FAO/SMIAR - Cultures et Pénuries alimentaires  - 03/03 - RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (28 février)

RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (28 février)

À la fin d’octobre, les combats ont repris entre les forces gouvernementales et les troupes rebelles à Bangui. Depuis, les insurgés ont conquis les régions du nord et du centre, isolant celle de l’est. Les habitants ont commencé à fuir, se mettant d’abord à l’abri dans la brousse d’où ils essaient de gagner Bangui ou le sud du Tchad. Le bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés à Bangui rapportait en janvier que 10 000 personnes environ, dont au moins 1 300 ressortissants centrafricains, avaient rejoint le Tchad. La situation humanitaire s’est aggravée à la suite de l’offensive gouvernementale lancée à la mi-février, qui a causé de nouveaux déplacements de population, et des événements survenus dans les régions contrôlées par les rebelles, dont on sait cependant peu de chose pour le moment.

Du fait de l’insécurité qui règne dans ces zones, les 5 000 PDI ciblés par une opération d’urgence du PAM sont hors d’atteinte. En revanche, le PAM a pu reprendre les distributions alimentaires dans les quartiers sud de Bangui où règne une stabilité relative: plus de 44 000 personnes vulnérables ont reçu 226 tonnes d’aide alimentaire en janvier, alors qu’en décembre, 830 500 personnes s’étaient partagé 766 tonnes de vivres.

La situation des approvisionnements alimentaires s’est beaucoup détériorée dans le pays. La destruction et le vandalisme qui sévissent à grande échelle, conjugués à l’absence de semis et aux déplacements de population, rendront beaucoup plus difficiles que d’habitude les travaux de préparation de la prochaine campagne agricole.

Les réserves de vivres du PAM suffiront à nourrir les personnes déplacées les plus vulnérables jusqu’à la fin de 2003, à condition que leur nombre n’augmente pas. Le PAM a par ailleurs interrompu tous ses programmes de secours et redressement pour se concentrer sur l’aide d’urgence destinée aux populations touchées par les troubles civils.