L’absence d’étude exhaustive et récente de la végétation ne permet pas de donner une situation exacte du couvert forestier du Niger. En effet, il n’existe pas à l’heure actuelle de statistiques récentes et fiables sur les disponibilités en ressources ligneuses, leur état, leur capacité de production et leur répartition spatiale.
Le couvert végétal naturel a subi une dégradation poussée, en particulier ces trois dernières décennies, laissant place à des steppes arbustives, des savanes boisées, des plateaux latéraux et des dunes. Cette dégradation, très avancée par endroits a entraîné une érosion génétique du couvert végétal.
Rappelons que par sa position géographique, le Niger est soumis à des conditions climatiques rudes qui ont favorisé l’installation de formations sèches caractéristiques de la région à laquelle appartient le pays, notamment le Sahel.
La végétation naturelle est dictée dans sa physionomie et sa composition florale par les conditions pédologues et climatiques (pluviométrie). Ainsi, du Nord au Sud on distingue grossièrement les grands domaines bioclimatiques suivants :
** le domaine saharien (ou sahélo-sahérien selon certaines bibliographies) : en dehors du Ténéré où elle n’existe presque pas, la végétation, quand elle existe, est une steppe discontinue, généralement réfugiée dans les dépressions. Ce domaine représente environ 68 % de la superficie du pays ;
** le domaine sahélien qui couvre 29 % du territoire et correspond pratiquement à la partie du Niger habité. Il porte sur la partie du territoire comprise entre le nord saharien et la frange Sud d'occupation urbaine. Ce domaine est caractérisé par une végétation steppique passant des formations contractées ou arbustives claires à des types plus diffus et arborés au Sud ;
** le domaine soudanien qui couvre la partie la plus méridionale du pays : c’est la savane qui représente environ 3% du territoire. Plus boisé que le Sahel, il comporte une végétation caractérisée par une strate herbacée plus continue ou non. La strate ligneuse comporte des arbustes et des arbres capables de constituer localement des peuplements fermés. La végétation est globalement caractérisée par des Combretacées et par la présence d'autres espèces de valeur comme le Karité, le Néré etc.
2.1.1. Superficies
En 1970 on estimait que la forêt nigérienne couvrait une superficie de 14 millions d'hectares. Il s'agissait là d'une estimation approximative basée sur les opinions du personnel des services des Eaux et Forêts. On sait qu’avant l'avènement du projet Planification et Utilisation des Sols et des Forêts (PUSF), aucun effort sérieux n'a véritablement été fait dans le sens d'évaluer la situation des ressources forestières en termes de superficie totale, principaux types de forêts, volumes de bois et potentiel de régénération et de croissance. Par ailleurs, compte tenu de la mise en culture de nouvelles terres forestières évaluées à 70.000 ha/an dans les années 70, la superficie de la forêt serait passée de 14 millions d'hectares en 1970 à moins de 13 millions d'hectares en 1989, date à laquelle le PUSF a publié les résultats de ses travaux d'évaluation des surfaces des terres forestières qu'il évalue à son tour à un peu plus de 14 millions d'hectares. Le chiffre avancé en 1970 semble donc être dénoué de tout fondement.
La première et l'unique tentative d’évaluation des ressources ligneuses à cette échelle a donc été réalisée par le PUSF. Cet inventaire effectué à partir de l’extrapolation des résultats d’une étude sur une superficie d’environ 146.000 km² (cercles de 100 kilomètres de rayon autour de cinq (5) des principales agglomérations du pays que sont Niamey, Dosso, Tahoua, Maradi et Zinder), soit 11, 5 % du territoire national, a certes le mérite d’exister mais a aussi présenté un certain nombre de limites parmi lesquelles on peut citer le fait qu’en raison des objectifs qui lui étaient assignés, l’évaluation n’avait porté que sur les ressources ligneuses commercialisables (dont le diamètre moyen est égal ou supérieur à 4 cm), négligeant ainsi les autres types de biomasse.
Le projet Energie II a également fait des travaux similaires, plus précis (150 km autour des quatre plus grandes agglomérations) mais moins exhaustifs puisque n’ayant pas fait l’objet d’extrapolation à l’ensemble du pays. En outre, tout comme l'étude PUSF, celle-ci s'est limitée au bois commercialisable.
