IGWG/RTFG 1/REP





GROUPE DE TRAVAIL INTERGOUVERNEMENTAL CHARGÉ D’ÉLABORER UN ENSEMBLE DE DIRECTIVES VOLONTAIRES À L’APPUI DE LA CONCRÉTISATION PROGRESSIVE DU DROIT À UNE ALIMENTATION SUFFISANTE DANS LE CONTEXTE DE LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE NATIONALE

Première session

Rome, 24-26 mars 2003

RAPPORT



ORGANISATION DES NATIONS UNIES
POUR L’ALIMENTATION ET L’AGRICULTURE
Rome, 2003



Table des matières


QUESTIONS D’ORGANISATION

1. Le Groupe de travail intergouvernemental chargé d’élaborer un ensemble de directives volontaires à l’appui de la concrétisation progressive du droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale a tenu sa première session au siège de la FAO, à Rome, du 24 au 26 mars 2003. Ont participé à la session des délégués de 87 membres de la FAO et de l’ONU, des observateurs du Saint-Siège, de trois organismes et institutions spécialisées des Nations Unies, de trois organisations intergouvernementales et de 15 organisations non gouvernementales internationales, ainsi que le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation. Le présent rapport comprend les annexes ci-après: 1. Ordre du jour de la session; 2. Liste des pays et organisations représentés à la session et 3. Liste des documents. La liste complète des participants est jointe au présent document.

2. La session a été ouverte par M. Hartwig de Haen, Sous-Directeur général de la FAO chargé du Département économique et social. Le Groupe a élu par acclamation l’Ambassadeur Nouri-Naeeni (République islamique d’Iran) au poste de Président, l’Ambassadeur Christian Monnoyer (Belgique) à celui de Premier Vice-Président et l’Ambassadeur Alvaro Gurgel de Alencar (Brésil), M. Hamadoun Bocar Cissé (Mali), M. Simon Draper (Nouvelle-Zélande) pour assurer l’intérim pour la région Pacifique Sud-Ouest, M. Noel De Luna (Philippines) et Mme Lucy Tamlyn (États-Unis d’Amérique) aux postes de Vice-Présidents et membres du bureau du Groupe de travail intergouvernemental.

3. Le Groupe de travail s’est félicité de la possibilité qui lui était donnée de conduire ses débats généraux de façon à permettre aux représentants des États, ainsi qu’aux autres participants, de contribuer sur un pied d’égalité à un échange de vues constructif.

I. PRÉSENTATION DES VUES ET PROPOSITIONS CONCERNANT LES ÉLÉMENTS À INCLURE DANS LES DIRECTIVES VOLONTAIRES

4. Le Groupe de travail intergouvernemental a examiné les vues et les propositions des membres et des parties prenantes concernant les éléments à inclure dans les directives volontaires. Le Secrétariat a établi un rapport de synthèse1 reflétant toutes les contributions des parties prenantes reçues avant le 28 février 2003, ainsi que deux suppléments rendant compte des contributions écrites et de déclarations faites lors de la session (joints en annexe au présent Rapport). Le Groupe de travail intergouvernemental a estimé que le rapport de synthèse reflétait bien les contributions reçues et constituait une base rationnelle pour la définition de la structure et de la teneur des directives. Le Groupe de travail intergouvernemental a estimé que les directives volontaires seraient un outil pratique destiné à mettre en œuvre, au niveau opérationnel, le droit à une alimentation adéquate dans le contexte de la sécurité alimentaire nationale. La plupart des membres ont confirmé que leurs pays s’intéressaient à de telles directives, qui devraient les aider à traduire dans la pratique le droit à une alimentation adéquate. Des représentants d’organisations de la société civile et d’organisations internationales ainsi que le Rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation ont également souligné que de telles directives étaient nécessaires de toute urgence.

5. Le Secrétariat a préparé, à la demande du Groupe de travail intergouvernemental, un document de travail soulignant les principaux points de convergence et de divergence entre les diverses propositions présentées, les premiers étant plus nombreux. Le Groupe de travail intergouvernemental a estimé que cette vue d’ensemble donnait des indications utiles concernant les domaines exigeant un examen supplémentaire entre les sessions et a demandé au Secrétariat d’établir une deuxième version de ce document qui reflète mieux les vues des membres, ainsi que leur degré de convergence ou de divergence. Ces deux documents de travail seront disponibles sur demande adressée au Secrétariat.

II. ORGANISATION FUTURE DES TRAVAUX

6. Le Groupe de travail intergouvernemental a décidé que les membres et les parties prenantes pourraient envoyer de nouvelles contributions jusqu’au 7 avril 2003, après quoi le Secrétariat parachèverait le rapport de synthèse en y incorporant les suppléments I et II, ainsi que les nouvelles contributions. Le rapport de synthèse final serait alors soumis au Bureau pour qu’il le présente au CSA en mai 2003, comme élément du rapport intérimaire du Groupe de travail intergouvernemental au CSA. Les contributions reçues après le 7 avril seraient affichées sur le site Web et seraient, comme les autres, prises en considération par le Bureau et le Secrétariat dans leurs travaux.

7. Le Groupe de travail intergouvernemental a en outre décidé que le Bureau préparerait une première version des directives volontaires, en temps utile pour la présenter à la deuxième session du Groupe de travail intergouvernemental.

8. S’agissant des activités entre les sessions, le Groupe de travail intergouvernemental a noté que conformément au paragraphe 9 de l’Annexe D du rapport de la cent vingt-troisième session du Conseil de la FAO, le Bureau peut décider de réaliser des activités appropriées entre les sessions, sur la base des suggestions et propositions faites lors de la première session et en fonction des ressources disponibles et il a constaté que les fonds actuellement disponibles ne permettraient pas la réalisation de toute la gamme d’activités souhaitables.

9. Le projet de directives volontaires pourrait être inscrit à l’ordre du jour des Conférences régionales, si les régions y consentent, en consultation avec le Directeur général de la FAO.

10. La deuxième session du Groupe de travail intergouvernemental se tiendrait du 22 au 26 septembre 2003. Le Groupe de travail a étudié la possibilité de différer sa troisième session, prévue initialement en mars 2004, pour la tenir à une date plus proche de la session du CSA de septembre 2004, sans pour l'instant prendre de décision.

III. AUTRES QUESTIONS

11. Compte tenu des tâches particulières et importantes d’orientation que doit accomplir le Bureau lors du processus d’élaboration des directives volontaires, le Groupe de travail intergouvernemental a décidé que le Bureau assumerait les fonctions de Comité directeur entre ses sessions. Si le Président ou un Vice-Président devait être absent lors d’une réunion du Comité directeur, il ou elle pourrait être remplacé(e) par un représentant d’un membre de la même région, après consultation du Président.

IV. ADOPTION DU RAPPORT

12. Le Groupe de travail intergouvernemental a adopté son rapport.

Annexe 1

ORDRE DU JOUR DE LA SESSION

I. Allocution de bienvenue prononcée au nom du Directeur général

II. Élection du Bureau

a) Élection du président
b) Élection de six vice-présidents
c) Élection du rapporteur

III. Adoption de l’ordre du jour

IV. Présentation d’avis et de propositions relatifs aux composantes des directives volontaires

a) Présentation du rapport de synthèse rédigé par le Secrétariat sur la base des contributions reçues avant le 28 février 2003
b) Présentations orales par des membres et des parties prenantes souhaitant prendre la parole sur la question
c) Débat sur les contributions écrites et orales

V. Organisation des travaux futurs

a) Activités intersessions
b) Dispositions relatives à la deuxième session du Groupe de travail intergouvernemental

VI. Autres questions

VII. Adoption du rapport de la première session

Annexe 2

PAYS ET ORGANISATIONS REPRÉSENTÉS À LA SESSION

Pays

Afrique du Sud
Algérie
Allemagne
Argentine
Autriche
Bangladesh
Bélarus
Belgique
Bénin
Bolivie
Brésil
Bulgarie
Cap-Vert
Chine
Chypre
Corée, République de
Costa Rica
Côte d’Ivoire
Cuba
Danemark
Égypte
El Salvador
Équateur
Érythrée
Espagne
États-Unis d’Amérique
Éthiopie
Fédération de Russie
Finlande
France
Gabon
Grèce
Guatemala
Guinée
Haïti
Honduras
Hongrie
Inde
Indonésie
Iran, Rép. islamique d’
Irlande
Israël
Italie

Jamahiriya arabe libyenne
Japon
Kenya
Lesotho
Lituanie
Madagascar
Malaisie
Mali
Maroc
Mauritanie
Mexique
Moldova
Mozambique
Myanmar
Népal
Nigéria
Norvège
Nouvelle-Zélande
Oman
Ouganda
Pakistan
Paraguay
Pays-Bas
Pérou
Philippines
Pologne
République arabe syrienne
République dominicaine
République tchèque
Roumanie
Royaume-Uni
Saint-Marin
Sénégal
Sierra Leone
Slovaquie
Soudan
Suède
Suisse
Tanzanie
Thaïlande
Turquie
Venezuela
Zimbabwe

Organisations membres
Communauté européenne
Saint-Siège

Représentants de l’Organisation des Nations Unies et de ses institutions spécialisées
Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation
Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR)
Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH)
Programme alimentaire mondial (PAM)

Observateurs d’organisations intergouvernementales
Comité international de la Croix-Rouge (CICR)
Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI)
Institut international des ressources phytogénétiques (IPGRI)

Observateurs d’organisations non gouvernementales internationales
All African Farmers Network
Information et réseau d'action pour le droit à se nourrir (FIAN)
Association internationale des étudiants en agriculture (AIEA)
Coopération internationale pour le développement socio-économique (CIDSE)
Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (IFOAM)
Institut international Jacques Maritain (IIJM)
Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique (MIJARC)
International Partners for Sustainable Agriculture (IPSA)
Ius Primi Viri (IPV)
Comité central mennonite
Rotary International
Association pour le développement international
Soroptimist International
World Alliance for Nutrition and Human Rights (WANAHR)
World Forum of Fisher Peoples (WFFP)

Annexe 3

LISTE DES DOCUMENTS
Documents officiels

 

Ordre du jour provisoire (janvier 2003)

IGWG RTFG 1/1 Rev.1

Ordre du jour provisoire (mars 2003)

