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Les femmes rurales: partenaires indispensables dans la lutte contre la faim et la pauvreté.


Objectif:

Cet événement est destiné à conférer une visibilité au rôle et aux contributions des femmes rurales dans le cadre des actions entreprises pour atteindre les objectifs fixés lors du Sommet mondial de l'alimentation de 1996, à les faire reconnaître et à obtenir qu'ils bénéficient d'un appui. Il s'agit aussi de renforcer les volontés politiques et de mobiliser des ressources afin d'éliminer les inégalités persistantes entre hommes et femmes concernant l'accès aux ressources naturelles et aux services correspondants, sur la maîtrise de ces facteurs et le partage des avantages qui en découlent. Cette réunion est l'occasion pour la FAO et ses membres, rassemblés à Rome, de faire passer un message de soutien aux femmes des zones rurales, qui pourra être transmis au Sommet mondial sur le développement rural, qui se tiendra à Johannesburg du 26 août au 4 septembre 2002.

Contexte:

Tout le monde s'accorde à dire que les femmes rurales, qui sont majoritairement agricultrices, sont des partenaires indispensables dans la lutte menée contre la faim et la pauvreté, et de nombreux engagements et accords internationaux le reconnaissent explicitement. Plusieurs instruments juridiques étayent la promotion du rôle des femmes des zones rurales et de l'égalité hommes-femmes dans le domaine de l'agriculture et du développement rural. Ainsi, le plan d'action de la FAO - Parité hommes-femmes et développement (2002-2007) a pour objectif de favoriser l'égalité des sexes en matière d'accès aux ressources et en ce qui concerne leur maîtrise. Dans le cadre de ce plan, sont considérés comme des ressources les produits alimentaires, les ressources naturelles, les services de soutien à l'agriculture, les processus décisionnels et les perspectives d'emploi.

En outre, l'Article 14 de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmesgopher://gopher.un.org:70/00/ga/cedaw/convention, adoptée en 1979 par l'Assemblée générale des Nations Unies, prévoit d'assurer un partage équitable des bénéfices entre les femmes et les hommes des zones rurales des retombées des activités et souligne l'importance essentielle de l'égalité des hommes et des femmes pour le développement durable des zones rurales. La majeure partie des pays membres de la FAO ont signé la Convention et se sont donc engagés formellement à prendre des mesures pertinentes pour éliminer toute discrimination à l'égard des femmes dans le domaine de l'agriculture, afin de garantir l'égalité d'accès des hommes et des femmes aux ressources agricoles productives, notamment la terre et le crédit. Afin d'être à même de respecter les engagements pris dans le cadre de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, il faut élaborer des politiques et des stratégies permettant de mettre en place un environnement propice à l'émancipation des femmes rurales, notamment grâce à la formation, à l'accès aux services de production et aux techniques permettant d'économiser le travail, afin de permettre aux femmes d'être mieux représentées et plus actives au sein des organes de décision.

La parité hommes-femmes et l'élimination des discriminations fondées sur le sexe sont non seulement des objectifs de développement légitimes, mais aussi un moyen incontournable d'atteindre les Objectifs de développement pour le Millénaire fixés par l'Organisation des Nations Unies: réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de la faim et le nombre des pauvres en 2015 au plus tard. Il est établi que ce but ne pourra être atteint dans les zones rurales, où vivent 70 pour cent des populations pauvres, si l'on ne prend pas en compte l'accès aux ressources naturelles, la maîtrise de celles-ci et le partage des avantages qui en découlent. En conséquence, lors des préparatifs du Sommet mondial sur le développement durable, l'accès équitable des femmes aux ressources naturelles figurait parmi les revendications essentielles des principales parties prenantes.

Les Objectifs pour le Millénaire ont rappelé qu'il importait d'évaluer les progrès réalisés dans le domaine du développement. À ces fins, il faut disposer d'indicateurs de la parité, comme l'a recommandé la Consultation de haut niveau sur les femmes rurales et l'information organisée par la FAO en 1999.

Malgré l'abondance de ces engagements et recommandations, les femmes des zones rurales continuent à être exclues des processus décisionnels et sont souvent les grandes oubliées des politiques et programmes de développement, au niveau de la conception, de la mise en œuvre et du contrôle. L'efficacité, l'équité et la durabilité des stratégies et programmes de développement s'en ressentent gravement.

Éléments de discussion:

Afin de renforcer le rôle des femmes des zones rurales et de promouvoir l'égalité entre hommes et femmes dans le domaine de l'agriculture et du développement rural, les débats seront axés sur deux éléments déterminants: 1) l'accès équitable aux ressources naturelles et aux ressources de production et 2) la participation, à part entière et à tous les niveaux, des femmes des zones rurales aux processus décisionnels, et aux activités liées au développement.

Pour concrétiser les actions dans ces domaines et pour élaborer et appliquer des indicateurs de la parité en vue de permettre le contrôle et l'évaluation des progrès réalisés, il faut pouvoir instaurer sur des partenariats Nord-Sud et Sud-Sud et mobiliser les organismes gouvernementaux et non gouvernementaux et les organisations de la société civile, y compris les femmes des zones rurales et les hommes eux-mêmes, les médias et d'autres parties prenantes qui œuvrent à la réalisation de l'objectif commun que représente le développement durable et la sécurité alimentaire pour tous.

Cette demi-journée de débats sera ouverte aux délégués dûment accrédités des pays et des organismes observateurs participants au Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après. Il s'agira d'une table ronde, qui sera suivie d'un échange de vues avec les délégués présents.

La table ronde sera présidée par Margareta Winberg, ministre de l'agriculture, de l'alimentation et des pêches, et co-présidée par Thoko Didiza, ministre sud-africaine de l'agriculture et des questions foncières. Deux invitées d'honneur, (Rosalina Tuyuc Velázquez, (Guatemala) et Vandana Shiva (Inde), feront part de leur point de vue et enrichiront les débats par leur présence.


 

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© FAO, 2002