Aujourd'hui encore il n'existe donc aucun chiffre précis sur la surface totale des terres forestières, ni sur le taux de dégradation des ressources. C’est donc dire que l’inventaire forestier du PUSF constitue jusqu’ici l’unique référence disponible à l’échelle nationale et digne de foi en matière d’estimation de ressources forestières au Niger. Il évaluait (en 1989) à 14.196.400 hectares, la surface des terres à vocation forestière c’est-à-dire celles sur lesquelles les activités envisageables dans le contexte d’une exploitation des ressources naturelles seraient soit forestières, soit sylvo-pastorales. Ces superficies intègrent environ 212.000 hectares de forêts classées (65 forêts).
Le Code Forestier du Niger détermine deux types de statuts pour la forêt, notamment :
-- les forêts classées où l’exploitation et l’exercice des droits coutumiers d’usage sont soumis à un régime spécial restrictif. Les populations ont libre accès à la ressource utilisable pour des besoins non commerciaux mais cette exploitation se fait sous contrôle de l’autorité forestière. Pâturage et ébranchage des arbres sont interdits ;
-- les forêts protégées correspondant au domaine non classé (y compris le domaine agricole) mais susceptible de l’être. Les usages locaux sont respectés, la coupe de bois vert pour la commercialisation et le défrichement pour la mise en culture sont permis sous réserve d’une autorisation par les services compétents.
2.1.2. Description
Il faut noter que les ressources forestières du Niger se caractérisent par une diversité végétale et se répartissent en plusieurs types d’écosystèmes qui diffèrent tant par les espèces qui les constituent et leur capacité spécifique de régénération (productivité) que par l’importance et la qualité de leurs produits ligneux et non ligneux ainsi que par les services qu’ils permettent. Ainsi, très schématiquement, on distingue entre autres :
- les formations contractées de types brousses tigrées et/ou tachetées qu’on rencontre principalement dans l’Ouest nigérien ; on les retrouve également dans le centre et le Sud-Est du pays mais sur des étendues bien moins importantes. Composées à plus de 90 % de combretacées, elles se développent sur des plateaux latéritiques. C’est le type de végétation forestière dominant au Niger ;
- les forêts de bas-fonds inondables localisées dans les dépressions à sols à texture marquée par une forte proportion d’argile relativement imperméable. On les rencontre dans la partie nord des départements de Zinder, Tahoua et Maradi (dans une moindre mesure). Ces forêts, essentiellement composées d’espèces épineuses (acacia divers…), s’étendent généralement sur de faibles superficies (100 ha en moyenne) et se caractérisent par leur forte densité ainsi que par leur grande capacité de régénération (semi-naturels) qui est malheureusement très vite annihilée par le broutage des animaux ou par la submersion des plantules ;
- les forêts sur sols sableux, comme celle de baban raffi dans le département de Maradi ou celle de Takiéta (Département de Zinder) constituées de peuplements naturels de savanes sèches sahélo-soudaniennes très clairsemées également dominées par les combretacées;
- les parcs agro-forestiers, notamment les parcs agroforestiers à Acacia albida, à Butyrospermum parkii (karité), à Parinari macrophylla, les palmeraies, doumeraies et rôneraies qu’on rencontre sur les sols sableux profonds des dallols, des goulbis et des koris: quelques essences forestières sont toujours associées au doum, au rônier ou au dattier, notamment les Acacia sp, Commifora africana, Sclerocarya birrea, etc. ;
- les jachères : elles sont de moins en moins importantes (en superficie) et de plus en plus éphémères mais le potentiel de biomasse ligneuse provenant de la régénération naturelle est tout de même non négligeable et représente la seule source de combustible ligneux pour les populations dans certaines zones.
