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VI. ALLOCATION INTERNATIONALE DE PRODUITS ALIMENTAIRES DE BASE ET D'ENGRAIS

Lors de sa Seconde Session tenue en avril 1948, le Conseil a adopté une résolution aux termes de laquelle on demanderait à tous les membres du Comité international de la Crise alimentaire d'exprimer “leur point de vue sur les activités passées et sur les problèmes présents et futurs” auxquels l'IEFC doit faire face, et sur “l'utilité future du système d'allocation”.

Le Comité international de la Crise alimentaire a procédé à cette enquête dont les résultats ont été communiqués au Conseil lors de sa session actuelle (Document CL4/5). Ils ont été complétés par des déclarations verbales faites au cours de ladite session.

Bien que les Etats Membres conviennent unanimement de l'utilité du rôle passé et présent de l'IEFC consistant à assurer une répartition des denrées alimentaires rares plus équitable qu'elle n'eût été autrement, le Conseil constate que les opinions sur l'opportunité du maintien du système des allocations sont très divergentes. Le représentant du Brésil a déclaré qu'à son avis il y aurait lieu, en raison de la situation des prix et des devises, de supprimer entièrement le système des allocations.

Il s'agit là toutefois d'un système très souple. Le nombre des Comités de Produits et passé de 14, chiffre maximum, à 5, chiffre actuel et, dès qu'il devient manifeste que la pénurie qui caractérisait la situation d'un produit a cessé d'exister ou qu'il n'est plus possible de formuler utilement des recommandations d'allocations, celles-ci cessent. Par ailleurs, les méthodes employées pour les formuler sont très souples.

Le Conseil reconnaît qu'il y a lieu de poursuivre cette politique et que les Comités de Produits sont les mieux qualifiés pour prendre toutes dispositions nécessaires dès que les circonstances le permettent.

Compte tenu des considérations ci-dessus, le Conseil approuve le rapport de l'IEFC et le transmet à la Conférence.

Les représentants de Cuba et du Brésil ont estimé que le Conseil n'avait pas qualité pour approuver le rapport, car le nombre de voix dont il dispose ne représente que 18 des membres des Comités de l'IEFC. Ils étaient d'avis que le Conseil aurait dû se borner à prendre acte du rapport et à le transmettre à la Conférence avec les opinions exprimées au cours de la présente session, pour que la Conférence elle-même prenne la décision qui lui semblera appropriée.


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