From the podium

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Mr Augusto Bocchini (Forum du secteur privé) (Langue originale italien)

En vous transmettant cette déclaration du Forum du secteur privé, je tiens à saluer, à remercier les délégués, la FAO, son Directeur général, le Président du Conseil, Monsieur Silvio Berlusconi. À l'occasion du Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après, les organisations du secteur privé, en collaboration avec la FAO, ont fait une manifestation parallèle, afin de définir les mesures et les projets qui pourraient être réalisés positivement pour contribuer à lutter contre le problème de la faim et de la pauvreté. Le Forum du secteur privé s'est tenu à Rome le 12 juin au Conseil d'économie nationale, et nous avons eu de nombreux débats. Ont participé des organisations, des entreprises italiennes, européennes et internationales. À la fin de nos travaux, les participants du Forum ont produit un document qui est un résumé des discussions et des engagements, que le secteur privé s'engage à respecter à court et long terme pour contribuer positivement à la stratégie mondiale de lutte contre la faim.

Les organisations du secteur privé pensent que les conditions sont réunies pour favoriser le développement de l'agriculture et de l'industrie alimentaire dans les pays les moins avancés, à condition que les actions des opérateurs privés se déroulent en synergie avec les institutions publiques et les organisations internationales. Il convient de conjuguer, de coordonner les efforts des institutions publiques avec ceux du secteur privé, en agissant d'abord du bas, en partant du principe qu'il faut faire participer les populations rurales des pays frappés par le fléau de la malnutrition et de la pauvreté. Il ne faut pas oublier non plus les exigences des gouvernements des pays en développement. Ils doivent travailler pour favoriser les conditions nécessaires pour attirer les investissements du secteur privé et, avant tout, il doit surtout ne pas y avoir de conflits et de luttes de pouvoir, il doit y avoir un climat de sécurité dans les pays, et la création d'infrastructures. Pour attirer ces investissements, au Sommet mondial de l'alimentation de 1996, les représentants de 185 États avaient fixé l'objectif de réduire d'ici 2015 de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde. Cinq ans après, la FAO a montré que les progrès encore aujourd'hui sont trop lents, mais que si on intervient avec des actions immédiates, on pourra encore relever ce défi.

D'après la FAO, les représentants du secteur privé qui se sont manifestés au forum pensent que, pour atteindre l'objectif indiqué au Sommet de 1996 et repris au Sommet d'aujourd'hui, il convient d'avoir deux conditions sine qua non: favoriser un cadre de partenariat global dans lequel le secteur privé, l'initiative gratuite et caritative et celle à but lucratif afin de poursuivre les mêmes résultats. Il faudra faire les investissements publics et privés avec des mesures d'appui qui pourront agir afin de lutter contre la faim, réduire la pauvreté et encourager le développement. Le secteur privé est bien conscient de pouvoir jouer un rôle important et décisif pour résoudre les problèmes de la sécurité alimentaire et de la pauvreté par des projets et des mesures qui, grâce à un partenariat entre les sujet publiques et privés, pourraient avoir une incidence structurelle ou fondamentale. L'instrument donné aux nations par les pays développés, le recours à la dette, montrent jusqu'à présent qu'ils ne résolvent pas les problèmes et qui sont même inefficaces face à la gravité des problèmes et des objectifs reconnus.

Le secteur privé, en coopération avec les institutions internationales et avec les gouvernements, examinera la possibilité de définir des actions nouvelles, originales pour répondre aux problèmes de la pauvreté et de la faim dans le monde. Cela tiendra aux ressources d'organisation, aux ressources humaines et aux ressources professionnellles à long et moyen terme, d'encourager la production de produits alimentaires dans les pays frappés par la faim, fournir une aide pour cultiver les terres, encourager le développement d'une agriculture moderne dotée de moyens techniques novateurs afin de donner des certitudes et des perspectives d'avenir aux jeunes, et surtout aux populations rurales; favoriser la diffusion des connaissances professionnelles et techniques de production, stockage, conservation, transformation et distribution des produits alimentaires. De plus, à court et moyen terme, les organisations du secteur privé s'engagent à faire avancer des initiatives humanitaires pour contribuer à atteindre les objectifs de lutte contre la malnutrition, établis par la FAO et par les Nations Unies et tout particulièrement, pour ce qui est de l'objectif de la croissance du secteur agricole et alimentaire dans les pays en développement. Les organisations du secteur privé sont prêtes à agir afin de favoriser un système agro-alimentaire qui réponde aux exigences suivantes: accroissement de la production de l'agriculture dans le respect de l'environnement, développement des sytèmes de production et des systèmes d'entreprise où l'on garantisse les droits des travailleurs, création de systèmes de production qui assurent la participation de tous les éléments de la chaine alimentaire, de la terre à la table, et qui garantissent une alimentation sûre et nutritive et qui réduisent les risques alimentaires et d'une qualité pour ce qui est des variétés, des caractéristiques organoleptiques.

