KENYA (23 septembre)
La récolte de mais de la campagne des grandes pluies de 2003 a commencé depuis quelque temps dans la plupart des régions du pays. Au début de septembre, des rapports indiquaient que plus de 70 pour cent de la récolte était terminée dans les provinces de l’est, du centre, de l’ouest et de Nyanza. Les précipitations, qui se sont poursuivies en août, notamment dans les grandes zones de production, ont permis de compenser le démarrage tardif de la campagne. Dans ses prévisions révisées pour la récolte des « grandes pluies » de maïs, le Ministère de l’agriculture et de l’élevage table toujours sur une production de 2 millions de tonnes, chiffre semblable à la moyenne des cinq dernières années.
La tendance à l’augmentation régulière des prix du maïs depuis mars 2003 s’est inversée en août sur la plupart des grands marchés du pays. Dans les provinces de l’ouest et de Nyanza et dans certaines parties de la province du North Rift, les prix ont chuté de 10-12 pour cent; ils sont restés stables à Mombassa et ont augmenté marginalement à Nairobi. Ces baisses de prix sont attribuées en partie à l’approvisionnement continu des districts où la récolte a été précoce et aux importations. Le Conseil national des céréales et des produits de la ferme a également contribué à stabiliser les prix en mettant sur le marché environ un million de sacs de maïs des réserves stratégiques. Cependant, en dépit des baisses relatives, les prix du maïs restent sensiblement supérieurs à la moyenne des prix dans le long terme.
Dans les régions pastorales, une amélioration de l’état du bétail a été signalée due à l’effet bénéfique des « longues pluies » et à la durée des précipitations dans certaines régions, à l’exception des zones de berge des lacs des districts de Turkana, du nord de Garissa et des zones peuplées du nord-ouest de Wajir. Les prix du bétail suivent la courbe saisonnière normale et baissent régulièrement avec l’augmentation de l’approvisionnement du marché en animaux. Cependant, dans plusieurs marchés de Turkana, Moyale, Baringo et de la Tana, près du delta de la Tana, on enregistre une augmentation inhabituelle du prix du bétail, probablement parce que les éleveurs conservent leurs animaux pour reconstruire les troupeaux après les pertes considérables de plusieurs mauvaises campagnes successives.