2.1.3. Productivité
La productivité des formations forestières naturelles reste encore mal connue malgré les efforts déployés pour en améliorer la connaissance, notamment dans le cadre des projets de développement forestier. Cette productivité semble cependant être relativement faible. Parmi les tentatives faites pour l’évaluer, on peut en citer :
a./ L’évaluation de l’INRAN
Au début des années 70, le Département des Recherches Forestières de l’Institut de Recherche Agronomique du Niger (INRAN/DRF) a, avec l’appui du Centre Technique Forestier Tropical, mené un certain nombre d’essais en vue de déterminer la productivité des forêts sèches à combretacées de la zone de Niamey (N’Dounga-Aéroport). Les résultats de ces essais étaient que la productivité moyenne de ces formations est de 0,5 stères par hectare et par an.
b./ L’évaluation du PUSF
En 1992 Hopkins C. a réalisé une étude à partir d’un dispositif de parcelles mises en place par le PUSF dans le but de suivre l’évolution des formations forestières du type brousse tigrée à Guesselbodi. Cette étude compare la composition florale et le volume du bois de chauffe une dizaine d’années après la coupe test. Deux parcelles de suivi sur quatre avaient été protégées des effets du pâturage (clôture).
Les diamètres de base de toutes les tiges de combretacées suivies (Combretum nigricans et Combretum glutinosum de > 6 cm et Combretum micrantum et Guiera senegalensis de > 4 cm) ont été mesurés avant la coupe du bois effectuée en 1982-83.
Bien que très partielle, puisque ne couvrant qu’un périmètre d’un (1) hectare d’une forêt déjà particulièrement dégradée, «l’étude Hopkins » a révélé, pour principal résultat, qu’une moyenne annuelle de pousse de 0,34 stères/ha a été enregistrée dans les parcelles. Les autres résultats synthétiques étaient que :
- les diamètres moyens des essences étaient plus faibles qu’il y a dix (10) ans, ce qui soulève le problème de la durée des rotations de coupe de ces types de formations ;
- la composition florale des parcelles a été modifiée puisque Combretum nigricans et Combretum glutinosum qui dominaient les parcelles en 1982-83 se retrouvent inférieurs en nombre de tiges aux Guiera senegalensis et Combretum micrantum. Cette tendance se confirme également pour ce qui concerne le suivi des régénérations naturelles et semble indiquer que le mode de reconstitution de la variabilité florale de ces formations doit retenir l’attention, notamment pour Combretum nigricans qui est particulièrement apprécié des populations urbaines ;
- l’élimination du pâturage pendant les premières années suivant la coupe du bois de chauffe n’a pas affecté la pousse post-coupe.
c./ L’évaluation du Projet Energie II -Volet Offre
A l’image du PUSF à Guesselbodi, et dans le cadre de son Système d’Information et d’Evaluation Permanent (SIEP), le Projet Energie II- Volet Offre a également mis en place des parcelles de suivi de la régénération des formations forestières, dans la zone de Say (massif de brousse tigrée de Tientergou) et dans celle de Tahoua (forêts à acacia de bas-fond à Korap et Jirket).
A say il a été testé la capacité de régénération d’une forêt à combretacées (brousse tachetée) d’une part après une coupe à blanc étoc et d’autre part après une coupe sélective telle que préconisée par le projet. Un système de suivi identique a été mis en place à Banizombou (brousse diffuse) et suivi par l’ORSTOM. En 1995 l’ensemble du système a été évalué par Ichaou A. qui est également arrivé à des chiffres de productivité importants, entre 2 et 4 stères par hectare et par an suivant les sites. Mais signalons que ces derniers sont tous situés dans des forêts dont la mise à exploitation est relativement récente et qui sont de ce fait encore riches, c’est-à-dire pas très dégradées.
En définitive on voit que la quasi-totalité des tests ont été localisés dans l’espace (essentiellement dans la région de Niamey), et les résultats sont de ce fait difficiles à extrapoler, ce d’autant plus (i) qu’il n’existe pas de répartition fiable (en terme de proportion) de la superficie forestière entre les différentes catégories de forêts (brousses, bas-fonds, jachères, parcs agro-forestiers, etc.) auxquelles pourraient être appliqués les chiffres de productivité obtenus lors desdits tests (ii) et que toutes les formations forestières ne sont pas au même niveau de dégradation.
