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Situation alimentaire mondiale

Indice FAO des prix des produits alimentaires

L'indice FAO des prix des produits alimentaires mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires. Il est établi à partir de la moyenne des indices de prix de cinq catégories de produits, pondérés en fonction de la part moyenne à l'exportation de chacune des catégories pour la période 2002-2004. Pour plus d'informations (dans toutes les langues), veuillez consulter le dossier spécial publié dans l’édition de novembre 2013 des Perspectives de l’alimentation. Une version plus développée de l'article, contenant plus de détails techniques est disponible uniquement en anglais.

Dates de sortie mensuelle pour 2018 : 11 janvier, 1 février, 1 mars, 5 avril, 3 mai, 7 juin, 5 juillet, 2 août, 6 septembre, 4 octobre, 1 novembre, 6 décembre.

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires a continué d’augmenter en mai

Date de parution: 07/06/2018

» L'Indice FAO des prix des produits alimentaires* s'est établi en moyenne à 176,2 points en mai 2018. Il est ainsi en hausse de 2,2 points (1,2 pour cent) par rapport au mois d'avril et atteint son plus haut niveau depuis octobre 2017. Ce sont les cours des produits laitiers, qui ont continué de monter en flèche, qui expliquent l’augmentation de l’indice en mai; les cours des céréales ont eux aussi augmenté, mais à un rythme moins soutenu. En revanche, la tendance à la baisse sur les marchés de l’huile végétale et du sucre s’est poursuivie et les prix de la viande ont peu évolué.

» L’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 172,9 points en mai, soit une hausse de 4,1 points (2,4 pour cent) par rapport à avril. L’indice est à la hausse depuis le début de l’année: en mai, il était de près de 17 pour cent supérieur à sa valeur à la même période l’année dernière et était à son plus haut depuis janvier 2015. Les cours internationaux des principales céréales se sont considérablement renforcés ces derniers mois, et le raffermissement des cours du blé observé en mai s’explique en grande partie par des perspectives de production préoccupantes dans plusieurs grands pays exportateurs. Les cours internationaux des principales céréales secondaires ont également augmenté, essentiellement en raison de moins bonnes perspectives de production en Argentine et au Brésil. Le volume appréciable des achats effectués en Asie du Sud-Est ont soutenu les cours internationaux du riz en mai, malgré la dépréciation de la monnaie de certains grands pays exportateurs et la faiblesse de la demande de riz aromatique et de riz étuvé.

» La valeur moyenne de l’Indice FAO des prix des huiles végétales s'est établie à 150,6 points en mai, soit une baisse de 4 points (2,6 pour cent) en glissement mensuel, ce qui représente le quatrième mois consécutif de baisse et correspond au point le plus bas depuis 27 mois. Ce fléchissement est principalement imputable à l’affaiblissement des cours des huiles de palme, de soja et de tournesol; même si les cours de l’huile de colza ont rebondi par rapport à leur niveau d’avril, qui était au plus bas depuis plusieurs mois. Dans le cas de l’huile de palme, en dépit des perspectives de ralentissement de la production en Asie du Sud-Est, les cours internationaux ont reculé sous l’effet d'une demande mondiale d'importations atone et de stocks plus importants que l’année dernière. En ce qui concerne l’huile de soja, l’abondance de l’offre et l’importance des stocks d’huile issus de la production de farine a continué de peser sur les cours mondiaux. L’augmentation des cours de l’huile de colza s’explique principalement par les préoccupations soulevées par les conditions météorologiques défavorables qui pèseront sur la campagne agricole 2018-2019 dans certaines régions d’Europe.

» L'Indice FAO des prix des produits laitiers affichait en moyenne 215,2 points en mai, soit une hausse de 11 points (5,5 pour cent) par rapport au mois précédent, ce qui représente le quatrième mois consécutif de hausse. Il se situe ainsi 11,5 pour cent au-dessus de son niveau de mai 2017, mais encore 22 pour cent en dessous de son niveau record de février 2014. L’augmentation de l’indice observée en mai s’explique principalement par l’augmentation non négligeable des cours du fromage, du lait écrémé en poudre et du beurre; les cours du lait entier en poudre sont restés pratiquement inchangés. La faiblesse des disponibilités en Nouvelle-Zélande, principal exportateur de produits laitiers, explique en grande partie la bonne tenue du marché constatée ces derniers mois.

» L’Indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 169,6 points en mai, soit un niveau légèrement plus faible qu’en avril. Le léger recul de l’indice en mai s’explique par le fléchissement des cours de la viande de porc et de la viande d’ovins; les cours de la viande de volaille ont quant à eux légèrement augmenté. Les cours internationaux de la viande de porc et de la viande d’ovins ont fléchi en raison de la diminution des importations chinoises pour les premiers et de l’appréciation du dollar des États-Unis pour les seconds. On estime que les prix de la viande de volaille ont légèrement augmenté, mais il a été difficile de suivre les marchés de la viande de volaille ces dernières semaines compte tenu de l’incertitude entourant la situation au Brésil, premier exportateur mondial de viande de volaille, où des millions d’oiseaux auraient été abattus du fait d’une grève prolongée des chauffeurs routiers en mai. Les prix de la viande bovine sont restés stables dans le contexte d’un marché dans l’ensemble bien équilibré.

» L'Indice FAO des prix du sucre a été en moyenne de 175,3 points en mai, soit un léger recul (0,5 pour cent) par rapport à avril, ce qui représente le sixième mois consécutif de baisse. La dernière diminution en date des cours internationaux du sucre s’explique principalement par les prévisions qui tablent sur un volume de production de canne à sucre élevé, compte tenu des conditions de récolte favorables dans la région Centre-Sud du Brésil, principal producteur et exportateur mondial de sucre. Les inquiétudes soulevées par les répercussions de la sécheresse prolongée qui touche certaines parties de la région sur les rendements de canne n’ont pas suffi à renverser la tendance du marché. De même, les informations selon lesquelles les sucreries brésiliennes continuent de privilégier la production d’éthanol au détriment de la production de sucre – seul 37 pour cent environ du volume des récoltes de canne à sucre est utilisé pour la production de sucre – n’ont pas suffi à faire augmenter les prix du sucre.

* À la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l'Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l'Indice général est calculé et publié; c'est pourquoi la valeur de l'Indice des prix de la viande concernant les mois les plus récents est obtenue en panachant des projections chiffrées et des prix avérés. Ceci peut parfois donner lieu à des révisions non négligeables de la valeur finale de cet Indice, lesquelles peuvent, par suite, impliquer une modification de la valeur de l'Indice FAO des prix des aliments.

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