IGWG RTFG 1/2

Rapport de synthèse sur les contributions reçues de gouvernements et de parties prenantes

IGWG RTFG 1/2 Sup.1

Supplément au rapport de synthèse sur les contributions reçues de gouvernements et de parties prenantes

IGWG RTFG 1/2 Sup.2

Second supplément au rapport de synthèse sur les contributions reçues de gouvernements et de parties prenantes

IGWG RTFG 1/INF/1

Extrait du rapport de la cent vingt-troisième session du Conseil de la FAO, Rome, 28 octobre - 1er novembre 2002 (CL 123/REP-Révisé)

IGWG RTFG 1/INF/2

Déclaration relative aux compétences et aux droits de vote soumise par la Communauté européenne (CE) et ses États membres

Documents d’information

E/C 12/1999/5

Observation générale 12 sur le droit à une alimentation adéquate (article 11) du Comité sur les droits économiques, sociaux et culturels, vingtième session, Genève, 26 avril – 14 mai 1999

Contributions reçues jusqu’au 28 février 2003 dont il est fait état dans le rapport de synthèse

Membres
1. Brésil
2. Union européenne
3. Norvège
4. Suisse
5. États-Unis

Observateurs
6. Information et réseau d’action pour le droit à se nourrir (FIAN) – contribution commune Société civile Nord-Sud
7. Universidad Politécnica de Valencia, Centro de Estudios Rurales y de Agricultura Internacional (CERAI-Espagne)
8. Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique (MIJARC)
9. Justice et paix (Déclaration ONG allemande)
10. Fair Food
11. Ius Primi Viri International Association
12. JEEP (Coalition ONG ougandaise)
13. Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation
14. Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
15. Programme alimentaire mondial

Contributions reçues entre le 1er et le 21 mars 2003 qui ne figurent pas dans le rapport de synthèse

Membres
13/03 Bénin
14/03 Suisse – Annexe
14/03 Suisse (français)
17/03 Ouganda (révisée)

Observateurs
28/02 Organisation mondiale de la santé
14/03 Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI)
15/03 Annexe à la contribution de la société civile Nord-Sud
15/03 Comité permanent des Nations Unies sur la nutrition (projet)
20/03 Fédération internationale des mouvements d'adultes ruraux catholiques (FIMARC)

Liste des participants

(IGWG RTFG1/INF/3 Rev.1)

Countries - Pays - Países

ALGERIA – ALGÉRIE – ARGELIA

 

    Ahmed HACHEMI
    Deputy Permanent Representative to FAO
    Algerian Embassy
    Via Barnaba Oriani, 26
    00197 Rome

 

ARGENTINA – ARGENTINE

 

    Sra. Hilda GABARDINI
    Ministro
    Representante Permanente Adjunto ante la FAO
    Piazza dell'Esquilino 2
    00185 Roma

 

AUSTRIA - AUTRICHE

 

    Miss Natalie FEISTRITZER
    Attaché (Agricultural Affairs)
    Permanent Representative to FAO
    Via Giovanni Battista Pergolesi 3
    00198 Rome

 

    Johannes KRESBACH
    Federal Ministry of Agriculture, Forestry, Environment and Water Management
    Division III 3 OECD, for FAO-Affairs
    Stubenring 12
    A-1012 Vienna

 

BANGLADESH

 

    Mrs Nahida SOBHAN
    First Secretary
    Via Antonio Bertoloni 14
    00197 Rome

 

    Mrs Nasrin AKHTER
    Counsellor (Economic Affairs)
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Antonio Bertoloni 14
    00197 Rome

 

BELARUS - BÉLARUS – BELARÚS

 

    Vikenty DOMNICH
    First Secretary
    Embassy of the Republic of Belarus to FAO
    Via delle Alpi Apuane 16
    00141 Rome

 

BELGIUM - BELGIQUE – BÉLGICA

 

    Christian MONNOYER
    Ambassadeur du Royaume de Belgique auprès de la FAO
    Via Omero 8
    00197 Rome

 

    Léo WILLEMS
    Ambassadeur
    Direction générale des Relations politiques multilatérales
    Service public fédéral
    Affaires étrangères, commerce extérieur et coopération au développement
    Rue des Petits Carmes 15
    B-1000 Bruxelles

 

    Mme Virginie DEPREAY
    Assistant du Représentant permanent
    Via Omero 8
    00197 Rome

 

    Mme Priscilla CLAEYS
    Expert
    FIAN

 

    Jan VANNOPPEN
    Expert
    Vredeseilanden

 

    Guy DESCHUYTENER
    Ingénieur
    Direction générale de la Coopération au Développement
    Service public fédéral (SFP) affaires étrangères, commerce extérieur et coopération au développement
    Rue des Petits Carmes 15
    B-1000 Bruxelles

 

BENIN – BÉNIN

 

    B. TAIROU GNA
    Directeur Général
    Office National d'Appui à la Sécurité Alimentaire
    Ministère de l'agriculture, de l'élevage et de la pêche
    06 B.P. 2544
    Cotonou

 

BOLIVIA – BOLIVIE

 

    Srta. Erika Jacqueline CUÉLLAR CHÁVEZ
    Segundo Secretario
    Representante Permanente Alterno ante la FAO
    Via Brenta, 2a, int. 28
    00198 Rome

 

BRAZIL - BRÉSIL – BRASIL

 

    Alvaro GURGEL DE ALENCAR
    Ambassador
    Brasilia

 

    Ms Ana Lucia Ribero DA SILVA
    Official
    Ministry of Rural Development
    Espl. Ministérios
    Bl. A.80.andar
    Brasília DF

 

BULGARIA – BULGARIE

 

    Ilia KRASTELNIKOV
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Via Pietro Paolo Rubens 21
    00197 Rome

 

CAPE VERDE - CAP-VERT - CABO VERDE

 

    Jorge Maria CUSTÓDIO SANTOS
    Monsieur Jorge Maria Custódio Santos
    Ambassadeur
    Représentant permanent auprès de la FAO
    Via G. Conducci, 4, int 3
    00107 Rome

 

    Arnaldo DELGADO
    Conseiller
    Représentant permanent adjoint auprès de la FAO
    Via Giosué Carducci 4 - Int. 3
    00187 Rome

 

CHINA – CHINE

 

    SHENGYAO TANG
    Division Director
    Department of International Cooperation
    Ministry of Agriculture
    11 Nongzhanguan Nanli
    Beijing 100026

 

    LIQUN LU
    Second Secretary
    Via della Caffarella 9
    00179 Rome

 

COSTA RICA

 

    Sra. Yolanda GAGO DE SINIGAGLIA
    Ministro Consejero
    Representante Alterno ante la FAO
    Via Bartolomeo Eustachio 22
    00161 Roma

 

    Sra. Victoria GUARDIA DE HERNÁNDEZ
    Embajador ante la FAO
    Via Bartolomeo Eustachio 22
    00161 Roma

 

CUBA

 

    Nestor PUIG PINO
    Embajador ante la FAO
    Via Licinia 13a
    00153 Roma

 

    José A. QUINTERO GOMÉZ
    Funcionario del Ministerio de la Inversión Extranjera y Colaboración Económica (MINVEC)
    Ave. 1ª #1803 y Calle 18
    Municipio Playa
    La Habana

 

CYPRUS - CHYPRE – CHIPRE

 

    George F. POULIDES
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Piazza Farnese 44
    00186 Rome

 

    Artemis ANTONIADES
    Agricultural Attaché
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Piazza Farnese 44
    00186 Rome

 

CZECH REPUBLIC - RÉPUBLIQUE TCHÈQUE - REPÚBLICA CHECA

 

    Jiri MUCHKA
    Secretary, Czech National FAO Committee
    Ministry of Agriculture
    Tesnov 17
    117 05 Prague 1

 

    Pavel SKODA
    Counsellor
    Permanent Representative to FAO
    Via dei Gracchi 322
    00192 Rome

 

CÔTE D'IVOIRE

 

    Lida Lambert BALLOU
    Conseiller
    Représentant permanent adjoint
    Via Guglielmo Saliceto 8
    00161 Rome

 

    Aboubakar BAKAYOKO
    Conseiller
    Représentant permanent suppléant
    Via Guglielmo Saliceto 8
    00161 Rome

 

DENMARK - DANEMARK – DINAMARCA

 

    Jorgen MÆRSK PEDERSEN
    Minister
    Permanent Representative to FAO
    Via dei Monti Parioli 50
    00197 Rome

 

    Ms Mathilde GRY NIELSEN
    Attaché
    Royal Danish Embassy
    Via dei Monti Parioli 50
    00197 Rome

 

    Soren SKAFTE
    Chief Executive Officer
    Chairman of the Danish National FAO Committee
    Ministry for Food, Agriculture and Fisheries
    Holbergsgade 2
    DK-1057 Copenhagen K
    Denmark

 

DOMINICAN REPUBLIC - RÉPUBLIQUE DOMINICAINE - REPÚBLICA DOMINICANA

 

    Mario ARVELO CAAMAÑO
    Embajador
    Representante Alterno ante la FAO
    Via Giuseppe Pisanelli 1, int. 8
    00196 Roma

 

    Sra. Margarita CEDEÑO
    Ministro Consejero
    Representante Alterno ante la FAO
    Via Giuseppe Pisanelli 1, int. 8
    00196 Roma

 

ECUADOR – ÉQUATEUR

 

    Sra. Patricia BORJA
    Segundo Secretario
    Representante Alterno
    Via Antonio Bertoloni 8
    00197 Roma

 

EGYPT - ÉGYPTE – EGIPTO

 

    Helmy BEDEIR
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Via Salaria 267 (Villa Savoia)
    00199 Rome

 

    Mrs Nihal HEGAZY
    Second Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Salaria 267 (Villa Savoia)
    00199 Rome

 

EL SALVADOR

 

    Sra. Maria Eulalia JIMENEZ
    Ministro Consejero
    Representante Adjunto
    Via Gualtiero Castellini 13
    00197 Roma

 

ERITREA – ÉRYTHRÉE

 

    Yohannes TENSUE
    First Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Boncompagni 16
    00187 Rome

 

ETHIOPIA - ÉTHIOPIE – ETIOPIA

 

    Mengistu HULLUKA
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Via Andrea Vesalio 16
    00161 Rome

 

