professional Officer
Food Security and Food Marketing
FAO/RAP

Ms. B. Colding
Associate Professional Officer
Rural Finance/Agricultural Banking
FAO/RAP

Ms. Kamla Bhasin
Coordinator, FAO/NGO South Asia Programme
Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO)
55 Max Mueller Marg, New Delhi 110001, India
Tel: (91-11) 4628877, 4693060
Fax: (91-11) 4620115
E-Mail: FAO-IND@CGNET.COM

FAO-Rome

Ms. Maria Grazia Quieti
Programme Officer
World Food Summit Secretariat
Food and Agriculture Organization of the United Nations
Viale delle Terme di Caracalla, 00l00 Rome, Italy
Tel: (6) 52251 Ext. 54838
Fax: (6) 52253152

FAO-RAP Secretariat

Mr. D. de Vleeschauwer
Regional Information Officer
FAO/RAP

Ms. Cora Uy
Special Assistant
FAO/RAP

Ms. Apinya Petcharat
Information Assistant
FAO/RAP
Ms. Arunee Tanyagate
Secretary
FAO/RAP

Mr. Vinai Chittichant
Secretary
FAO/RAP

Ms. Bongkoch Prasannakarn
Secretary
FAO/RAP

ANGOC Secretariat

Mr. Roel R. Ravanera
Programme Manager
Asian NGO Coalition for Agrarian Reform and Rural Development (ANGOC)
l4-A, Eleventh Jamboree Street
Barangay Sacred Heart, Kamuning Quezon City, Philippines
Tel: (63-2) 993315, 9730l9
Fax: (63-2) 9215l22

Mr. Nathaniel Don E. Marquez
Project Officer
ANGOC