From the podium

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Son Excellence Giovanni Alemanno (Ministre pour les politiques agricoles et forestières de la République italienne) (Langue originale italien)

Le Gouvernement italien est satisfait du consensus avec lequel a été approuvée la Déclaration du Sommet mondial d'alimentation. Dans un texte dédié à l'alliance internationale contre la faim, nous avons fixé un but pour l'an 2015: réduire de moitié le nombre de personnes qui souffrent de la faim. Là la FAO joue un rôle important. Toutefois, il y a eu des critiques féroces contre cette Organisation. Nous pensons qu'il s'agit là d'un point de référence fondamental dans la lutte contre la faim et la pauvreté. À notre avis, l'action de la FAO est nécessaire pour reéquilibrer les actions de l'OMC. Il s'agit de l'équilibre. La FAO doit agir comme l'OMC. Il faut penser à une logique commerciale qui rencontre la solidarité. Il ne faudrait pas oublier la nécessité du développement rural dans chacun des pays. Le commerce des produits alimentaires doit être règlementé. Et cela est dû aux travaux réalisés par la FAO. Il s'agit de deux objets fondamentaux: l'augmentation des échanges et la promotion du développement rural. Dans ce dynamisme de la coopération, on peut tenir compte de tous les engagements, comme l'a dit le Directeur général de la FAO, pour atteindre les objectifs fixés en 1996. Le Premier Ministre Monsieur Berlusconi, a hier réaffirmé que le Gouvernement italien a prévu d'attribuer une certaine somme, et cette contribution est utile pour accorder l'aide aux différents programmes et penser également à la formation prévue pour les agriculteurs.

Nous devons, avant tout, nous appuyer sur le rôle que jouent les femmes dans l'agriculture. Il faut réequilibrer la situation. Très souvent, les femmes sont dans une situation désavantageuse. Il faut réaliser tout cela pour tenir en compte l'objectif fondamental qui existe dans chaque pays. Il faudrait en arriver à un équilibre écologique et à une autonomie alimentaire à cet égard, mais sans doute se mettre d'accord avec ce que dit le Directeur général, Monsieur Diouf, "il faut respecter les coûtumes des peuples concernés et l'équilibre de l'environnement de différentes régions". Nous avons pris note de ce qu'on accordait une grande importance aux régions montagneuses, et nous nous sommes engagés à tenir compte des initiatives nécessaires à cet égard. C'est là où également un rôle important est prévu à la Conférence de Johannesbourg.

Il ne faut pas oublier la sécurité et la qualité alimentaires. Il faut tenir compte de ce qu'a dit l'Organisation mondiale du commerce, et l'unique autorité qui est le Codex alimentarius. Il faut appuyer son action. Il y a d'autres aspects à la déclaration finale qu'il faut prendre en compte. L'Italie a appuyé l'introduction d'un recueil de règles et de comportements pour réaffirmer le droit à l'alimentation. Donc, le problème de la faim n'existe pas seulement en raison de la pénurie alimentaire, mais parce qu'il est aussi difficile, pour des raisons politiques, d'accéder aux produits alimentaires.

Il faut des règles qui permettent de réaliser cet accès à l'alimentation. Il existe un Groupe de travail intergouvernemental qui, avec l'aide de la FAO, établira une série de lignes directrices à cet égard. Il est important également de penser aux recherches scientifiques. Trois institutions de l'ONU ont signé en janvier cette année, un protocole auquel a participé la FAO. Il est nécessaire d'orienter les recherches scientifiques dans le domaine de la biotechnologie, et ne pas oublier les principes de précaution. Nous sommes pour ce projet d'alliance internationale pour deux raison. Tout d'abord, il s'agit là d'un complément naturel de la lutte contre le terrorisme, la lutte dont a parlé le Président Georges Bush. Il ne suffit pas d'avoir des armes pour lutter contre le terrorisme. Il faut aussi penser aux problèmes sociaux qui très souvent permettent de recruter des terroristes. En second lieu, l'alliance internationale contre la faim est une alternative positive à d'autres mouvements qui s'appellent mouvements de la non-mondialisation, l'alliance internationale contre la faim peut permettre d'atteindre ce but. Les intellectuels, les jeunes et d'autres groupes peuvent également y participer. En d'autres mots, le monde entier. Ce sont des objectifs tout à fait concrets, qui permettront d'arriver à un résultat pour mobiliser les consciences et je voudrais remercier, au nom du Gouvernement italien, Monsieur Diouf pour tout ce qu'il a fait. C'est une personnalité qui s'est vraiment engagée à fond, mais il sait également sourire. Dans ces situations difficiles, il est important d'avoir des personnalités qui savent sourire.

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