EUROPEAN COMMUNITY (MEMBER ORGANIZATION) - COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE (ORGANISATION MEMBRE) - COMUNIDAD EUROPEA (ORGANIZACIÓN MIEMBRO)

 

    Mme Amalia GARCIA-THÄRN
    Administrateur, "Politiques et Stratégies de Sécurité alimentaire et d'aide alimentaire"
    Direction Générale du Développement
    1049 Bruxelles

 

    Hugo SCHALLY
    Chef d'Unité,
    "Relations avec le système des Nations Unies"
    Direction Générale du Développement
    1049 Bruxelles

 

    Mme Patricia VICENTE VILA
    Administrateur
    "Relations avec le Système des Nations Unies"
    Direction Générale du Développement
    1049 Bruxelles

 

FINLAND - FINLANDE – FINLANDIA

 

    Ms Heidi PIHLATIE
    Minister Counsellor
    Permanent Representative to FAO
    Via Lisbona 3
    00198 Rome

 

    Kalle LAAKSONEN
    Senior Economist
    Pellervo Economic Research Institute
    Eerikinkatu 28 A
    00180 Helsinki

 

FRANCE – FRANCIA

 

    Mme Claire GAUDOT
    Conseiller scientifique
    Représentant permanent suppléant
    Corso del Rinascimento 52
    00186 Rome

 

    Matthias LANGE
    Chargé de mission
    Ministère des affaires étrangèrs
    Direction de la coopération internationale
    et du développement
    20 rue Monsieur 75 007
    Paris
    France

 

    Thierry PREVOT
    Délégué
    Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales
    Service des relations internationales
    3 rue Barbet de Jouy
    75007 Paris

 

GABON – GABÓN

 

    Mme Ivone DIAS DA GRAÇA
    Premier Conseiller
    Représentant permanent adjoint
    Via San Marino 36-36A
    00198 Rome

 

GERMANY - ALLEMAGNE – ALEMANIA

 

    Guntram FREIHERR VON SCHENCK
    Ambassador to FAO
    Via S. Martino della Battaglia 4
    00185 Rome

 

    Wolfgang STOCKL
    Head of Division
    Federal Foreign Office
    Dept. GF04
    Werderscher Markt 1
    11013 Berlin

 

    Ms Alexandra BURMANN
    Advisor
    Deutscher Bundestag of the Federal Republic of Germany

 

    Thilo HOPPE
    Member of the Bundestag of the Federal Republic of Germany

 

    Berhard SCHULTE-DRUGGELTE
    Member of the Bundestag of the Federal Republic of Germany

 

    Jochen DONNER
    Deutsche Welthungerhilfe
    Adenauerallee 134
    D-53113 Bonn

 

    Markus DIETERICH
    Gewerkschaft Nahrung, Genuss, Gaststätten

 

    Ulrich HEINRICH
    Member of the Bundestag of the Federal Republic of Germany

 

    Ludwig NELLINGER
    Assistant Head of Division
    Federal Ministry for Consumer Protection, Food and Agriculture
    Rochusstrasse 1
    53123 Bonn

 

    Hermann INTEMANN
    Assistant Head of Division
    Federal Ministry for Consumer Protection, Food and Agriculture
    Rochusstrasse 1
    53123 Bonn

 

    Martin NISSEN
    Head of Division
    Federal Ministry for Consumer Protection, Food and Agriculture
    Berlin

 

    Hans SCHONEBERGER
    Senior Advisor
    Deutsche Gesselschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ)
    Eschborn

 

GREECE - GRÈCE – GRECIA

 

    Evangelos FRANGULIS
    Ambassador
    Deputy Permanent Representative to FAO
    Viale G. Rossini 4
    00198 Rome

 

    Emmanuel MANOUSSAKIS
    Minister Plenipotentiary (Agricultural Affairs)
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Viale G. Rossini 4
    00198 Rome

 

    Evangelos-Sarantis ANDRICOPOULOS
    Agricultural Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Viale G. Rossini 4
    00198 Rome

 

    Dimitrios DADIOTIS
    Consultant
    Directorate of Organizations dealing with International Economic and Monetary Affairs
    Ministry of Foreign Affairs
    5, Vass. Sofia Street
    10671-Athens

 

    Ms Cornelia KRETSCHMER
    Official
    EU Council Secretariat
    Brussels

 

    Ms Catherine TYLIACOS
    Administrator
    EU Council Secretariat
    Brussels

 

GUATEMALA

 

    Acisclo VALLADARES
    Embajador ante la Santa Sede
    Piazzale S. Gregorio VII 65
    00165 Roma

 

    Sra. Ileana RIVERA DE ANGOTTI
    Primer Secretario
    Representante permanente alterno ante la FAO
    Piazzale S. Gregorio VII 65
    00165 Roma

 

GUINEA – GUINÉE

 

    S. Deen BANGOURA
    Ambassadeur auprès de la FAO
    Largo dell'Olgiata 15 - Is. 102/B5/int. 2
    00123 Rome

 

HAITI - HAÏTI - HAITÍ

 

    Mme Suze PERCY
    Ministre Conseiller
    Représentant permanent adjoint
    Via di Villa Patrizi 7-7A
    00161 Rome

 

HONDURAS

 

    Oscar Antonio OYUELA CASTELLÒN
    Embajador
    Representante Alterno ante la FAO
    Via Giambattista Vico 40, Int. 8
    00196 Roma

 

HUNGARY - HONGRIE – HUNGRÍA

 

    Zsolt NÉMETH
    Counsellor
    Permanent Representative to FAO
    Via Luigi Lilio 59 C3
    00143 Rome

 

INDIA – INDE

 

    Govindan NAIR
    Minister (Agriculture)
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via XX Settembre 5
    00187 Rome

 

INDONESIA – INDONÉSIE

 

    Timbul SITUMORANG
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Campania 55
    00187 Rome

 

IRAN (ISLAMIC REPUBLIC OF) - IRAN (RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D') - IRÁN (REPÚBLICA ISLÁMICA DEL)

 

    Mohammad Saeed NOURI-NAEENI
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Via Aventina 8
    00153 Rome

 

IRELAND - IRLANDE – IRLANDA

 

    Tony DEVLIN
    First Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Piazza di Campitelli 3
    00186 Rome

 

ISRAEL – ISRAËL

 

    Denis-Paul MORDEHAY-RODGOLD
    Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Michele Mercati 14
    00197 Rome

 

ITALY - ITALIE – ITALIA

 

    Ms Rita CARAMIS
    Collaborateur
    Coordination FAO/IFAD/PAM
    D.G.C.E.
    Ministère des affaires étrangères
    Piazzale della Farnesina 1
    Rome

 

    Alessandro DE MASI
    Ufficio II
    D.G.C.S.
    Ministère des affaires étrangères
    Piazzale della Farnesina 1
    Rome

 

    Paolo DUCCI
    Responsable Coordination FAO/IFAD/PAM
    D.G.C.E.
    Ministère des affaires étrangères
    Piazzale della Farnesina 1
    Rome

 

    Koen MARQUERING
    Ufficio II
    D.G.A.P.
    Ministère des affaires étrangères
    Piazzale della Farnesina 1
    Rome

 

    Francesco MARTUCCI
    Assistant
    Comité National Italien FAO
    Ministère pour les politiques agricoles et forestières
    Via XX Settembre 20
    00187 Rome

 

    Ms Chiara MAZZONIS
    Consultante IAO
    Coordination FAO/IFAD/PAM
    D.G.C.E.
    Ministère des affaires étrangères
    Piazzale della Farnesina 1
    Rome

 

    Roberto PAPINI
    Commissione italiana per l'elaborazione di proposte per un codice di condotta internazionale sul Diritto all'Alimentazione
    Secretary General
    International Jacques maritain Institute
    Via Flavia 104
    00187 Rome

 

    Giovanni PASTORE
    INRAN
    Ministère pour les politiques agricoles et forestières
    Via XX Settembre 20
    00187 Rome

 

    Ms Letizia POSTIGLIONE
    Commissione italiana per l'elaborazione di proposte per un codice di condotta internazionale sul Diritto all'Alimentazione
    Analyst
    International Jacques Maritain Institute
    33 Rue Nicolas Poussin
    75016 Paris
    France

 

    Ms Patrizia ROMANO
    Fonctionnaire administratif
    Comité National Italien FAO
    Ministère pour les politiques agricoles et forestières
    Via XX Settembre 20
    00187 Rome

 

JAPAN - JAPON – JAPÓN

 

    Hideki MORONUKI
    First Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Quintino Sella 60
    00187 Rome

 

KENYA

 

    Samuel C. YEGON
    Agricultural Attaché
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Archimede 164
    00197 Rome

 

KOREA, REPUBLIC OF - CORÉE, RÉPUBLIQUE DE - COREA, REPÚBLICA DE

 

    Eung-bon KIM
    Deputy Director
    International Cooperation Bureau
    Ministry of Agriculture and Forestry
    1 Joongang don
    Kwacheon-si
    Kyeongyi-do

 

LESOTHO

 

    Kabelo MAFURA
    Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Lesotho Embassy
    Via Serchio, 8
    00198 Rome

 

LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA - JAMAHIRIYA ARABE LIBYENNE - JAMAHIRIYA ÁRABE LIBIA

 

    Nuri Ibrahim HASAN
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Via Nomentana 365
    00162 Rome

 

LITHUANIA - LITUANIE - LITUANIA

 

    Ms Edita KRISCIUNIENE
    Second Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Viale di Villa Grazioli 9
    00198 Rome

 

MADAGASCAR

 

    MONJA
    Conseiller
    Représentant permanent adjoint auprès de la FAO
    Via Riccardo Zandonai 84/A
    00194 Rome

 

MALAYSIA - MALAISIE – MALASIA

 

    Roseley KHALID
    Agricultural Attaché
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Nomentana 297
    00162 Rome

 

MALI – MALÍ

 

    Hamadoun Bocar CISSÉ
    Chef de Cabinet
    Ministère délégué à la Sécurité Alimentaire
    Ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
    B.P. 61
    Bamako

 

    Ibrahim Bocar DAGA
    Ambassadeur
    Représentant permanent auprès de la FAO
    Via Antonio Bosio 20
    0161 Rome

 

    Modibo Mahamane TOURE
    Deuxième Conseiller
    Représentant permanent Adjoint auprès de la FAO
    Via Antonio Bosio 20
    0161 Rome

 

MAURITANIA – MAURITANIE

 

