AFRIQUE CENTRALE

CAMEROUN (10 avril)

Des pluies abondantes sont tombées sur l'ensemble du pays pendant la deuxième décade de mars. La préparation des terres est terminée dans le sud et les semis de la première campagne de maïs ont commencé. Grâce aux précipitations bénéfiques de 1995, la production totale de céréales devrait atteindre le niveau record de 1,2 million de tonnes. On signale des importations d'engrais du Nigéria, qui ont permis aux producteurs de coton de vendre une partie de leur récolte aux Nigérians au lieu de la céder à l'Office national de commercialisation.

La situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante et les marchés sont bien approvisionnés. Le prix du pain est monté en flèche en mars. Les besoins d'importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1995/96 (juillet/juin), essentiellement blé et riz, sont estimés à 347 000 tonnes.

CONGO (10 avril)

La situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les aliments de base sont les racines, les tubercules et les bananes plantains et les marchés en sont bien approvisionnés. La production de céréales, principalement du maïs, est estimée à quelque 21 000 tonnes. Les besoins d'importations céréalières, essentiellement du blé, pour la campagne de commercialisation 1995/96 (juillet/juin), sont estimés à 108 000 tonnes et le besoin structurel d'aide alimentaire à 3 000 tonnes.

GABON (10 avril)

Les aliments de base sont le manioc et les bananes plantains. La production de céréales, surtout du maïs, est estimée à environ 26 000 tonnes. Le pays doit importer la majeure partie du blé et du riz dont il a besoin (62 000 tonnes). Aucune aide alimentaire n'est nécessaire.

GUINEE EQUATORIALE (10 avril)

Les aliments de base sont les racines, les tubercules et les bananes plantains et le pays importe chaque année quelque 10 000 tonnes de blé et de riz, dont la moitié sous forme d'aide alimentaire.

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (10 avril)

Les précipitations, légères et généralisées en janvier et février, ont augmenté dès la mi-mars sur l'ensemble du pays, permettant de préparer la terre et de semer le maïs de la première campagne. La récolte du maïs de la deuxième campagne est achevée et, grâce aux conditions météorologiques favorables, la production devrait être satisfaisante.

La récolte ayant été bonne, la situation générale des disponibilités alimentaires est satisfaisante. Les besoins d'importations céréalières pour la campagne de commercialisation 1995/96 (septembre/août), essentiellement blé et riz, sont estimés à 34 000 tonnes. Selon des estimations récentes, 13 000 réfugiés tchadiens et 25 000 réfugiés soudanais vivent encore dans le pays et continuent à recevoir une aide alimentaire. Les gouvernements de la République centrafricaine et du Soudan et le HCR ont conclu un accord pour le rapatriement des réfugiés soudanais, qui est déjà en cours.

ZAIRE* (12 avril)

D'abondantes précipitations ont arrosé le pays depuis le début de l'année. Au nord, on est en train de semer le maïs de la seconde campagne et la croissance est satisfaisante dans les régions du centre et du sud. La récolte du maïs de la première campagne est terminée au sud et la production est à peu près normale.

En février 1996, on estime à 1 200 000 le nombre de réfugiés rwandais recevant une aide alimentaire. Dans les camps de Goma et de Bukavu, le rapatriement se poursuit très lentement. Fin février, le gouvernement a décidé de fermer d'un point de vue administratif deux camps, l'un près de Goma et l'autre dans la zone de Bukavu, et de suspendre toutes les activités non essentielles (scolaires, commerciales et de formation). Toutes les autres activités (santé, approvisionnement en eau et distribution d'aide alimentaire) sont cependant maintenues. Des problèmes d'insécurité, aggravés par les tensions au sein de l'armée, continuent à se poser dans les camps d'Uvira, de Bukavu et de Goma. La tension monte également dans la région de Masisi (Nord-Kivu); des violences à caractère ethnique auxquelles ont participé des soldats y ont éclaté, entraînant des centaines de morts et incitant un nombre croissant de personnes à demander asile à Goma ou à fuir vers le Rwanda. Dans d'autres régions, 50 000 réfugiés soudanais, 41 000 Angolais et 14 000 Ougandais bénéficient également d'une aide alimentaire ou d'autres formes d'assistance.

La situation des disponibilités alimentaires reste tendue dans les zones urbaines et dans la région du Kivu. L'inflation a reculé, passant de 6 000 pour cent en 1994 à environ 540 pour cent en 1995, mais le chômage et les difficultés économiques, dans ce contexte politique tendu, pèsent lourdement sur la population. L'agriculture est le seul secteur en croissance. Malgré un potentiel de production élevé, une part importante de la consommation céréalière est importée, faute de moyens de transport et d'infrastructures de commercialisation entre zones rurales et zones urbaines.

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