MAURITANIE (11 septembre)
Après un début encourageant de la saison des pluies pendant la deuxième quinzaine de juillet dans la plupart des zones de production, permettant des semis généralisés des céréales secondaires, les précipitations sont restées abondantes et régulières en août, à l’exception du secteur de Trarza où le temps est encore généralement sec. Des pluies violentes ont entraîné un nombre considérable de victimes et causé des dommages aux cultures et au bétail dans diverses localités de l’Adrar, du Brakna, du Gorgol, du Guidimakha, du Hodh El Chargui et du Hodh El Gharbi. Les semis et la replantation de cultures dieri (non irriguées) sont encore en cours dans tout le pays, sauf dans le Brakna et l’Hodh El Chargui, où on en est au tallage. Le repiquage du riz irrigué est en cours. Les pâturages se régénèrent, ce qui améliore l’état du bétail.
Environ 420 000 personnes sur l’ensemble du territoire mauritanien ont eu besoin d’assistance alimentaire, en raison de trois mauvaises récoltes consécutives. En mars 2002, le PAM a lancé une opération d’urgence dont le coût s’est élevé à 7,5 millions de dollars EU, afin de venir en aide à 250 000 personnes particulièrement menacées par des pénuries alimentaires. Une opération d’urgence régionale approuvée conjointement par la FAO et le PAM à la mi-décembre, devant bénéficier à cinq pays touchés par la sécheresse dans l’ouest du Sahel (Cap-Vert, Gambie, Mali, Mauritanie et Sénégal), comprenait une allocation de 43 632 tonnes de nourriture pour la Mauritanie. À la fin du mois de juin, 78 pour cent de ce volume étaient couverts par des annonces d’aide.
Les distributions d’aide alimentaire d’urgence et les ventes subventionnées de blé ont permis d’améliorer la situation des disponibilités alimentaires à Aftout, dans la vallée du fleuve Sénégal et dans la zone du plateau central de Hodh El Chargui et Hodh El Gharbi, où des conditions proches de la famine et des taux de malnutrition élevés ont été signalés, avec les maladies que cela entraîne.