FAO/SMIAR - Cultures et Pénuries alimentaires  - 03/03 - MONGOLIE* (18 février)

MONGOLIE* (18 février)

Les principales cultures céréalières du pays sont le blé et l’orge, ce dernier ne représentant qu’un pour cent de la production de blé. Bien que les emblavures aient augmenté, les conditions de croissance défavorables au cours de la dernière campagne (moins de 50 pour cent du volume pluviométrique normal et températures élevées) ont considérablement réduit les rendements. La production de blé, récolté en septembre l’an dernier, s’établirait à 159 000 tonnes, ce qui représente une hausse par rapport à la récolte réduite par la sécheresse de l’an dernier mais un fléchissement de 25 pour cent par rapport aux récoltes moyennes obtenues au début des années 90. La production de pomme de terre et d’autres légumes serait également très inférieure à la moyenne. L’an dernier, la forte sécheresse, qui a touché 70 pour cent du pays, a été suivie par des chutes de neige précoces en décembre, annonçant un nouvel hiver très difficile.

L’hiver extrêmement rigoureux qui a sévi cette année – le dzud, comme on l’appelle en Mongolie – après la sécheresse des mois d’été aurait compromis les moyens d’existence de 665 000 personnes. Selon la Croix-Rouge en Mongolie et la Commission nationale des situations de crise, jusqu’à 2,5 millions d’animaux risquent de périr avant le printemps prochain, faute de fourrage.

Pour couvrir la demande intérieure pendant la campagne de commercialisation qui se terminera en septembre 2003, le pays devra importer 220 000 tonnes de blé, 13 000 tonnes de riz et 5 000 tonnes de maïs. La Mongolie étant confrontée à de graves difficultés de paiement, les importations commerciales ne couvriront qu’une partie de ces besoins et il sera donc nécessaire de fournir une aide alimentaire pour satisfaire le reste de la demande.