Finalement, le développement de l'agriculture et de l'industrie alimentaire et de tout le système agro-alimentaire dans les pays en développement ne saurait se passer de la nécessité d'avoir des rechutes sur le développement rural, en général, pour favoriser une agriculture qui produira uniquement des produits alimentaires mais qui créera et conservera des richesses grâce à la gestion du territoire, la conservation des ressources de l'environnement et la remise en valeur des nourritures traditionnelles. Pour ce qui est des secteurs d'action vers lesquels le secteur privé pourrait éventuellement agir, je vous signalerai les aspects suivants: attention majeure pour mieux connaître la culture et les traditions des peuples, contribuer à surmonter les problèmes structurels pour les transports, communications, routes; favoriser les conditions pour assurer la mise à disposition d'énergie suffisante dans les secteurs ruraux des pays en développement; créer les conditions pour développer les systèmes d'instruction; encourager le marché de moyens techniques, engrais, mécanisations etc., et la réalisation de structures de commercialisation de logistiques pour la récolte et la conservation et la transformation des produits agro-alimentaires; améliorer la gestion des ressources hydriques; travailler dans le secteur de la formation professionnelle et pour fournir une assistance technique en faveur des jeunes, les femmes et les opérateurs agricoles, afin de faire croître la production et d'assurer la sécurité alimentaire en améliorant en même temps la qualité des aliments.

À l'occasion du forum du secteur privé qui s'est tenu à Rome le 12 juin, les organisations qui ont participé ont assumé certains engagements ponctuels. C'est ainsi que nous avons voulu manifester notre appui et porter notre contribution aux actions de la FAO, et nous sommes prêts à collaborer avec elle, dans un dialogue sur les politiques ainsi que nous engager sur le terrain en synergie avec la coopération gouvernementale ou décentralisée. C'est ainsi que nous aspirons à participer activement à résoudre le plus grand problème auquel est confrontée l'humanité au début du troisième millénaire avec les Nations Unies et les autres organisations internationales et les gouvernements, engagés dans la lutte contre la faim et la pauvreté dans le monde. À cet effet, les organisations du secteur privé ont reconnu les engagements suivants: encourager les initiatives pour définir des interventions humanitaires qui seront réalisées avec une disponsibilité conjointe des entreprises et des travailleurs dans le secteur agro-alimentaire; encourager auprès des gouvernements et des organisations internationales une proposition d'élaboration d'un plan de développement rural pour les pays en développement où l'on prévoirait un engagement direct des opérateurs privés avec des projets et des mesures tendant à assurer le développement du système agro-alimentaire; participer à la réalisation de projets et de la formation professionnelle pour les populations rurales et pour les activités d'assistance technique, spécialisées, réalisées en coopération avec les organisations publiques des projets de transfert de technologies pour accroître la production agricole et pour améliorer l'hygiène et la sécurité alimentaire; pour traiter les matières premières, les aliments et les opérations de conservation et de distribution; définir et mettre en place des plans de gestion et d'utilisation rationnelle des ressources hydriques; participer à la définition de critères, de normes et de codes de conduite internationaux dans le secteur du développement agricole de la pêche et des forêts; coopérer avec les gouvernements et les organisations privées des pays en développement pour formuler des programmes de développement dans le système agro-alimentaire, qui seront réalisés avec la contribution des organisations internationales du système des Nations Unies et la FAO.

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