OUGANDA (28 février)
La moisson de la récolte de la deuxième campagne 2002 est terminée et l’on peut s’attendre à ce que la contraction des surfaces cultivées entraîne un déclin de la production de maïs par rapport à celle de l’année précédente. Le rendement de la récolte de la saison principale, moissonnée au début de l’année, était inférieur à la moyenne, et il est prévu que la production céréalière totale en 2002 soit de 12 pour cent inférieure à la moyenne des cinq dernières années.
Malgré la stabilité des approvisionnements alimentaires dans le pays, la situation alimentaire s’est en partie aggravée en raison de l’intensification des conflits et du déplacement d’un grand nombre de personnes dans les districts du nord qui ont coïncidé avec les mauvaises récoltes causées par la sécheresse. L’insécurité grandissante qui empêche environ 800 000 personnes déplacées dans le nord de l’Uganda de moissonner la récolte de la saison pourrait avoir des répercussions sur la préparation des terres et les semis de la prochaine saison qui commence en mars/avril 2003. Au nord-est, la région de Karamoja, sujette aux sécheresses, a subi des effets faibles du phénomène El Niño, ce qui a conduit à une absence de pluies aux périodes critiques pour la levée des céréales. Selon les prévisions, une production céréalière inférieure à la moyenne devrait prolonger la « période de famine » de janvier à juin 2003, en admettant que la campagne soit normale ou à peu près normale. On estime qu’environ 350 000 personnes seront touchées et qu’elles auront besoin d’interventions d’aide alimentaire. Pour 2003, le PAM demandera 210 000 tonnes de denrées alimentaires afin de répondre aux besoins des personnes déplacées et des populations touchées par la sécheresse, dont 140 400 réfugiés qui sont actuellement aidés dans le pays. Environ 1,5 million de personnes sont actuellement aidées par le PAM dans plusieurs régions du pays.