SÉNÉGAL (21 février)
Un temps sec normal pour la saison règne sur le pays. Les données de production définitives publiées par le gouvernement sont de beaucoup inférieures aux prévisions de la mission conjointe FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires d’octobre 2002, qui prévoyait une récolte moyenne. La production céréalière totale est maintenant estimée à quelque 776 800 tonnes, 16 pour cent de moins que la moyenne des cinq dernières années.
Une mission conjointe FAO/CILSS de suivi qui a récemment séjourné dans le pays a signalé que les prix des céréales sur les marchés locaux qui avaient fortement grimpé au cours de la dernière année de commercialisation n’ont pas baissé, situation qui s’explique par la mauvaise récolte de 2002 au Sénégal et dans l’ensemble du Sahel occidental. Ces prix locaux élevés rendent l’accès aux vivres difficile pour beaucoup de ménages, en particulier dans les régions rurales.
Vu l’insuccès de la récolte et la situation alimentaire tendue qui en résulte, le gouvernement a débloqué une somme de 15 milliards de FCFA (23 millions de dollars EU) en août 2002, ce qui a permis de distribuer environ 54 000 tonnes de riz aux populations rurales touchées. À la mi-décembre, la FAO et le PAM ont lancé une opération régionale d’urgence en faveur des cinq pays de l’ouest sahélien les plus touchés par la sécheresse de 2002, opération prévoyant un volume de 2 999 tonnes de vivres pour les 23 300 Sénégalais les plus gravement menacés. Cependant, l’appel aux donateurs a suscité un très petit nombre de contributions.