Néanmoins, le test de l’INRAN/DRF présente la caractéristique d’avoir été plus étalé dans le temps, plus rigoureusement suivi sur le terrain, et probablement mieux monté sur le plan scientifique. Le chiffre de productivité qui en a découlé est généralement utilisé dans les calculs, même si l’on sait qu’en cette matière il est difficile de comparer d’une part les brousses à combretacées de cette région avec celles de la zone de Say et d’autre part les brousses avec les formations de bas-fonds ; tout comme il est logique de s’attendre à ce que les forêts artificielles ou celles rationnellement aménagées, c’est-à-dire protégées de l’exploitation incontrôlée, de la dent du bétail et des feux de brousse - ce qui n’est pas le cas g&eac ute;néral des forêts nigériennes - aient une productivité plus élevée. C’est ce chiffre de productivité de 0,5 stères par hectare et par an que nous conseillons d’utiliser, au stade actuel des connaissances.
2.1.4. Production annuelle et potentielle sur pied
Il est évident que le volume de bois sur pied diffère suivant le type d’écosystème forestier en présence d’une part et de l’état de la ressource (degré de dégradation) de l’autre. Toutefois, pour les besoins du présent travail il est considéré le volume sur pied avancé par le projet Energie II dans le schéma directeur d’approvisionnement de Niamey qui est de l’ordre de 5,22 stères par hectare, soit 1,45 m3/ha (1m3 ~ 3,6 stères d’après l’inventaire de la forêt de Faira par le PF/IDA).
Le tableau ci-après donne une indication de l’évolution prospective de la production des formations forestières et du volume sur pied des forêts naturelles ainsi que des volumes et tonnages correspondants.
Tableau n°5 : Evolution prospective des superficies forestières et de leur production à l’horizon 2010.
|
Années |
Superficie forestière |
Production |
Matériel sur pied |
||||
|
(Ha) |
(Stères) |
(Tonnes) |
(M3) |
(Stères) |
(Tonnes) |
(M3) |
|
|
1989 |
14196400 |
7098200 |
1703568 |
1971722 |
81203408 |
19488818 |
22556502 |
|
1990 |
14006000 |
7003000 |
1680720 |
1945278 |
80114320 |
19227437 |
22253978 |
|
1991 |
13815600 |
6907800 |
1657872 |
1918833 |
79025232 |
18966056 |
21951453 |
|
1992 |
13625200 |
6812600 |
1635024 |
1892389 |
77936144 |
18704675 |
21648929 |
|
1993 |
13434800 |
6717400 |
1612176 |
1865944 |
76847056 |
18443293 |
21346404 |
|
1994 |
13244400 |
6622200 |
1589328 |
1839500 |
75757968 |
18181912 |
21043880 |
|
1995 |
13054000 |
6527000 |
1566480 |
1813056 |
74668880 |
17920531 |
20741356 |
|
1996 |
12863600 |
6431800 |
1543632 |
1786611 |
73579792 |
17659150 |
20438831 |
|
1997 |
12673200 |
6336600 |
1520784 |
1760167 |
72490704 |
17397769 |
20136307 |
|
1998 |
12482800 |
6241400 |
1497936 |
1733722 |
71401616 |
17136388 |
19833782 |
|
1999 |
12292400 |
6146200 |
1475088 |
1707278 |
70312528 |
16875007 |
19531258 |
|
2000 |
12102000 |
6051000 |
1452240 |
1680833 |
69223440 |
16613626 |
19228733 |
|
2001 |
11911600 |
5955800 |
1429392 |
1654389 |
68134352 |
16352244 |
18926209 |
|
2002 |
11721200 |
5860600 |
1406544 |
1627944 |
67045264 |
16090863 |
18623684 |
|
2003 |
11530800 |
5765400 |
1383696 |
1601500 |
65956176 |
15829482 |
18321160 |
|
2004 |
11340400 |
5670200 |
1360848 |
1575056 |
64867088 |
15568101 |
18018636 |
|
2005 |
11150000 |
5575000 |
1338000 |
1548611 |
63778000 |
15306720 |
17716111 |
|
2006 |
10959600 |
5479800 |
1315152 |
1522167 |
62688912 |
15045339 |
17413587 |
|
2007 |
10769200 |
5384600 |
1292304 |
1495722 |
61599824 |
14783958 |
17111062 |
|
2008 |
10578800 |
5289400 |
1269456 |
1469278 |
60510736 |
14522577 |
16808538 |
|
2009 |
10388400 |
5194200 |
1246608 |
1442833 |
59421648 |
14261196 |
16506013 |
|
2010 |
10198000 |
5099000 |
1223760 |
1416389 |
58332560 |
13999814 |
16203489 |
Au Niger, le reboisement a pendant longtemps constitué un pan important de la foresterie communautaire. La population a graduellement été impliquée dans cette activité comme main d’œuvre salariée, puis comme acteurs mobilisés (ex : Samaria) et enfin, dans le cadre d’un partenariat né de l’approche globale, intégrée et participative devenue la méthode d’intervention de l’Etat et de ses partenaires au développement.