    Tourad OULD MOHAMED AHID
    Premier Conseiller
    Représentant permanent adjoint auprès de la FAO
    Via Paisiello 26 - Int. 5
    00198 Rome

 

MEXICO - MEXIQUE - MÉXICO

 

    Victor Hugo MORALES MELENDEZ
    Consejero
    Representante Permanente Adjunto
    Via Lazzaro Spallanzani 16
    00161 Roma

 

MOLDOVA, REPUBLIC OF - MOLDOVA, RÉPUBLIQUE DE - MOLDOVA, REPÚBLICA DE

 

    Mrs Ala BELEAVSCHI
    First Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Montebello 8
    00185 Rome

 

MOROCCO - MAROC - MARRUECOS

 

    Ahmed FAOUZI
    Ministre Plénipotentiaire
    Représentant permanent adjoint auprès de la FAO
    Via Lazzaro Spallanzani 8 10
    00161 Rome

 

MOZAMBIQUE

 

    Mrs Carla MUCAVI
    First Secretary
    Alternate Permanent Representative
    Via Filippo Corridoni 14
    00195 Rome

 

MYANMAR

 

    U Khin MAUNG AYE
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Viale Gioacchino Rossini 18
    00198 Rome

 

    U Aung MYINT
    Minister Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Viale Gioacchino Rossini 18
    00198 Rome

 

NEPAL – NÉPAL

 

    Ram Chandra AGRAHARI
    Secretary a.i.
    Ministry of Agriculture and Cooperative
    Singh Durbar
    Kathmandu

 

    Kedar Prasad POUDYAL
    Acting Secretary
    National Human Rights Commission
    Harihar Bhawan
    Ialitpur

 

NETHERLANDS - PAYS-BAS - PAÍSES BAJOS

 

    Co NEETESON
    International Affairs Department
    Ministry of Agriculture, Nature Management and Fisheries
    The Hague

 

NEW ZEALAND - NOUVELLE-ZÉLANDE - NUEVA ZELANDIA

 

    Simon DRAPER
    Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Zara 28
    00198 Rome

 

NIGERIA – NIGÉRIA

 

    Gabriel G. LOMBIN
    Minister
    Permanent Representative to FAO
    Via Orazio 14 /16
    00193 Rome

 

NORWAY - NORVÈGE – NORUEGA

 

    Ms Margaret SLETTEVOLD
    Minister Counsellor
    Permanent Representative to FAO
    Via delle Terme Deciane 7
    00153 Rome

 

    Arne OSHANG
    Professor
    Akershus University College
    Ringstabekkveien 105
    H- 1356 Belckestua

 

    Ms Gunnvor BERGE
    Adviser
    Ministry of Foreign Affairs
    7 Juni plass No 1 (PO Box 8114 Dep)
    N-0032 Oslo 1

 

    Ms Astrid ZACHARIASSEN
    Adviser
    Ministry of Agriculture
    Akersgt 59 (PO Box 8007 Dep)N-0033
    Oslo 1

 

OMAN – OMÁN

 

    Rasmi MAHMOUD
    Adviser
    Embassy of the Sultanate of Oman
    Via della Camilluccia 625
    00135 Rome

 

PAKISTAN – PAKISTÁN

 

    Adnan Bashir KHAN
    Agricultural Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via della Camilluccia 682
    00135 Rome

 

PARAGUAY

 

    Sra. Ana María BAIARDI QUESNEL
    Consejero
    Representante Permanente Alterno ante la FAO
    Viale Castro Pretorio 116 -piso 2
    00185 Roma

 

PERU - PÉROU – PERÚ

 

    Miguel BARRETO
    Primer Secretario
    Representante Permanente Alterno
    Via Francesco Siacci 4 - Int. 4
    00197 Roma

 

    Oswaldo DEL AGUILA RAMÍREZ
    Primer Secretario
    Representante Permanente Alterno
    Via Francesco Siacci 4 - Int. 4
    00197 Roma

 

PHILIPPINES – FILIPINAS

 

    Noel D. DE LUNA
    Agricultural Attaché
    Deputy Permanent Representative to FAO
    Viale delle Medaglie d'Oro 112
    00136 Rome

 

POLAND - POLOGNE – POLONIA

 

    Romuald SZUNIEWICZ
    Minister Plenipotentiary
    Permanent Representative to FAO
    Via Pietro Paolo Rubens 20
    00197 Rome

 

    Wlodzimierz SEKULA
    Deputy Director
    National Food and Nutrition Institute
    Warsaw

 

ROMANIA - ROUMANIE – RUMANIA

 

    Mme Gabriela DUMITRIU
    Conseiller
    Représentant permanent adjoint auprès de la FAO
    Via Nicolò Tartaglia 36
    00197 Rome

 

RUSSIAN FEDERATION - FÉDÉRATION DE RUSSIE - FEDERACIÓN DE RUSIA

 

    Oleg KOBYAKOV
    Expert
    Ministry for Foreign Affairs of the Russian Federation
    Smolenskaya-Sennaya 32-34
    121200 Moscow

 

    Alexander V. YAKIMUSKIN
    Alternate Observer to FAO
    Bureau of the Permanent Observer of the Russian Federation to FAO
    Via Gaeta 5
    00185 Rome

 

SAN MARINO - SAINT-MARIN

 

    Mrs Daniela ROTONDARO
    Counsellor
    Permanent Representative to FAO
    Via Eleonora Duse 35
    00197 Rome

 

SENEGAL – SÉNÉGAL

 

    Moussa Bocar LY
    Ministre Conseiller
    Représentant permanent adjoint auprès de la FAO
    Via Giulia 66
    00186 Rome

 

SIERRA LEONE - SIERRA LEONA

 

    Abdulai JALLOH
    Director
    Institute of Agricultural Research
    PMB 540
    Freetown

 

SLOVAKIA - SLOVAQUIE – ESLOVAQUIA

 

    Milan PAKSI
    Counsellor
    Representative to FAO
    Via dei Colli della Farnesina 144
    00194 Rome

 

SOUTH AFRICA - AFRIQUE DU SUD – SUDÁFRICA

 

    Mrs Catharina DU TOIT
    First Secretary
    Alternate Representative to FAO
    Via Tanaro 14
    00198 Rome

 

    Ms Rebecca MAMABOLO
    Food Security Policy Specialist
    Department of Agriculture
    Private Bag x 250
    Pretoria 0001
    South Africa

 

    Masiphula MBONGWA
    Deputy Director General
    Department of Agriculture
    Private Bag x 250
    Pretoria 0001
    South Africa

 

SPAIN - ESPAGNE – ESPAÑA

 

    Ernesto RIOS
    Representante Permante ante la FAO
    Largo dei Lombardi 21
    00186 Roma

 

    Sra. Maria Pilar VILLALBA
    Subdirección General de Relaciones
    Agrarias Internacionales
    Ministerio de Agricultura, Pecsa y
    Alimentación

 

SUDAN - SOUDAN – SUDÁN

 

    Mohamed Said Mohamed Ali HARBI
    Counsellor (Agricultural Affairs)
    Permanent Representative to FAO
    Via Lazzaro Spallanzani 24
    00161 Rome

 

SWEDEN - SUÈDE - SUECIA

 

    Ms Pernilla IVARSSON
    Agricultural Counsellor
    Deputy Permanent Representative
    Piazza Rio de Janeiro 3
    00161 Rome

 

    Ms Cecilia LIF
    Senior Administrative Officr
    Division for EU Coordination and International Affairs
    Ministry of Agriculture, Food and Fisheries
    SE-103 33 Stockholm

 

SWITZERLAND - SUISSE – SUIZA

 

    Lothar CAVAZIEL
    Affaires multilatérales
    Direction du développement et de la coopération
    Ministre
    Représentant désigné permanent auprès de la FAO

 

    Mme Barbara EKWALL
    Affaires multilatérales
    Direction du développement et de la coopération
    CH-3003
    Berne
    Switzerland

 

    Alwin KOPSE
    État-major de la direction
    Office fédéral de l'agriculture
    CH-3003 Berne

 

    Mme Anne-Laure MAGNARD
    État-major de la direction
    Office fédéral de l'agriculture
    CH-3003 Berne

 

    Hubert POFFET
    Conseiller
    Représentation permanente de la Suisse auprès de la FAO
    Viale Aventino 89
    00153 Rome

 

    Mme Mirjana SPOLJARIC
    Coordination ONU
    Division politique III
    Département fédéral des affaires étrangères
    Palais fédéral ouest
    3003 Berne

 

SYRIAN ARAB REPUBLIC - RÉPUBLIQUE ARABE SYRIENNE – REPÚBLICA ÁRABE SIRIA

 

    Bashar AKBIK
    First Secretary
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Piazza d'Aracoeli 1
    00186 Rome

 

TANZANIA, UNITED REPUBLIC OF - TANZANIE, RÉPUBLIQUE-UNIE DE - TANZANÍA, REPÚBLICA UNIDA DE

 

    Mrs Perpetua Mary HINGI
    Agricultural Attaché
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Villa Tanzania
    Viale Cortina D'ampezzo 185
    00135 Rome

 

THAILAND - THAÏLANDE - TAILANDIA

 

    Pote CHUMSRI
    Minister (Agricultural Affairs)
    Permanent Representative to FAO
    Office of Agricultural Affairs
    Via Cassia 929 Villino M
    00189 Rome

 

    Pornprome CHAIRIDCHAI
    First Secretary (Agriculture)
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Office of Agricultural Affairs
    Via Cassia 929 Villino M
    00189 Rome

 

    Korntip RATANAKOMUT
    Counsellor (Agriculture)
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Office of Agricultural Affairs
    Via Cassia 929 Villino M
    00189 Rome

 

TURKEY - TURQUIE – TURQUÍA

 

    Mrs Serap OZCOSKUN
    Counsellor
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Palestro 28
    00185 Rome

 

UGANDA – OUGANDA

 

    J.M. ALIRO OMARA
    Manager
    Uganda Human Rights Commission
    Ntinda

 

    Nathan BYAMUKAMA
    Head
    Department of Monitoring and Treaties
    Uganda Human Rights Commission

 

    David OBONG
    Permanent Secretary
    Ministry of Agriculture, Animal Industry and Fisheries
    P.O. Box 102
    Entebbe

 

