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News and notes - Nouvelles et notes - Notas y actualidades


Taller sobre procesamiento y uso de desechos de origen animal y pesquero y de desperdicios en la alimentación animal
Revista computarizada de producción porcina
Atelier «Chameaux et dromadaires, animaux laitiers», Nouakchott, Mauritanie, 24-26 octobre 1994

Taller sobre procesamiento y uso de desechos de origen animal y pesquero y de desperdicios en la alimentación animal

Dicho taller internacional fue organizado por el Instituto de Investigaciones Porcinas (IIP) de Cuba, con el apoyo financiero de la FAO, en La Habana, del 5 al 8 de septiembre de 1994. Entre los participantes se contaban 8 especialistas de varios países de la región, y 25 especialistas cubanos. El taller comprendió tres sesiones, la primera sobre el procesamiento y utilización de subproductos pesqueros; la segunda sobre subproductos de mataderos, y la tercera sobre otros desperdicios y subproductos que se producen específicamente en Cuba. El programa incluyó visitas al IIP, a la primera planta pro-cesadora de desperdicios, establecida en 1969, vinculada a un centro porcino, y a una granja de producción integral en Pinar del Río, que combina el procesamiento de desperdicios y el reciclaje de residuos con la producción de biogás, plantas acuáticas, lombrices de tierra, peces y patos. Al final del taller se discutieron las limitaciones y perspectivas para el tratamiento y utilización de desechos y desperdicios en la alimentación animal, y se formularon recomendaciones. Entre estas últimas se destaca la necesidad de crear un sistema de comunicación electrónico como vía más segura, barata y permanente de mantener los contactos establecidos con ocasión del taller, y de dar seguimiento a posibles actividades de colaboración entre individuos, instituciones y países interesados en este asunto. Las actas del taller serán publicadas en la Colección FAO: Producción y sanidad animal.

Revista computarizada de producción porcina

Una nueva revista editada en discos de computadora se está publicando en el Instituto de Investigaciones Porcinas de Cuba, desde septiembre de 1994. Tiene como objetivo divulgar de forma rápida, actualizada, económica y sencilla los resultados experimentales o nuevos conceptos relativos a la producción porcina sostenible, en las condiciones y con los recursos disponibles en los países tropicales del Tercer Mundo. Se presentan artículos sobre alimentación, procesamiento de alimentos, manejo animal, genética, reproducción de cerdos, socioeco-nomía agropecuaria, y otros temas afines a la porcicultura como los sistemas integrados de producción.

El idioma principal de la revista es el español, pero cada artículo se ofrece con un resumen en inglés. También se aceptan trabajos en inglés y portugués, que se editan en el idioma original y se complementan con un resumen en españolo inglés. Cada número contiene aproxi-madamente 10 artículos de carácter científico y técnico. También se publican notas, anuncios y un buzón electrónico. La revista se puede leer e imprimir en cualquier computadora IBM compatible, con un tamaño mínimo de memoria de 256 bytes. No es necesario modificar ficheros, instalar torres, ni se requiere un adiestramiento especializado.

Para solicitar la subscripción o enviar colaboraciones, dirijirse a: Instituto de Investigaciones Porcinas, Carretera de Guatao, Gav. Postal N° 1, Punta Brava, La Habana, Cuba; facsímil: (537) 33 5366; correo electrónico: [email protected]@iip00, o: [email protected], o: [email protected]

Atelier «Chameaux et dromadaires, animaux laitiers», Nouakchott, Mauritanie, 24-26 octobre 1994

Faisant suite à l'atelier de septembre 1990 sur les performances de reproduction des camelins, l'UCEC (Unité de coordination pour l'élevage camelin, CIRAD-EMVT) a organisé, avec le concours du Ministère français de la coopération et sous l'égide du Ministère mauritanien du développement rural et de l'environnement, un nouvel atelier sur le thème «Chameaux et dromadaires, animaux laitiers». Cet atelier a réuni une quarantaine de spécialistes du monde entier, plus particulièrement de la zone concernée par l'élevage des espèces camelines. Des participants venus de l'Afrique saharienne (Maghreb, Sahel, Afrique de l'Est), du Proche et du Moyen-Orient, d'Asie centrale, du subcontinent Indien et d'Europe se sont réunis à Nouakchott du 24 au 26 octobre 1994. Au programme figuraient les aspects suivants: la chamelle, productrice de lait (physiologie, alimentation, reproduction, génétique, conduite du troupeau, maîtrise de la lactation); le lait de chamelle, aliment de survie en milieu aride (survie du chamelon, survie des populations humaines, consommation différée du lait) ; quel avenir pour les systèmes laitiers? (pratiques traditionnelles, organisation périurbaine de la production, production intensive, économie de la filière, politique d'encadrement du secteur). L'ambition de l'atelier était de faire le point sur l'état des connaissances et de permettre un échange sur l'avancement des recherches menées par des équipes que séparent les distances aussi bien que les méthodes.

