From the podium

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Son Excellence Monsieur Pier Ferdinando Casini (Président de la Chambre des Députés de la République italienne) (Journée des parlementaires) (Langue originale italien)

Tout d'abord, je tiens à féliciter le Gouvernement italien, non pas pour le beau temps - je ne pense pas que ce soit Monsieur Berlusconi qui ait décidé du temps - mais pour l'engagement important assumé en vue de représenter la position du Sommet au G-8 et dans l'enceinte de l'Union Européenne. L'Union Interparlementaire, que j'ai l'honneur de représenter aujourd'hui, est convaincue que la participation des institutions législatives nationales est nécessaire pour atteindre l'objectif fixé par les Etats lors du SMA de 1996, c'est-à-dire la réduction significative de la faim et la pauvreté d'ici 2015. Ce sont surtout les organes de représentation, en fait, qui donnent une légitimité politique aux mesures des gouvernements, qui leur assurent un appui populaire et qui veillent à ce que les engagements assumés par les Etats, comme ceux de Rome il y a cinq ans, soient respectés.

Voilà pourquoi l'Union interparlementaire, après s'être intéressée de près au Sommet mondial de l'alimentation de 1996, a effectué en 1998 un premier examen des progrès accomplis et s'est sentie tenue de contribuer, pendant la journée parlementaire, au bilan effectué à l'occasion de ce nouveau Sommet. Cette journée parlementaire, accueillie par le Parlement italien, a réuni 200 parlementaires de plus de 80 pays. Les participants à cette réunion ont exprimé leur inquiétude car, cinq ans après le Sommet, l'objectif déclaré de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition dans le monde d'ici l'an 2015 semble plus éloigné que jamais. Il n'y a que peu de pays qui ont adopté des mesures adéquates pour atteindre l'objectif fixé. Alors que le nombre de personnes souffrant de malnutrition reste élevé et inacceptable, le rythme auquel ce nombre diminue reste très bas et tout aussi inacceptable.

Lors de sa dernière session de Marrakech, l'Union interparlementaire avait déjà rédigé un message destiné au Sommet. Les parlements membres de l'Union interparlementaire, reprenant la teneur de ce document de Marrakech, considèrent qu'il est de première importance de: (i) Réaffirmer le droit de toute personne à une alimentation adéquate et à être libérée de la faim; (ii) Mettre en œuvre de façon urgente des mesures nationales et internationales visant à réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de malnutrition d'ici l'an 2015; (iii) Engager des ressources supplémentaires pour réduire la menace de pénurie, tout particulièrement grâce à une meilleure planification de l'assistance au développement; (iv) Convenir de mesures prévoyant l'annulation ou tout au moins l'allégement de la dette des pays en développement, notamment des pays les moins avancés; (v) Définir des stratégies alimentaires nationales durables, en tenant compte des ressources et des capacités de chaque pays; (vi) Fixer, dans le cadre des négociations commerciales multilatérales sur l'agriculture, les termes et conditions qui permettent d'arriver à une meilleure sécurité alimentaire.

Nous sommes heureux de voir que beaucoup de ces demandes sont contenues dans le texte de la Déclaration du “Sommet mondial de l'alimentation: cinq ans après”. En ce qui nous concerne, nous nous engageons aujourd'hui comme il y a cinq ans à encourager les gouvernements à adopter des politiques économiques et sociales conformes aux engagements pris lors du Sommet mondial de l'alimentation. Nous voulons souligner en particulier le paragraphe 10 de la Déclaration du Sommet mondial de l'alimentation, dans lequel il est demandé aux Etats d'élaborer des lignes directrices visant à la réalisation progressive du droit de tous à une alimentation adéquate. Nous sommes convaincus que ces lignes directrices devront rappeler le caractère obligatoire du droit à la nourriture et suggérer des modalités concrètes pour leur mise en œuvre. Elles devront aussi préciser quelles sont les obligations que les Etats devront assumer directement, tant au niveau national qu'international, ainsi que les responsabilités et la contribution des autres entités, comme les organisations internationales et éventuellement le secteur privé.

Il faut un engagement passionné de tous pour atteindre l'objectif ambitieux, impératif, que s'est fixé le Sommet mondial de l'alimentation. Les parlements et l'Union interparlementaire sont prêts à jouer leur rôle pour assurer aux peuples déshérités de la terre une perspective de vie et un espoir de dignité pour l'avenir.

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