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Journée mondiale de l'alimentation, 16 octobre 2016

JMA 2016 en République centrafricaine

Central African Republic - 16/10/2016

Le chef-lieu de la préfecture de la Lobaye située à 107 kilomètres au sud-ouest de Bangui a abrité la 36ème édition de la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation. Placée sous la présidence du chef de l’Etat centrafricain, le professeur Faustin Archange Touadéra, la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation 2016 a regroupé autour des producteurs de la Lobaye, leurs homologues des préfectures de l’Ombella-Mpoko, de la Nana-Mambéré, de la Mambéré-Kadéi, de la Sangha-Mbaéré venus exposer leurs produits agricoles, maraîchers et pastoraux. 

Après le mot de bienvenue du maire de Mbaïki, monsieur Pascal Kiki, l’Adjoint au Représentant de la FAO, monsieur Alain Constant a salué au nom du Directeur Général de la FAO, José Graziano da Silva, la présence du Président de la République et de son Gouvernement à cette cérémonie, ce qui témoigne de l’intérêt que la République centrafricaine accorde aux questions touchant à l’alimentation des populations et à l’environnement des risques de catastrophe sont au coeur de l’action de la FAO qui s’intéresse aux moyens d’existence des populations rurales afin d’augmenter leur résilience face aux risques, aux menaces et aux crises. En plus d’accroître la sécurité alimentaire, les mesures d’adaptation servent à atténuer le changement climatique en réduisant les émissions provenant de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche.

Le Ministre de l’Elevage et de la Santé animale Youssoufa Yérima Mandjo a saisi l’occasion pour informer le public sur l’élevage centrafricain, ses avantages et ses difficultés. «A l’absence de financement extérieur, les activités pastorales sont reléguées au second plan et peinent à s’afficher clairement comme une source de revenu pour le producteur et l’un des socles de la sécurité alimentaire. Nous sortons d’une crise et les moyens financiers et matériels font cruellement défaut pour entamer de grandes réformes. Nous devons conjuguer nos efforts, mobiliser le peu de ressource sur notre budget et compter avec l’appui des partenaires pour mitiger l’impact négatif du climat sur notre environnement et sur nos productions agro-pastorales» a-t-il dit.

le Ministre de l’Agriculure et du développement rural Honoré Féizouré a précisé que la célébration de la Journée Mondiale de l’Alimentation vise à attirer l’attention des décideurs politiques, des partenaires techniques et financiers , des acteurs du développement ainsi que des acteurs scientifiques sur des sujets d’actualité qui ont un impact sur la situation de l’alimentation et de la nutrition dans le monde. Par rapport au thème de l’année, il a précisé que «pour faire face à la problématique du changement climatique et assurer la transformation de l’agriculture en vue de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population, le programme de politique générale du Gouvernement définit les principales orientations des actions à mettre en oeuvre qui se résument au slogan: sortir des sentiers battus, changer de méthode et utiliser des moyens modernes».

Avant de passer à la visite des stands, le Président de la République, le professeur Faustin Archange Touadéra a exprimé sa fierté de voir la grande capacité de résilience du peuple centrafricain et sa détermination à se relever des différentes crises qui lui ont causé tant de difficultés. Pour lui, la thématique de l’année «nous interpelle tous en tant qu’acteurs de production agricole et de produits forestiers non ligneux et pastoraux à la préservation du climat, à la sauvegarde de la vie humaine et animale». il a par ailleurs déclaré que «l’échéance fixée pour atteindre l’objectif Faim Zéro est ambitieuse et passe nécessairement par la lutte contre le changement climatique. La République centrafricaine ne peut pas être à la avant d’ajouter: l’adaptation au changement climatique et la réduction marge de ce processus. Il est donc temps de nous mobiliser plus que jamais pour sortir notre pays de ce cycle d’insécurité alimentaire et de malnutrition, reflet des récents évènements dramatiques qui ont plongé notre pays dans cette situation de marasme».

Agrémentée par l’orchestre Zokéla Hity Ma Hity et des groupes de danse traditionnelle, la rencontre de Mbaïki a permis à 15 groupements agro-pastoraux de recevoir les prix du meilleur exposant composés de matériels de transformation de produits agricoles ainsi que des kits agricoles et maraîchers fournis par la FAO.