    Robert SABITI
    Principal Development Analyst
    Agricultural Attaché
    Embassy of the Republic of Uganda
    Via Ennio Quirino Visconti 8
    00193 Rome

 

UNITED KINGDOM - ROYAUME-UNI - REINO UNIDO

 

    Mrs Jo YVON
    First Secretary (Development)
    Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Monserrato 48/1
    00186 Rome

 

UNITED STATES OF AMERICA - ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE - ESTADOS UNIDOS DE AMÉRICA

 

    Tony P. HALL
    Ambassador
    Permanent Representation to FAO
    Via Vittorio Veneto 119A
    00187 Rome

 

    Andre SURENA
    Assistant Legal Adviser for Human Rights and Refugees
    Office of the Legal Adviser
    Department of State
    Washington D.C

 

    Ralph CUMMINGS
    Senior Economist
    Office of Agriculture
    Bureau of Economic Growth, Agriculture and Trade
    Agency for International Development
    Washington DC 20523

 

    Ms Sharon KOTOK
    Foreign Affairs Officer
    Bureau of International Organization Affairs
    Department of State

 

    Mrs Lucy TAMLYN
    First Secretary/Alternate Permanent Representative to FAO
    Via Vittorio Veneto 119A
    00187 Rome

 

VENEZUELA

 

    Carlos POZZO BRACHO
    Ministro Consejero
    Representante Adjunto ante la FAO
    Via Nicolò Tartaglia 11
    00197 Roma

 

    Freddy LEAL
    Agregado Agrícola
    Representante Alterno ante la FAO
    Via Nicolò Tartaglia 11
    00197 Roma

 

ZIMBABWE

 

    Mrs Mary Margaret MUCHADA
    Ambassador
    Permanent Representative to FAO
    Via Virgilio 8
    00193 Rome

Holy See



Santa Sede



Saint-Siège



    Msgr Mons. Renato VOLANTE
    Permanent Observer of the Holy See
    Palazzo San Calisto
    Piazza San Calisto 16
    00120 Vatican City

 

    Vincenzo BUONOMO
    Alternate Permanent Observer
    Permanent Observer Mission of the Holy See
    Palazzo San Calisto
    Piazza San Calisto 16
    00120 Vatican City

 

    Lelio BERNARDI
    Adviser
    Permanent Observer Mission of the Holy See
    Palazzo San Calisto
    Piazza San Calisto 16
    00120 Vatican City

 

    Giovanni TEDESCO
    Adviser
    Permanent Observer Mission of the Holy See
    Palazzo San Calisto
    Piazza San Calisto 16
    00120 Vatican City

 
 
 

Representatives of United Nations and Specialized Agencies



Représentants des Nations Unies et Institutions spécialisées



Representantes de las Naciones Unidas y Organismos especializados



UN SPECIAL RAPPORTEUR ON THE RIGHT FOR FOOD

RAPPORTEUR SPÉCIAL DE LA COMMISSION DES DROITS DE L'HOMME SUR LE DROIT À L'ALIMENTATION

RELATOR ESPECIAL DE LA COMISIÓN DE DERECHOS HUMANOS SOBRE EL DERECHO A LA ALIMENTACIÓN

 

    Christophe GOLAY
    Research Assistant the UN Special Rapporteur on the Right to Food
    Office of the UN High Commissioner for Human Rights
    Palais des Nations
    CH-1211 Geneva 10

 

    Ms Sally-Anne WAY
    Senior Researcher to the UN Special Rapporteur on the Right to Food
    Office of the UN High Commissioner for Human Rights
    Palais des Nations
    CH-1211 Geneva 10

 

    Jean ZIEGLER
    UN Special Rapporteur on the Right to Food
    Office of the UN High Commissioner for Human Rights
    Palais des Nations
    CH-1211 Geneva 10

 

UNITED NATIONS INSTITUTE FOR TRAINING AND RESEARCH

INSTITUT DES NATIONS UNIES POUR LA FORMATION ET LA RECHERCHE

INSTITUTO DE LAS NACIONES UNIDAS PARA FORMACIÓN PROFESIONAL E INVESTIGACIONES

 

    Yves BERTHELOT
    Senior Research Fellow
    UNITAR

 

UNITED NATIONS OFFICE OF THE HIGH COMMISSIONER FOR HUMAN RIGHTS

HAUT COMMISSARIAT DES NATIONS UNIES DES DROITS DE L'HOMME

OFICINA DEL ALTO COMISIONADO DE LAS NACIONES UNIDAS PARA LOS DERECHOS HUMANOS

 

    Carlos LOPEZ
    Human Rights Officer
    Office of the UN High Commissioner for Human Rights
    Palais des Nations
    CH-1211 Geneva 10

 

    Ms Maria Luisa SILVA
    Team Leader - Analysis and Right to Development Team
    Office of the UN High Commissioner for Human Rights
    Palais des Nations
    CH-1211 Geneva 10

 

WORLD FOOD PROGRAMME

PROGRAMME ALIMENTAIRE MONDIAL

PROGRAMA MUNDIAL DE ALIMENTOS

 

    Allan JURY
    Chief
    Food Security, Safety Nets and Relief Service
    WFP
    Via Cesare Giulio Viola 68/70
    Parco de' Medici
    00148 Rome

 

    Ms Marloes VAN DER SANDE
    Policy Officer
    Food Security, Safety Nets and Relief Service
    WFP
    Via Cesare Giulio Viola 68/70
    Parco de' Medici
    00148 Rome

 

Observers from Intergovernmental Organizations



Observateurs d’Organisations intergouvernementales



Observadores de Organizaciones intergubernamentales



INTERNATIONAL COMMITTEE OF THE RED CROSS

COMITÉ INTERNATIONAL DE LA CROIX-ROUGE

COMITÉ INTERNACIONAL DE LA CRUZ ROJA

 

    Ms Emanuela-Chiara GILLARD
    Legal Adviser
    Legal Division
    19 avenue de la Paix
    CH 1202 Genève
    Switzerland

 

INTERNATIONAL FOOD POLICY RESEARCH INSTITUTE

INSTITUT INTERNATIONAL DE RECEHERCHE SUR LES POLITIQUES ALIMENTAIRES

INSTITUTO INTERNACIONAL DE INVESTIGACIONES SOBRE POLÍTICAS ALIMENTARIAS

 

    Marc COHEN
    Special Assistant to the Director General
    IFPRI
    2033 K Street, N.W.
    Washington DC 20006
    USA

 

INTERNATIONAL PLANT GENETIC RESOURCES INSTITUTE

INSTITUT INTERNATIONAL DES RESSOURCES PHYTOGÉNÉTIQUES

INSTITUTO INTERNACIONAL DE RECURSOS FITOGENÉTICOS

 

    Pablo EYZAGUIRRE
    Senior Scientist
    Anthropology and Socioeconomics
    Genetic Resources Science and Technology Group
    IPGRI
    Via dei Tre Denari 472/a
    00057 Maccarese (Fiumicino)
    Rome

 

Observers from International Non-Governmental Organizations



Observateurs d’Organisations non gouvernementales internationales



Observadores de Organizaciones no gubernamentales internacionales



ALL AFRICAN FARMERS NETWORK

 

    Abdalla Hassan ELOBEID
    Treasurer
    Sudan Veterinary Association
    P.O. Box 2382 - 11111
    Khartoum

 

FIAN INTERNATIONAL

 

    Pascal BERGERET
    Gret
    France

 

    Yves BERTHELOT
    Président
    Comité français de solidarité internationale (CFSI)
    54 quai Gustave-Ador
    1207 Genève

 

    Fernando FÉRNANDEZ SUCH
    Resp. Ar. Rural
    Cáritas Española
    Calle San Bernardo 99 bis 7a pta
    28015 Madrid

 

    Ms Cecilie HAARE
    FIAN
    Ullevaalsvn. 59a,0171
    Oslo
    Norway

 

    Ms Carlota MERCHAN
    Responsible Educación
    Prosalus
    Ercilla 52 Esc 2a 1o 1a
    28005 Madrid

 

    Magha I. MOHAMADOU
    ROPPA (Réseau des organisations paysannes et de producteurs agricoles de l'Afrique de l'Ouest)
    Burkina Faso

 

    Ray ONYEGU
    Director
    Shelter Rights Initiative
    6 Adisa Bashua Street, Off Adelabu Street
    Surulere, Lagos
    Nigeria

 

    Jonathan Eliot SHEFF
    FIAN
    USA

 

    Mme Karine TAVERNIER
    Chargée d'étude
    Solagral
    45 bis Avenue de la Belle Gabrielle
    Nogent-sur-Marne

 

    Michael WINDFUHR
    FIAN International
    Germany

 

INTERNATIONAL ASSOCIATION OF AGRICULTURAL STUDENTS

ASSOCIATION INTERNATIONALE DES ÉTUDIANTS EN AGRICULTURE

ASOCIACIÓN INTERNACIONAL DE ESTUDIANTES DE AGRICULTURA

 

    Leone MAGLIOCCHETTI LOMBI
    International Association of Agricultural Students
    Vicolo Savelli 30
    00186 Rome

 

    Ms Elisabetta MARIOTTI
    International Association of Agricultural Students
    Via Sante Coletta, 12
    01032
    Caprarola

 

INTERNATIONAL COOPERATION FOR DEVELOPMENT AND SOLIDARITY

COOPÉRATION INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT ET LA SOLIDARITÉ

 

    Ms Catherine GAUDARD
    Food Sovereignty Programme Officer
    CCFD
    Rue Jean Lantier
    75001 Paris

 

INTERNATIONAL FEDERATION OF ORGANIC AGRICULTURE MOVEMENTS

FÉDÉRATION INTERNATIONALE DES MOUVEMENTS D'AGRICULTURE BIOLOGIQUE

FEDERACIÓN INTERNACIONAL DE LOS MOVIMIENTOS DE AGRICULTURA BIOLÓGICA

 

    Ms Cristina GRANDI
    Coordinator
    IFOAM/FAO Liaison Office presso AIAB
    Via Piave 14
    00187 Rome

 

INTERNATIONAL JACQUES MARITAIN INSTITUTE

INSTITUT INTERNATIONAL JACQUES MARITAIN

 

    Pierre SPITZ
    Advisor on the Right to Food, IIJM
    Director of Research
    INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)
    11 bis Rue Lagarde
    75005 Paris

 