L'élevage camelin, ressource majeure des populations des steppes et des déserts, constitue une activité importante des pays de la zone aride. Le cheptel mondial avoisine la vingtaine de millions de têtes, répartis dans 40 pays. Les espèces camelines présentent une remarquable adaptation aux milieux désertiques et semi-désertiques, en particulier par leur aptitude à valoriser des fourrages pauvres et à supporter des abreuvements espacés. En outre, leur mode d'alimentation original, permis par leur grande taille, en fait un groupe de ruminants respectueux de l'environnement, en les amenant à ne prélever sur la strate arborée ou arbustive que l'apex des feuillages (pâturage aérien), à la différence des caprins, par exemple, qui broutent au sol - outre les espèces herbacées - les rejets ou jeunes plants d'arbres, compromettant gravement la régénération naturelle.

Cependant, l'élevage camelin reste généralement conditionné par une conduite traditionnelle, extensive, des troupeaux. Les seules pratiques «modernes» sont les soins vétérinaires - prodigués en curatif uniquement - et la complémentation alimentaire de saison sèche (c'est-à-dire la plus grande partie de l'année, depuis l'installation d'une sécheresse persistante). Cette recherche d'une amélioration de la ration a amené les éleveurs à se rapprocher des sources d'approvisionnement, à savoir les villes, et à y développer, au moins de manière saisonnière, un élevage périurbain, facilitant du même coup la commercialisation des produits du troupeau, entre autres le lait. C'est ainsi que des filières lait de chamelle sont en train de se structurer autour des cités de Nouakchott, Mogadishu, Djibouti, Riyadh.

L'offre de lait de chamelle est très saisonnière: elle est à son minimum en septembre-novembre (début de saison sèche), à son maximum en fin de saison sèche froide et début de saison des pluies (période de moindre consommation urbaine). Des facteurs relevant du marché (importations de laits de conservation) se superposent et amplifient éventuellement les effets de ces fluctuations naturelles, de telle sorte que l'offre coïncide rarement avec la demande. C'est ainsi qu'une importante proportion du lait produit en période excédentaire ne peut être commercialisée, en dépit d'une chute momentanée des cours.

Afin de régulariser l'offre et les prix, on a imaginé de transformer en fromage les excédents, ce qui à la fois rend possible leur utilisation de manière rentable - au lieu de leur bradage ou élimination - et permet d'en différer la commercialisation sous la forme d'un produit devenu conservable. Jusqu'à une date récente, il était admis que le lait de chamelle était inapte à la production de fromage, en raison de ses caractéristiques propres (composition protéique notamment). Il suffit de constater que le lait de chamelle acidifié reste homogène et ne coagule pas comme d'autres laits. D'autre part, le climat saharo-sahélien, où se situe le biotope du dromadaire, avec des températures de 40 °C et des taux d'humidité souvent inférieurs à 30 pour cent, n'a pas favorisé l'apparition d'une tradition fromagère.

La FAO a financé, en 1987-1988, une étude sur l'amélioration de la coagulation du lait de chamelle. Le professeur J.P. Ramet (ENSAIA - Ecole nationale supérieure d'agronomie et des industries alimentaires Nancy, France), dont l'ouvrage La technologie des fromages au lait de dromadaire (Etude FAO: Production et santé animales n° 113) est paru en 1994, a mis au point - en première mondiale - un procédé original de fabrication fromagère à partir de lait de chamelle. Cette découverte a été saluée par la Fondation Philip Morris, qui lui a attribué le Prix Scientifique 1993, au nom de la promotion de la diversité génétique dans le domaine alimentaire.

Convaincue de l'importance du lait de chamelle dans l'optique d'un développement rural et périurbain des zones arides, la FAO a décidé dernièrement de passer du stade de l'expérimentation à celui de la pratique à l'échelle artisanale, en créant en juin 1994, en marge d'une petite unité de transformation laitière performante de Nouakchott, la première fromagerie de lait de chamelle de la zone, appelée à servir de centre de formation pour tous les pays de tradition cameline. Les congressistes ont pu visiter cet atelier modèle, travaillant exclusivement le lait de chamelle, et déguster la variété des produits laitiers qui peuvent être élaborés en tenant compte des habitudes alimentaires des différentes populations de l'ensemble de la zone sahélo-soudanienne. Par cette action, la FAO entend améliorer la sécurité alimentaire des populations concernées, tout en instaurant un développement durable, qui prend en compte à la fois les spécificités culturelles des éleveurs et les caractéristiques particulières du milieu où ils évoluent.


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