From the podium

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Son Excellence Monsieur Jean-François Ntoutoume-Emane (Premier Ministre de la République gabonaise)

Monsieur le Président,
Excellences,
Messieurs les Chefs d'Etat et de Gouvernement,
Monsieur le Secrétaire général des Nations Unies,
Monsieur le Directeur général de la FAO,
Mesdames et Messieurs,

Ainsi qu'il l'avait fait en 1996, c'est avec plaisir que Son Excellence El Hadj Omar Bongo, Président de la République gabonaise, aurait pris part au deuxième Sommet mondial de l'alimentation. Ne pouvant le faire personnellement, il m'a fait l'insigne honneur de l'y représenter tout en me chargeant de vous transmettre tous ses vœux fervents de succès, quant à la conduite des présents travaux dont il se félicite de la tenue, étant convaincu que leur impact sera des plus positifs sur le devenir de l'humanité.

Cette conviction forte et constante est, je le sais, partagée par l'ensemble des participants ici présents. C'est pourquoi, il me paraît judicieux et urgent que la communauté internationale fasse, encore plus que par le passé, preuve de détermination et d'altruisme dans la lutte acharnée qu'elle mène désormais sur tous les fronts, contre la faim et la malnutrition dans le monde, aux fins d'y instaurer une véritable sécurité alimentaire pour tous.

Aujourd'hui, comme vous le savez, même si les engagements pris en 1996 n'ont pas tous été tenus, cet objectif noble peut être atteint. En effet, les progrès scientifiques et technologiques enregistrés en de nombreux domaines sont autant de vecteurs susceptibles de nous aider à aller résolument dans ce sens. C'est donc dire que, si nous le voulons fermement, le fléau de la faim peut être éradiqué. Mais encore faudrait-il, pour qu'il en soit ainsi, que nous instaurions, préalablement et définitivement, entre les hommes et les nations de notre planète, une solidarité réellement agissante.

Cela nécessite que les stratégies mises en œuvre doivent tenir compte des réalités propres à chaque zone géographique. Pour avoir souvent oublié cet impératif, les politiques élaborées par les instances internationales se sont souvent révélées peu productives, voire contre-productives.

Le Gabon, mon pays, qui a pleinement conscience de cette exigence, essaie, autant que faire se peut, d'être en adéquation avec son vécu. C'est pourquoi il participe activement au Programme spécial pour la sécurité alimentaire de la FAO, avec la mise en place d'un comité interministériel chargé de rédiger le rapport national et de suivi des actions présentes et futures, notamment celles qui visent à l'amélioration et à la diversification des productions agricole, pastorale et halieutique.

Avec le recul des cinq années qui viennent de s'écouler, force est de constater que l'Afrique, dans son ensemble, n'est pas épargnée; elle reste aujourd'hui hélas, le continent où la faim, la malnutrition et l'insécurité alimentaire sévissent avec le plus d'acuité. Aucun de nos Etats ne pouvant seul sortir de cette situation, la voie de salut, dans ce contexte, serait assurément dans la mise en place d'un plan global continental, un plan qui serait soutenu par les plus nantis, particulièrement ceux de l'hémisphère Nord.

A cet égard, nous voudrions croire que le Consensus de Monterrey et la Déclaration Ministérielle de Doha seront effectivement suivis d'effets, pour permettre à nos Etats d'avoir un accès équitable au commerce international et une participation conséquente aux programmes des Nations Unies, à travers notamment la FAO et le FIDA. De même, nous voudrions espérer que le Nouveau partenariat pour le développement en Afrique, le NEPAD, recevra les financements qu'appelle sa mise en œuvre.

En définitive, il apparaît qu'une mobilisation des ressources est nécessaire et indispensable pour atteindre une sécurité alimentaire effective et durable au bénéfice de la population mondiale. Son Excellence, El Haddj Omar Bongo, Président de la République gabonaise, et son gouvernement, sont persuadés que la communauté internationale dispose de tous les atouts pour atteindre ce noble objectif. Dans cette optique, c'est le lieu pour moi de féliciter chaleureusement Monsieur le Directeur général, Jacques Diouf, d'avoir proposé la création d'un fonds fiduciaire à contribution volontaire pour la sécurité alimentaire.

De même, il me plaît ici de dire que le Gabon appuie fermement l'appel lancé le 16 octobre dernier à l'occasion de la Journée Mondiale de l'Alimentation par le Président de la République Fédérale d'Allemagne, Son Excellence Monsieur Johannes Rau, l'idée de créer une “Alliance internationale contre la faim”.

M'inscrivant dans la même logique, je voudrais, dans le cadre de la participation de l'Afrique à cette coalition internationale contre la faim, la malnutrition, l'insécurité alimentaire et la pauvreté, réitérer la proposition faite, dans cette même salle, en 1996 par le Gabon, par la voix de son illustre Chef d'Etat, d'accueillir un forum pour la mobilisation des ressources agricoles africaines et la sécurité alimentaire en Afrique.

Partageant une identique volonté d'offrir à tous les peuples de la terre une sécurité alimentaire pérenne, je demande que nous sortions d'ici mobilisés et déterminés pour combattre définitivement la faim dans le monde.

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