INTERNATIONAL MOVEMENT OF CATHOLIC AGRICULTURAL AND RURAL YOUTH

 

    Ms Christine HERTRICH
    Representative to FAO
    MIJARC
    Mittelstr. 38
    Bamberg
    D-96052 Germany

 

INTERNATIONAL PARTNERS FOR SUSTAINABLE AGRICULTURE

 

    Arthur GETZ ESCUDERO
    Associate
    IPSA
    2100 L Street, N.W.
    Washington, DC 20037

 

IUS PRIMI VIRI

 

    Ms Angelamaria LORETO
    Sociologist
    Secretary General
    IPV
    c/o C.E.U.
    Via A. Bertoloni 29
    00197 Rome

 

    Fabio MANZIONE
    Agronomist
    IPV
    c/o C.E.U.
    Via A. Bertoloni 29
    00197 Rome

 

MENNONITE CENTRAL COMMITTEE

 

    Stuart CLARK
    Mennonite Central Committee
    Canadian Foodgrains Bank
    P.O. Box 767
    400-280 Smith Street
    Winnipeg, Manitoba
    Canada R3C 2L4

 

    Mme Carole SAMDUP
    International Centre for Human Rights and Democratic Development
    1001 de Maisonnewue East, Suite 1100
    Montreal, Quebec
    Canada H2L 4P9

 

ROTARY INTERNATIONAL

 

    Antonio LICO
    Rotary International
    Via Luigi Amadei 4
    00152 Rome

 

SOCIETY FOR INTERNATIONAL DEVELOPMENT

SOCIÉTÉ INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT

SOCIEDAD INTERNACIONAL PARA EL DESARROLLO

 

    Ms Siobhan KELLY
    Programme Officer
    SID
    Via Panisperna 207
    00184 Rome

 

    Ms Thuy Thu LE
    Programme Officer
    SID
    Via Panisperna 207
    00184 Rome

 

SOROPTIMIST INTERNATIONAL

ASSOCIATION SOROPTIMISTE INTERNATIONALE

ASOCIACIÓN INTERNACIONAL SOROPTIMISTA

 

    Mrs Carmela BASILI
    Soroptimist International
    Via Flaminia 203
    00196 Rome

 

WORLD ALLIANCE FOR NUTRITION AND HUMAN RIGHTS

 

    Ms Wenche BARTH EIDE
    WANAHR/IPRFD
    Norway

 

    Uwe KRACHT
    Co-Coordinator
    WANAHR
    External Research Associate
    International Project on the Right to Food in Development (IPRFD)
    Vle delle Medaglie d'Oro 415, int.4
    00136 Rome

 

WORLD FORUM OF FISHER PEOPLES

 

    Andrew JOHNSTON
    WFFP
    Cape Town
    South Africa

 

    Thomas Xavier KOCHERRY
    WFFP (India)
    Velankanny Junction
    Valiathura
    Thiruvananthpuram
    695008 Kerala
    India

 

Rapport de synthèse sur les contributions reçues de gouvernements et de parties prenantes

(IGWG RTFG 1/2)
Table des matières

Paragraphes

I. Introduction 1 – 3
II. Objectif 4 – 5
III. Champ d’application 6 – 11
IV. Principes 12 – 17
V. Mesures à prendre au niveau national pour assurer le droit à une alimentation
adéquate 18 – 36
V.1 Approche intégrée 19
V.2 Importance des institutions 20 – 21
V.3 Stratégies nationales détaillées 22 – 23
V.4 Bonne gouvernance 24
V.5 Sensibilisation 25
V.6 Meilleures pratiques 26
V.7 Mesures visant à assurer le respect du droit à une alimentation adéquate 27
V.8 Mesures visant à protéger le droit à une alimentation adéquate 28 – 30
V.9 Mesures visant à concrétiser (faciliter et appliquer) le droit à une
alimentation adéquate
31 – 33
V.10 Suivi, évaluation et recours 34 – 36
VI. Situations de conflit 37
VII. Dimension internationale 38 – 40
VIII. Suivi international 41
IX. Structure proposée 42 – 43
Appendice 1: Contributions dont il est fait état dans le rapport de synthèse

I. Introduction

1. La décision prise par le Conseil de la FAO à sa cent vingt-troisième session (28 octobre-1er novembre 2002) de créer le Groupe de travail intergouvernemental prévoyait l’établissement par le secrétariat du Groupe d’un rapport de synthèse sur les contributions envoyées par les gouvernements et les parties prenantes en vue de la première session du Groupe de travail. Le présent rapport a été établi pour répondre à cette demande.

2. Au 28 février 2003, le Secrétariat avait reçu 16 contributions, dont cinq provenaient d’États Membres et onze de parties prenantes, y compris d’organisations internationales intergouvernementales ou non gouvernementales. Ces contributions, dont la liste figure à l’Annexe 1, ont servi de base à l’établissement du présent rapport.

3. Ce rapport de synthèse vise à présenter les contributions reçues de façon à faciliter les débats du Groupe de travail. À cet effet, il est divisé en huit sections. Au sein de chacune de ces sections, les suggestions sont présentées en fonction du degré de consensus apparent dont elles font l’objet, en commençant par celles les plus largement partagées.

II. Objectif

4. Toutes les contributions s’accordent sur l’objectif des Directives volontaires (ci-après dénommées Lignes directrices). Celles-ci sont considérées essentiellement comme un outil, ou une carte routière, visant à faciliter la mise en œuvre des obligations juridiques liées au droit à une alimentation adéquate2 et la réalisation des objectifs fixés par le Sommet du Millénaire, le Sommet mondial de l’alimentation et d’autres grandes conférences internationales. Les Lignes directrices serviraient à orienter les ordres du jour administratifs et législatifs et faciliteraient l’identification systématique de mesures et de programmes juridiques et politiques visant à concrétiser le droit à une alimentation adéquate dans tous les pays. Selon de nombreuses contributions, il importe que les Lignes directrices s’inspirent des meilleures pratiques. Plusieurs indiquent que les Lignes directrices doivent identifier les éléments clefs des stratégies nationales et énoncer des principes généraux pour l’élaboration de politiques, en mettant l’accent sur les processus, la mise en œuvre et le suivi.

5. De nombreuses contributions soulignent que les Lignes directrices doivent donner des orientations pour garantir la transparence, la responsabilité, la décentralisation et la participation en matière de politiques et d’interventions alimentaires et faciliter la coordination entre les différents niveaux hiérarchiques et les différentes institutions nationales. D’autres  soulignent que les Lignes directrices doivent être claires, simples et rédigées de façon que les parties prenantes puissent les adopter sans problème et qu’elles doivent aussi s’appuyer sur les outils existants pour en améliorer l’efficacité.

III. Champ d’application

6. La Déclaration du Sommet mondial de l’alimentation: cinq ans après (paragraphe 10) plaidait en faveur de l’élaboration de Directives volontaires, autrement dit non juridiquement contraignantes.

7. La plupart des contributions soulignent l’importance de l’Observation générale 12 sur le droit à une alimentation adéquate, adoptée par le Comité des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels, comme constituant une interprétation faisant autorité du droit à une alimentation adéquate. Plusieurs notent également la pertinence de l’Observation générale 15 sur le droit à l’eau adoptée par le même organe.

8. Il est reconnu par tous que les Lignes directrices doivent être exhaustives et couvrir les obligations des États à tous les niveaux, autrement dit, l’obligation de respecter, de protéger et de mettre en œuvre le droit à une alimentation adéquate. La nécessité d’envisager à la fois le développement et l’autosuffisance à long terme et les besoins immédiats de ceux qui ont faim ou qui sont mal nourris est également largement reconnue.

9. L’importance d’un droit humanitaire international applicable en cas de conflit armé est soulignée et il est suggéré que les Lignes directrices englobent aussi bien les mesures alimentaires prises en tant de paix que celles à prendre en cas de conflit armé, de situations d’urgence ou d’autres crises.

10. Un accord général se dégage sur le fait que les Lignes directrices doivent être axées avant tout sur les obligations des gouvernements nationaux, même si nombre de contributions proposent également une approche multipartite, soulignant la nécessité de débattre des rôles et des responsabilités des acteurs autres que les pouvoirs publics, notamment des entreprises privées. L’attention est souvent appelée sur l’impact du commerce international, la coopération et l’assistance à la conception et à l’application de politiques nationales. Il ne semble pas y avoir d’accord, en revanche, sur la portée des obligations des États au niveau international, certaines contributions traitant des obligations internationales ou externes des États et des responsabilités des organisations intergouvernementales, en réclamant des orientations et des recommandations dans ce domaine, tandis que d’autres estiment que cela ne serait pas justifié. Certaines contributions proposent que la question de la souveraineté alimentaire soit traitée dans les Lignes directrices, tandis que d’autres suggèrent que les droits de l’homme en général, et le droit à une alimentation adéquate en particulier, devraient avoir la priorité par rapport à toutes les autres obligations internationales. Une contribution propose que la responsabilité sociale des entreprises soit mise en exergue dans les Lignes directrices, notamment en ce qui concerne les contrats, les prix, et le partage des bénéfices qui devraient être plus équitables.

11. Les contributions montrent que la plupart des parties prenantes attachent de l’importance aux liens entre la sécurité alimentaire et les facteurs qui la sous-tendent, tels que le commerce international, l’assistance alimentaire et financière et les droits de propriété intellectuelle. Les avantages potentiels du commerce international dans le contexte de la réduction de la pauvreté sont reconnus, de même que l’appui que la communauté internationale pourrait apporter aux gouvernements en matière de droit à une alimentation adéquate, mais il n’y a pas d’accord sur la question de savoir si ces questions doivent être traitées dans les Lignes directrices. Certaines estiment que ces questions doivent être traitées par les instances appropriées.

IV. Principes

12. Les principes proposés dans les contributions peuvent être regroupés en trois grandes catégories.

13. Tout d’abord, les Lignes directrices devraient être conformes au droit international et compatibles avec les stratégies sociales, économiques et environnementales durables des récents sommets mondiaux. Toutefois, si certaines contributions indiquent que les Lignes directrices ne doivent pas créer de nouvelles obligations, d’autres voudraient qu’elles garantissent la conformité du droit économique international aux obligations découlant du droit à une alimentation adéquate.

