AFRIQUE

AFRIQUE DU NORD

ALGERIE (2 février)

Les perspectives des céréales d'hiver de 1996 sont bonnes grâce au cumul suffisant des précipitations depuis le début de la période de végétation. Cependant, on aura besoin de pluies au bon moment pendant le reste de la période de végétation pour empêcher une baisse des rendements.

Le temps ayant été favorable en 1995, la production de blé a presque doublé pour atteindre 1,4 million de tonnes, après deux années successives de récolte inférieure à la moyenne. La production d'orge est celle qui a le plus augmenté: elle a presque triplé pour atteindre 700 000 tonnes.

Les importations de blé, y compris la semoule, en 1995/96 (juillet/juin) devraient, d'après les prévisions actuelles, s'établir à 4,2 millions de tonnes, soit un recul de quelque 0,6 million de tonnes par rapport à l'année précédente. Les importations de céréales secondaires, essentiellement orge et maïs, devraient reculer de 150 000 tonnes, pour tomber à 1,7 million de tonnes.

EGYPTE (2 février)

Le blé et l'orge qui doivent être récoltés à partir de mai sont dans un état normal et les principales activités agricoles sont dans les temps.

La production de blé de 1995 s'établit, d'après les estimations, à 5,7 millions de tonnes, soit un chiffre bien supérieur à celui de 1994. La production de maïs a augmenté pour la deuxième année de suite pour atteindre 5,5 millions de tonnes du fait d'une expansion des superficies ensemencées. La production d'orge de 1995 a presque triplé pour atteindre 368 000 tonnes, grâce également à une forte expansion des emblavures.

Les importations de blé et de farine de blé en 1995/96 (juillet/juin) devraient, d'après les prévisions, reculer de 200 000 tonnes environ pour s'établir à 6 millions de tonnes. Les importations de céréales secondaires, essentiellement de maïs, devraient fléchir de 250 000 tonnes pour tomber à 2,5 millions de tonnes.

En janvier, des ailés matures épars de criquets pèlerins étaient présents en plusieurs endroits le long des plaines côtières du sud de la mer Rouge et dans les zones intérieures voisines.

MAROC (2 février)

Les pluies insuffisantes de septembre à novembre ont été suivies de fortes précipitations qui ont provoqué de graves inondations à la fin de janvier, en particulier dans les provinces de Tétouan et d'El Jadida, où quelque 20 000 hectares au total de terres agricoles ont été submergés.

On a signalé quelques pertes de vies humaines et les cultures et l'infrastructure ont été endommagées. Cependant les pluies ont porté à 4,3 milliards de mètres cubes les niveaux des réservoirs d'eau du pays, contre 3 milliards de mètres cubes l'année dernière, alors que le pays souffrait d'une sécheresse exceptionnelle. Les superficies ensemencées en céréales en 1995/96, soit 5,5 millions d'hectares, sont, d'après les estimations, supérieures à la moyenne.

Après une sécheresse prolongée en 1995, la production de céréales est tombée à 1,9 million de tonnes, volume le plus faible depuis 30 ans. La production de blé s'est établie, d'après les estimations, à 1,1 million de tonnes environ, soit un cinquième seulement de la récolte record de 1994, tandis que la production d'orge ne représentait que 16 pour cent de la production de l'année précédente, qui s'élevait à 3,7 millions de tonnes.

En mai 1995, le gouvernement a adopté un certain nombre de mesures pour atténuer les effets de la sécheresse, notamment l'accroissement des importations de céréales vivrières et fourragères, la fourniture d'approvisionnements suffisants en eau potable dans les zones rurales et urbaines, la vaccination du bétail, la création d'emplois dans les zones rurales, ainsi que des mesures de réaménagement de la dette des agriculteurs.

Les importations de blé en 1995/96 (juillet/juin) devraient plus que doubler, pour atteindre 3 millions de tonnes, tandis que celles de céréales secondaires devraient passer à 850 000 tonnes, soit quelque 300 000 tonnes de plus que pendant la campagne précédente.

Les opérations de lutte menées contre les bandes larvaires à un stade avancé d'ailés de criquets pèlerins ont été entreprises en janvier dans l'extrême sud-ouest du pays.

TUNISIE (2 février)

Les perspectives des cultures de blé et d'orge qui doivent être récoltées à partir de juin sont bonnes, les pluies ayant été supérieures à la normale. L'état des pâturages est satisfaisant, en particulier dans le centre et le sud du pays. Les superficies ensemencées en céréales s'établissent, d'après les estimations, à 1,7 million d'hectares, soit 0,5 million d'hectares de plus que pendant la campagne précédente.

La production de céréales de 1995 a beaucoup fléchi sous l'effet du temps sec persistant qui a régné pour la deuxième année de suite. D'après les estimations, la production de blé et d'orge s'élève à 0,47 million de tonnes et 0,11 million de tonnes respectivement, soit un chiffre bien inférieur à la fois à la normale, et à la production médiocre de 1994.

Pour atténuer les effets de la sécheresse sur les agriculteurs, le gouvernement a décidé de relever de 15 dinars les prix à la production du blé dur pour les porter à 275 dinars (267 dollars E.-U.) la tonne et ceux du blé tendre de la même somme pour les porter à 240 dinars (233 dollars E.-U.) la tonne. Les agriculteurs peuvent aussi acheter de l'orge importée à un prix subventionné de 140 dinars (136 dollars E.-U.) la tonne. En outre, un réaménagement des dettes des agriculteurs sur une période allant jusqu'à cinq ans, les intérêts étant payés par l'Etat, a été appliqué pour la deuxième année de suite.

Les importations de blé en 1995/96 (juillet/juin) s'établissent, d'après les estimations, à 1,4 million de tonnes, soit un chiffre analogue au volume supérieur à la moyenne de la campagne précédente. Les importations de céréales secondaires s'élèvent, d'après les prévisions, à 0,9 million de tonnes, soit un volume stable par rapport à celui de la campagne précédente. -->TOCRetour au menu