Ainsi, après les sécheresses des années 1970, d’importants programmes de reboisement ont été mis en œuvre pour inverser la tendance à la dégradation de l’environnement. Au cours des années 1980 le reboisement a connu un développement spectaculaire à travers la mise en œuvre de grands projets, principalement le Projet Forestier IDA/FAC/CCCE qui a expérimenté puis abandonné les plantations en irrigué très coûteuses au profit des plantations en sec. A partir de 1984 le débat national de Maradi sur la lutte contre la désertification a insufflé une nouvelle dynamique aux actions de reboisement qui privilégie la participation massive des nigériens par l’institution d’objectifs quantitatifs annuels de reboisement aux collectivités territoriales, aux villages…
On distingue les plantations en bloc (généralement de production), les plantations linéaires (de protection) et les plantations d’«environnement ». Pour les besoins de la présente étude toutes les plantations ont été exprimées en bloc, d’où la formulation d’un certain nombre d’hypothèses traduites par l’utilisation des facteurs de conversion pour passer, par exemple, du nombre de plants distribués gratuitement à la superficie correspondante.
Les superficies ainsi obtenues grâce à des chiffres de base tirés de différents documents de la Direction de l’Environnement sont consignées dans le tableau n°6.
Aussi, l’on estimait à environ 40.000 hectares la superficie totale des plantations réalisées avant l’engagement de Maradi (Direction de l’Environnement), ce qui permet d’estimer à quelque 146.000 hectares le cumul des superficies des plantations jusque là réalisées dans le pays. Toutes les plantations sont supposées être faites en sec, c’est-à-dire sans appoint d’eau par arrosage. Leur productivité, évaluée dans le cadre du projet Forestier, est comprise entre 0,6 et 1 m3 par hectare et par an.
Ces plantations forestières réalisées dans l’objectif de compenser l’exploitation abusive des forêts naturelles, représenteraient dans les faits moins de 1% des besoins des populations (Direction de l’Environnement). Par ailleurs, il n’y a pas à l’heure actuelle de situation exacte de ces plantations c’est-à-dire leur état actuel, localisation et superficie réelle.
Tableau n°6 : Superficies des terres supposées plantées de 1985 à 1996.
|
Années |
Espèces exotiques (ha) |
Espèces locales (ha) |
Total plantations (ha) |
|
1985 |
4600 |
1150 |
5750 |
|
1986 |
7880 |
1970 |
9850 |
|
1987 |
5550 |
1390 |
6940 |
|
1988 |
7300 |
1820 |
9120 |
|
1989 |
3650 |
3630 |
7280 |
|
1990 |
3530 |
3530 |
7060 |
|
1991 |
6580 |
6600 |
13180 |
|
1992 |
1740 |
4070 |
5810 |
|
1993 |
2790 |
6490 |
9280 |
|
1994 |
4880 |
11380 |
16260 |
|
1995 |
1777 |
4160 |
5937 |
|
1996 |
3010 |
7030 |
10040 |
|
Total pour la période |
53287 |
53220 |
106 507 |
Source: CNEDD-Inventaire des gaz à effets de serres au Niger (d’après les chiffres de la Direction de l’Environnement).