14. Pratiquement toutes les contributions reconnaissent qu’il appartient aux gouvernements nationaux d’assurer le droit à une alimentation adéquate. Toutefois, le rôle essentiel de la coopération international est aussi souligné.

15. Troisièmement, le rôle central d’approches fondées sur les droits et le principe selon lequel les êtres humains doivent être au centre des politiques et programmes de développement ont été soulignés. Il est question, à ce titre, de transparence, de responsabilité, de capacité législative, d’indépendance du pouvoir judiciaire, de participation, de communication avec les parties prenantes et de non-discrimination.

16. La grande majorité des contributions soulignent le principe de la non-discrimination comme élément clef d’une approche de la sécurité alimentaire fondée sur les droits. Le droit international interdirait toute distinction pour quelque motif que ce soit, si elle a pour objet ou pour effet de réduire à néant ou d’empêcher la jouissance ou l’exercice du droit à une alimentation adéquate sur un pied d’égalité. La non-discrimination en tant que principe sous-tend également toute approche de la sécurité alimentaire fondée sur la parité hommes-femmes.

17. L’application du principe de non-discrimination peut exiger des mesures particulières pour assurer l’égalité des chances des groupes traditionnellement défavorisés et vulnérables.

V. Mesures à prendre au niveau national pour assurer le droit à une alimentation adéquate

18. Dans cette section, les questions soulevées dans les contributions concernant la concrétisation du droit à une alimentation adéquate au niveau national sont regroupées sous différentes rubriques, qui pourraient constituer un cadre pour la rédaction des Lignes directrices. Chaque fois que possible, ces questions ont été regroupées en fonction des divers niveaux de responsabilité gouvernementale dans la concrétisation du droit à une alimentation adéquate, qui suppose que ce droit soit respecté, protégé et réalisé.

V.1 Approche intégrée

19. Les contributions soulignent généralement la nécessité d’approches globales, multisectorielles et intégrées du droit à une alimentation adéquate. Autrement dit, il convient d’intégrer le droit à une alimentation adéquate dans les politiques plus larges de lutte contre la pauvreté et de promotion du développement et plus particulièrement dans les plans de réduction de la pauvreté rurale. La nécessité de prendre en compte la situation des femmes et des jeunes ruraux est soulignée. Une approche intégrée suppose aussi que des mesures parallèles soient prises dans des secteurs comme la santé, l’eau de boisson, l’assainissement, l’enseignement, l’emploi et la protection sociale.

V.2 Importance des institutions

20. Les aspects institutionnels du droit à une alimentation adéquate sont soulignés, notamment les responsabilités organisationnelles et la coordination entre les différents niveaux et secteurs gouvernementaux, ainsi qu’entre le gouvernement et les organisations de la société civile, y compris le secteur commercial.

21. Des conseils pour la création d’un cadre juridique et organisationnel en vue de la formulation, de l’application et du suivi des lois, politiques et stratégies nationales concernant le droit à une alimentation adéquate ont été jugés souhaitables. Les Lignes directrices devraient identifier les aspects génériques des stratégies nationales de lutte contre la faim et la malnutrition, en laissant aux États une certaine marge de manœuvre pour tenir compte de leurs circonstances et besoins particuliers.

V.3 Stratégies nationales détaillées

22. Les stratégies nationales devraient prendre en compte tous les aspects de la concrétisation du droit à l’alimentation relatifs au système de production alimentaire (production, transformation, distribution, commercialisation et consommation) et à la sécurité alimentaire (disponibilité, accessibilité, utilisation, sécurité sanitaire, état nutritionnel).

23. Il est suggéré que les Lignes directrices traitent au minimum des éléments clefs cités ci-après:

V.4 Bonne gouvernance

24. L’application de pratiques de gouvernance participatives, transparentes et responsables permettant d’utiliser efficacement les ressources disponibles, tout en évitant corruption et favoritisme, est présentée comme un élément clef de la concrétisation de tous les droits de l’homme et en particulier du droit à une alimentation adéquate. Le respect du droit, de la démocratie, des libertés fondamentales et de la participation à la prise de décisions, pilier de la bonne gouvernance, permet aux particuliers et aux groupes d’exiger de leur gouvernement des politiques qui traitent de manière appropriée les causes de l’insécurité alimentaire et peut encourager les communautés à travailler à leur propre autosuffisance. Les Lignes directrices pourraient aussi donner des conseils sur la façon de renforcer la communication entre la société civile et les gouvernements et la participation de la société civile au processus menant à la concrétisation du droit à l’alimentation.

V.5 Sensibilisation

25. Plusieurs contributions soulignent la nécessité de stratégies de promotion et de sensibilisation qui définissent le rôle des médias, des personnalités religieuses et de la société civile en général pour tout ce qui concerne la réalisation du droit à une alimentation adéquate.

V.6 Meilleures pratiques

26. Les Lignes directrices pourraient définir les mesures à inclure dans les stratégies nationales en s’inspirant des meilleures pratiques. Des mesures pourraient être adoptées dans de nombreux domaines, comme l’agriculture, les pêches, l’élevage, l’eau, l’accès à la terre, les semences, les connaissances et d’autres ressources productives ainsi que la protection des consommateurs et les filets de protection sociale. La prise en compte, le cas échéant, de la problématique hommes-femmes est également recommandée.

V.7 Mesures visant à assurer le respect du droit à une alimentation adéquate

27. La plupart des contributions soulignent que les efforts faits pour concrétiser le droit à une alimentation adéquate devraient viser essentiellement à créer un environnement favorable, dans lequel chacun mange à sa faim. Les États ne devraient intervenir que pour faciliter ou assurer l’alimentation de ceux qui sont incapables de se nourrir par eux-mêmes. À cet égard, il est rappelé que certaines obligations doivent être assumées sans délai, tandis que d’autres peuvent faire l’objet d’une application progressive, dans la limite des ressources disponibles.

V.8 Mesures visant à protéger le droit à une alimentation adéquate

28. De nombreuses contributions soulignent l’importance, dans le contexte du droit à une alimentation adéquate et d’autres droits de l’homme, du rôle des gouvernements en matière de réglementation. L’accent est mis sur la responsabilité de l’État qui doit s’assurer que les activités des organismes privés, notamment des entreprises multinationales relevant de leur juridiction, n’empêchent pas les particuliers de jouir du droit à une alimentation adéquate. La question demeure de savoir si les Lignes directrices doivent formuler des recommandations à l’intention des acteurs et des entreprises du secteur privé ou bien seulement donner aux États des orientations en ce qui concerne la réglementation du secteur privé et d’autres activités ne relevant pas des pouvoirs publics. Toutefois, il semble acquis qu’au moins dans le contexte de l’aide alimentaire en cas de situation d’urgence ou de conflit, les Lignes directrices devraient spécifier les droits et le rôle des acteurs autres que les pouvoirs publics.

29. En fait, la plupart des contributions soulignent que les Lignes directrices devraient aussi porter sur les mesures visant à assurer l’accès à une alimentation saine et nutritive, à tout moment, y compris dans les situations d’urgence.

30. Un certain nombre de contributions indiquent que les Lignes directrices devraient traiter également des politiques foncières et des mesures concernant les droits de propriété.

V.9 Mesures visant à concrétiser (faciliter et appliquer) le droit
à une alimentation adéquate

31. Plusieurs contributions suggèrent que les Lignes directrices évoquent le rôle de l’État dans l’accès à l’alimentation et la création de revenus et donnent des orientations à ce sujet, concernant, notamment, l’amélioration de l’évaluation des ressources naturelles, des biens d’équipement et des ressources productives, de l’enseignement et de la formation, des technologies, des marchés, des ressources financières, des services et de l’emploi et l’accès équitable à ces ressources.

32. Presque toutes les contributions notent que certains groupes devraient faire l’objet de mesures particulières. Les Lignes directrices pourraient donner des indications sur le type de mesure spéciale et de filets de sécurité à mettre en place à cette fin. Les groupes concernés seraient les victimes de catastrophes, les personnes affectées par le VIH/SIDA, les handicapés, les orphelins, les personnes âgées, certaines minorités ou populations autochtones et les femmes chefs de ménage.

33. Les mesures visant à prévenir ou à résoudre les différends pourraient, selon certaines contributions, constituer un élément important des Lignes directrices.

V.10 Suivi, évaluation et recours

34. Plusieurs contributions soulignent la nécessité de mécanismes nationaux efficaces, participatifs et responsables chargés de suivre la réalisation des objectifs fixés dans les stratégies nationales, tandis que d’autres suggèrent que des procédures soient mises en place pour permettre aux particuliers et aux groupes de poser des questions concernant la mise en œuvre du droit à une alimentation adéquate. Ceci suppose l’existence de mécanismes de suivi des processus engagés et des résultats obtenus grâce aux Lignes directrices. Pour d’autres, les Lignes directrices devraient recommander la mise en place de recours et de solutions judiciaires ou quasi-judiciaires en cas de non-respect du droit à une alimentation adéquate.

35. Dans ce contexte, des points de repère vérifiables et des méthodes fiables de collecte de données sont jugés indispensables. Ces méthodes pourraient être liées aux systèmes d’information dérivés du Système d’information et de cartographie de l’insécurité alimentaire et de la vulnérabilité (SICIAV).

36. Plusieurs contributions soulignent la nécessité de prévoir la réparation du tort subi en cas de violation du droit à une alimentation adéquate. Les tribunaux pourraient être appelés à se prononcer sur les infractions à ce droit et à d’autres droits de l’homme. Les juges et d’autres membres de la profession juridique pourraient être encouragés à jouer un rôle à cet égard.

VI. Situations de conflit

37. Il est proposé que les Lignes directrices rappellent, par le biais de clauses de sauvegarde ou de toute autre façon, que les parties à un conflit armé doivent respecter leurs obligations en vertu du droit humanitaire international et des droits de l’homme, notamment les dispositions visant à assurer l’approvisionnement alimentaire ou l’accès à l’alimentation dans des situations de conflit armé. Les parties à un conflit armé doivent respecter les règles régissant l’assistance humanitaire et la protection du personnel chargé des secours en cas de conflit armé. Il est suggéré que les Lignes directrices réaffirment le devoir qu’ont les États d’accepter l’assistance humanitaire, en particulier l’assistance alimentaire, qui n’est pas discriminatoire et qui est impartiale, neutre et indépendante. Il est également rappelé que l’alimentation ne doit pas être utilisée comme instrument de pression politique ou économique et que la privation de nourriture des personnes protégées est interdite par le droit international.

