SWAZILAND (25 février)
Le pays est divisé en quatre zones agroécologiques en ordre décroissant de potentiel agricole pluvial, le highveld, le middveld, le plateau et le lowveld. Dans le lowveld, une période de sécheresse et de chaleur intense en novembre a complètement détruit la culture de maïs à ses débuts. Les agriculteurs qui avaient encore des graines ou qui avaient la possibilité d’en acheter sur les marchés locaux ont fait de nouveaux semis, mais on estime que 85 pour cent d’entre eux ne récolteront pas du tout de maïs. Une aide alimentaire ciblée sera donc nécessaire en 2003/2004. Ailleurs dans le pays, la récolte céréalière de cette année s’annonce satisfaisante. Bien que novembre ait été sec (mais moins chaud) sur le plateau et le middveld, les récoltes s’annoncent correctes ou bonnes, tandis que sur l’highveld on peut s’attendre à une très bonne récolte si le reste de la saison est normal.
La situation de l’approvisionnement alimentaire est difficile et les prix de la farine de maïs augmentent. Cela reflète la lenteur des importations commerciales de maïs. Le 31 janvier 2003, sur les 56 000 tonnes de maïs devant être importées, seules 32 000 tonnes (soit 57 pour cent) étaient arrivées. Une des raisons principales qui expliquent cette lenteur est le prix élevé du grain de maïs que les minotiers doivent payer au seul importateur de maïs, National Maize Corporation (NMC), lequel facture à présent la tonne de maïs à R1950, alors que celle-ci coûte R1285 la tonne au débarquement.