Les perspectives des cultures de blé et d'orge, qui sont actuellement dans leur période de végétation, sont favorables. Les pluies enregistrées depuis le mois de janvier ont été bénéfiques pour les réserves d'eau du sol et si ces conditions favorables se maintiennent, la production céréalière devrait continuer de se redresser en 1996.
La production de blé et d'orge a plus que doublé en 1995, passant respectivement à 1,6 et 0,54 million de tonnes grâce à des conditions météorologiques favorables.
D'après les estimations, les importations de blé, semoule comprise, pour 1995/96 (juillet/juin), s'établiront à 4,0 millions de tonnes, avec un recul de 0,8 million de tonnes environ par rapport à l'année précédente. Les importations de céréales secondaires, essentiellement orge et maïs, devraient reculer de 350 000 tonnes, passant à 1,55 million de tonnes.
Une infestation limitée de sauteriaux grégaires a été signalée pour la première fois de l'année vers la fin du mois de mars, dans le sud de l'Atlas, près de Béchar. Quelques ailés épars étaient présents près de Tinolout.
Les conditions de végétation sont satisfaisantes pour ce qui concerne les cultures de blé, en grande partie irriguées, qui seront moissonnées à partir de la mi-avril. Toutefois, les pluies ayant été inférieures à la moyenne dans les régions pluviales du nord, on signale un léger recul des superficies sous blé et orge par rapport à l'an dernier.
La production de blé devrait avoir augmenté de 1,3 million de tonnes en 1995, atteignant ainsi un volume record de 5,7 millions de tonnes. La récolte de maïs s'est située dans la moyenne, avec 5,1 millions de tonnes. Pour ce qui est du riz, la production a été supérieure à la moyenne, avec une progression de 240 000 tonnes, s'établissant ainsi à 4,8 millions de tonnes.
Selon les estimations, en 1995/96 (juillet/juin), les importations de blé et de farine de blé devraient reculer de quelque 1,2 million de tonnes, pour tomber à 5,6 millions de tonnes. On prévoit également un fléchissement de 360 000 tonnes des importations de céréales secondaires, essentiellement de maïs, qui devraient ainsi passer à 2,0 millions de tonnes.
Quelques ailés épars de criquets pèlerins sont signalés sur la côte sud-est et dans certains oueds près du Nil inférieur.
Les perspectives des cultures de blé et d'orge sont favorables et on prévoit un net redressement en 1996. Les pluies abondantes enregistrées au début de l'année ont provoqué de graves inondations qui ont endommagé les cultures et les infrastructures, mais ont en revanche relevé considérablement le niveau des réservoirs d'eau, qui selon les estimations atteignent maintenant un volume record de 8 milliards de mètres cubes, contre les 3 milliards de mètres cubes de l'an dernier, lorsqu'une grave sécheresse frappait le pays. Les pluies cumulées à la fin février étaient supérieures de 67 pour cent à la normale.
Après une sécheresse prolongée en 1995, la production céréalière est tombée à 1,8 million de tonnes, le volume le plus faible des 30 dernières années, avec 1,1 million de tonnes de blé, soit un cinquième seulement de la récolte exceptionnelle de 1994. La production d'orge n'a représenté que 16 pour cent des 3,7 millions de tonnes récoltées l'année précédente.
Selon les prévisions, les importations de blé et de céréales secondaires devraient avoir plus que doublé en 1995/96 (juillet/juin) par rapport à l'année précédente, passant respectivement à 3 millions de tonnes et 0,85 million de tonnes.
Quelques essaims de sauteriaux et petites bandes de criquets pèlerins étaient présents en mars dans la région de Tichla et plus de 8 300 hectares ont été traités pendant ce mois. Quelques ailés ont fait leur apparition dans le sud de l'Atlas, dans la région du Draa.
Des températures inférieures à la normale et des réserves d'eau adéquates continuent de favoriser les cultures et la production de blé et d'orge devrait plus que doubler par rapport à la mauvaise récolte de l'an passé. Les conditions des pâturages sont satisfaisantes, notamment dans les régions centrales et méridionales. Selon les estimations, les emblavures totales couvrent 1,7 million d'hectares, soit quelque 0,4 million d'hectares de plus qu'en 1995.
Pour renforcer les effets de ces conditions favorables, le gouvernement a accordé en février de nouveaux crédits aux exploitants pour l'achat d'engrais et d'herbicides.
En 1995, la production céréalière a beaucoup fléchi sous l'effet du temps sec persistant qui a régné pour la deuxième année consécutive. La production de blé et d'orge a été nettement inférieure à la moyenne, avec un volume estimé respectivement à 0,53 million de tonnes et 80 000 tonnes.
Les importations de blé en 1995/96 (juillet/juin) devraient reculer de 150 000 tonnes, passant à 1,25 million de tonnes, tandis que celles de céréales secondaires, principalement de maïs et d'orge, resteraient stables au niveau de l'an dernier, à savoir 0,9 million de tonnes.