VII. Dimension internationale

38. Toutes les contributions accordent une grande importance à la coopération internationale, bien que les avis divergent sur la place à accorder à cette dimension internationale. Il est question notamment de l’assistance et du soutien que des pays tiers pourraient apporter dans des domaines comme la prévention des conflits, la démocratie et la bonne gouvernance, l’indentification des débouchés commerciaux internationaux et le respect des normes sanitaires et phytosanitaires, y compris celles visant la sécurité sanitaire des denrées alimentaires.

39. En ce qui concerne l’assistance alimentaire internationale, la majorité des contributions attachent une grande importance à la solidarité internationale en cas de crise, certaines rappelant le devoir des États, en vertu du droit international, d’assurer l’acheminement sûr et sans entrave de l’assistance alimentaire internationale. Les responsabilités des organisations internationales et la nécessité de leur coordination pour fournir des secours alimentaires en temps voulu sont également mentionnées.

40. De nombreuses contributions traitent de questions relatives au commerce international. Le rôle du commerce dans la lutte contre la pauvreté et la nécessité de poursuivre la libéralisation du commerce international des produits agricoles sont mentionnés. L’impact parfois négatif du système actuel d’échanges internationaux de denrées alimentaires sur la sécurité alimentaire nationale est rappelé: concurrence déloyale, exportations subventionnées, chute des prix des produits primaires et accès limité aux marchés des pays développés. Certaines contributions demandent que les Lignes directrices reconnaissent le droit des pays à définir leurs propres politiques, à prélever des droits sur les produits importés et à accorder des subventions ciblées pour concrétiser le droit à une alimentation adéquate, ou bien plaident en faveur de l’intégration du droit à une alimentation adéquate, en tant que principe fondamental, dans divers accords de l’OMC ou encore suggèrent que l’agriculture ne soit pas soumise aux règles de l’OMC. Certaines contributions réclament une réforme des règles du commerce international en faveur des petits producteurs. Les ressources génétiques sont également mentionnées, pour proposer qu’elles soient déclarées patrimoine de l’humanité et que les règles du commerce international ne limitent pas les droits dont elles font l’objet. Les droits de propriété intellectuelle devraient être limités pour protéger la diversité génétique.

VIII. Suivi international

41. Plusieurs contributions soulignent que les Lignes directrices devraient inclure des procédures et des mécanismes internationaux permettant de suivre l’application du droit à une alimentation adéquate au niveau national. La plupart reconnaissent que ces mécanismes doivent être complémentaires et ne doivent pas faire double emploi avec des mécanismes en place. Le rôle effectif ou potentiel de mécanismes existants comme le Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA) et le Comité des droits économiques, sociaux et culturels est souligné. Une contribution suggère qu’un rapport annuel sur les progrès accomplis soit établi et soumis au CSA et à la Commission des droits de l’homme.

IX. Structure proposée

42. Il est proposé que les Lignes directrices soient structurées comme suit:

43. Les quatre premières sections font l’unanimité, tandis que des avis divergents sont exprimés à propos des autres sections. Celles-ci pourraient être présentées comme des sections indépendantes ou bien relever de la quatrième rubrique (application au niveau national). Au sein des principales sections des Lignes directrices, les questions pourraient être organisées, le cas échéant, en fonction des trois niveaux d’obligations énumérées dans l’Observation générale 12 du Comité des droits économiques, sociaux et culturels: respect, protection et réalisation (facilitation et application). La possibilité de se référer aux concepts établis en matière de sécurité alimentaire (disponibilité, accès et utilisation) pour orienter le processus est également évoquée.

Appendice 1: Contributions dont il est fait état dans le rapport de synthèse

Contributions de membres

  1. Brésil
  2. Communauté européenne
  3. États Unis
  4. Norvège
  5. Suisse

Contributions de parties prenantes

  1. Fair Food
  2. Ius Primi Viri International Association (IPV)
  3. Contribution commune Société civile Nord-Sud
  4. Justice et paix - (Groupe d’ONG allemandes)
  5. Mouvement international de la jeunesse agricole et rurale catholique (MIJARC)
  6. Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
  7. Coalition ONG ougandaise
  8. Universidad Politécnica de Valencia, Centro de Estudios Rurales y de Agricultura Internacional (CERAI-Espagne)
  9. Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation
  10. Programme alimentaire mondial
  11. Organisation mondiale de la santé
Supplément au rapport de synthèse
sur les contributions reçues de gouvernements et de parties prenantes
(IGWG RTFG 1/2 Sup.1)
I. Introduction

Il a été demandé au Secrétariat d’établir un résumé des contributions fournies par écrit ou oralement au Groupe de travail après la réception des contributions écrites utilisées pour préparer le rapport de synthèse. Lors de l’examen de ces contributions3 et le débat qui s’est tenu le 24 mars 2003, on a constaté que l’essentiel des questions soulevées avait déjà été repris dans le rapport de synthèse. Il a donc été décidé que ce supplément au rapport de synthèse mettrait en lumière les questions qui n’ont pas été reprises ou qui ont été insuffisamment développées dans le rapport de synthèse. La structure et la numérotation utilisées dans ce supplément sont conformes à celles employées dans le rapport de synthèse.

III. Champ d’application

Une définition du droit à une alimentation adéquate devrait être fournie sous cette rubrique. Le droit à une alimentation adéquate devrait comprendre le droit à l’eau potable et le droit à l’eau d’irrigation.

V.1 Approche intégrée

Le paragraphe 19 devrait aborder la question du bien-être nutritionnel en tant que question connexe mais plus globale, représentant l’objectif final.
On a noté la nécessité de tenir compte tout particulièrement des petits producteurs.
Le même paragraphe devrait également souligner à quel point il importe de protéger la biodiversité agricole (comme prévu dans le Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture) en vue de la concrétisation du droit à une alimentation adéquate.

V.3 Stratégies nationales détaillées

Au sixième point centré du paragraphe 23, il faut également mentionner les groupes vulnérables.
On a souligné qu’il importe d’analyser en détail les causes de l’insécurité alimentaire.
Un nouveau point centré doit être ajouté pour mentionner la nécessité de la recherche.

V.6 Meilleures pratiques

On a souligné l'importance de l'identification des meilleures pratiques.

VI. Situations de conflit

Les Directives devraient souligner la nécessité de prévenir les conflits.

Nouveau point (X)

Un nouveau point devrait être introduit, suggérant de soumettre les directives à l’Assemblée générale des Nations Unies pour approbation.

Second supplément au rapport de synthèse
sur les contributions reçues de gouvernements et de parties prenantes
(IGWG RTFG 1/2 Sup.2)
I. Introduction

Ce second supplément reflète les débats qui ont eu lieu lors de la séance du matin du 25 mars 2003, avant l’examen par le Groupe de travail intergouvernemental des points de convergence et de divergence entre les délégations. Il met en lumière les questions qui ne sont pas couvertes dans le rapport de synthèse ou qui ont été insuffisamment développées. La structure et la numérotation utilisées dans ce supplément sont conformes à celles employées dans le rapport de synthèse.

II. Objectif

En réponse à des questions posées quant à la nécessité et l’utilité des directives volontaires, plusieurs délégations ont réaffirmé qu’elles s’intéressaient à un instrument de ce type, dont elles avaient besoin.

III. Champ d’application

Plusieurs interventions ont été faites concernant l’utilité de la définition du droit à une alimentation adéquate, tel qu’il est énoncé dans l’Observation générale 12.
Il a été noté que tous les membres du Groupe de travail intergouvernemental n’étaient pas parties au Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, mais que cela ne devait pas nécessairement empêcher les parties à ce Pacte d’élaborer des instruments facilitant l’application des obligations qui y étaient prévues.

IV. Principes

On a également souligné l’importance d’une approche axée sur les droits pour la lutte contre la faim, par opposition à une approche purement fondée sur la sécurité alimentaire. Une approche axée sur les droits donne aux populations concernées les moyens de revendiquer leurs droits.

V. Mesures à prendre au niveau national pour assurer le droit à une alimentation adéquate

Certains participants ont souligné la nécessité d’adopter des mesures concernant le droit à une alimentation adéquate des citadins pauvres et d’accorder l’attention voulue aux questions d’emploi et de revenu.
D’autres ont souligné que l’agriculture biologique avait un rôle à jouer dans la concrétisation de la sécurité alimentaire.
Plusieurs délégations ont à nouveau mentionné la nécessité de recours juridique en cas de violations du droit à une alimentation adéquate. Il a été suggéré que les directives énoncent des critères pour l’identification de telles violations. On a souligné le rôle des institutions nationales de défense des droits de l’homme dans le suivi de l’application du droit à une alimentation adéquate au niveau des pays.

VII. Dimension internationale

Plusieurs interventions ont porté sur les facteurs internationaux ayant une incidence sur l’aptitude des pays à concrétiser le droit à une alimentation adéquate, ainsi que sur d’autres questions ayant une dimension internationale. Il a été souligné que la principale responsabilité en la matière incombe aux gouvernements nationaux.

Nouveau point (X)

Il a été suggéré de soumettre les Directives à l’Assemblée générale de l’ONU et à la Conférence de la FAO pour approbation. Il a été proposé que les directives constituent la base d’un prochain instrument contraignant.

1 Le rapport de synthèse comprend les sections suivantes: I. Introduction; II. Objectif; III. Champ d’application; IV. Principes; V. Mesures à prendre au niveau national pour assurer le droit à une alimentation adéquate; VI. Situations de conflit; VII. Dimension internationale; VIII. Suivi international; IX. Structure proposée.

2 Les obligations internationales concernant le droit à une alimentation adéquate sont énoncées dans divers instruments internationaux: Article 11 du Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels, Articles 24 et 27 de la Convention relative aux droits de l’enfant, Article 12 de la Convention internationale sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes et plusieurs dispositions des Conventions de Genève de 1949 et de leurs protocoles additionnels.

3 Membres: Bénin, Mali, Suisse Annexe, Ouganda; Observateurs: Coopération internationale pour le développement et la solidarité, FIMAR, Institut international de recherche sur les politiques alimentaires, contribution commune de la Société civile Nord-Sud Annexe, Comité permanent de l’ONU pour la nutrition.