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XII. RAPPORTS AVEC LES ORGANISATIONS INTERNATIONALES

Résolution du Conseil Economique et Social

Le Conseil a pris note de la résolution par laquelle le Conseil économique et social:

Invite la FAO à étudier, de concert avec les autres institutions spécialisées intéressées, avec les Commissions économiques régionales et avec le Secrétariat des Nations Unies, les mesures propres à augmenter la production agricole en remédiant à l'insuffisance des ressources en produits tels que le pétrole, le charbon et l'acier, l'électricité et les produits chimiques, insuffisance qui affecte, directement ou indirectement, la production des engrais et des machines agricoles ainsi que les possibilités de transport;

"Invite la FAO à faire rapport à la septième session du Conseil sur les progrès réalisés en matière de coordination de ces études;

Invite la FAO à présenter, à la première session du Conseil qui suivra la quatrième session de la Conférence annuelle de la FAO (1948), un rapport circonstancié indiquant les mesures prises par les Etats Membres, les Commissions régionales et les institutions spécialisées en vue d'atténuer la crise alimentaire mondiale, et à faire des recommandations concrètes sur les autres mesures qu'il conviendrait de prendre dans ce domaine.”

Tout en reconnaissant que le Directeur général doit avoir toute latitude dans la préparation de ces rapports, le Conseil soumet néanmoins à son attention les recommandations formulées en la matière par le Comité de la production et de la distribution (Document CL 2/ 30).

Les travaux poursuivis conjointement avec les organisations internationales compétentes devraient porter sur un nombre limité de problèmes précis et des plus essentiels ayant trait à la production et aux approvisionnements dans chaque région du monde. Il y aurait lieu d'accorder la priorité aux problèmes ci-après: engrais, transports, machines agricoles, outillage et pièces détachees, outillage relativement léger pour travaux d'irrigation, (tel que pompes, tuyaux, flumes, matériel de forage des puits), parasiticides, biens susceptibles d'encourager la production, dispositions en matière de financement, main-d'oeuvre et santé rurale.

Une grande partie des problèmes susmentionnés appellent des mesures qui dépassent la compétence de la FAO, et bien que l'Organisation puisse déterminer les problèmes agricoles, c'est à d'autres organisations qu'il appartient de préciser et d'étudier ceux qui intéressent l'industrie et les transports.

En outre, le Conseil a examiné le rapport de son Comité chargé de l'examen des relations avec les organisations internationales, rapport qui souligne tout particulierement les faits nouveaux survenus dans le domaine de la coordination.

Le Conseil estime que la coopération à l'intérieur des différentes régions est d'une importance capitale, et qu'il est indispensable d'assurer la coopération de la FAO et des commissions économiques du Conseil économique et social, surtout en raison du fait que les unes et les autres traitent de problèmes qui, bien que variés, relèvent dans une très large mesure du même domaine. A son avis, le meilleur moyen de réaliser cette coopération, c'est d'adopter dans chaque cas les dispositions les plus pertinentes. A ce propos, le Conseil a adopté la résolution suivante:

LE CONSEIL

Ayant examiné la coopération réalisée jusqu'ici avec la Commission économique pour l'Europe ainsi que les propositions du Directeur général touchant une coopération appropriée plus étendue avec la Commission économique pour l'Europe et autres commissions régionales.

se déclare satisfait de cette coopération, et

recommande que le Directeur général poursuive ses efforts en vue de conclure de nouveaux accords de coopération conformes aux exigences de problèmes particuliers et approuvés par les Etats Membres de la région intéressée.

Le Conseil a approuvé, après en avoir pris connaissance, les résolutions relatives a la coordination et au mécanisme de coordination adoptées par le Conseil économique et social au cours de sa sixième session, et il a prié le Directeur général de continuer à le tenir au courant des travaux de coordination susceptibles d'intéresser tout particulièrement l'avenir de la FAO.

A ce propos, le Conseil attache la plus haute importance à ce que des relations étroites soient mises au point entre les secrétariats et à ce que l'on entreprenne, lorsqu'il il y a lieu, d'élaborer des programmes d'activités communes.

Par ailleurs, le Conseil s'intéresse vivement à la création de commissions techniques mixtes, permettant une préparation plus efficace et plus complète des programmes dans certains domaines relevant à la fois de plusieurs institutions spécialisées.

Le Conseil a repris le point de vue du Comité selonlequel l'établissement d'un bureau de la FAO au siège central des Nations Unies est prématuré, et a chargé le Directeur général d'étudier, en accord avec le Comité de contrôle financier, les possibilités de créer, en commun avec certaines autres institutions spécialisées, un bureau d'importance limitée qui expédierait les affaires courantes d'ordre administratif.

Le Conseil, conscient de l'importance des relations entre l'Organisation et les organismes non gouvernementaux, dans le domaine des activités qui lui sont propres, a prié le Directeur général de présenter un rapport à la prochaine session de la Conférence sur l'efficacité et la nature des relations ainsi établies.

Le Conseil a approuvé la recommandation du Comité tendant à ce que la Fédération mondiale des Associations des Nations Unies recoive le statut de la Catégorie I*, dans ses rapports avec la FAO, et a décidé de soumettre cette recommandation à la prochaine session de la Conférence.

* A la session de la Conférence tenue à Copenhague, on entendait par organismes non gouvérnementaux de la Catégorie I “les organisations internationales importantes dont les intérêts ont, dans une large mesure, le même domaine d'activite que la FAO et dont la reputation est telle que leurs opinions sur les questions de politiques sont d'un grand intérêt pour les gouvernements et pour la FAO”


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