AMERIQUE DU SUD

ARGENTINE (3 avril)

La récolte de maïs de 1996 a commencé dans des conditions satisfaisantes. Selon les premières estimations, et malgré un recours accru à l’irrigation et aux engrais, la production devrait se chiffrer à 10 millions de tonnes, soit une chute de 12 pour cent par rapport à la récolte de l’année dernière, qui fut la meilleure depuis plus de dix ans. Cette chute prévue serait due à une diminution des emblavures et des rendements causée par un temps très sec et chaud lors des semis. Les régions particulièrement touchées incluent une partie du nord de la province de Buenos Aires, le sud de la province de Cordoba et de Santa Fe ainsi que l’ensemble de la province de La Pampa. Les pluies récentes, même si elles ont permis d’apporter au sol l’humidité dont il avait grandement besoin, sont arrivées trop tard pour empêcher ce fléchissement. A la fin mars, 18 pour cent des superficies ensemencées avaient été récoltés. La récolte de sorgho a également débuté. On estime que la production, tout en étant plus élevée que la faible récolte de l’année passée, restera inférieure à la moyenne.

La récolte de riz de 1996 est bien avancée. La moisson a elle aussi été affectée par le temps sec et l’on estime provisoirement la production à quelque 900 000 tonnes, soit un chiffre légèrement inférieur à la bonne récolte de l’année passée mais largement supérieur à la moyenne. L’augmentation prévue est principalement due à une expansion des emblavures.

La préparation du sol a commencé pour les semis de la campagne de blé de 1996/97. La superficie ensemencée totale devrait être nettement supérieure à celle de l’année dernière grâce aux prix à l’exportation élevés.

BOLIVIE (1er avril)

Les pluies satisfaisantes des derniers mois ont eu un effet bénéfique sur la croissance des céréales et des pommes de terre de la campagne principale de 1996/97. La moisson a commencé et, si les conditions météorologiques se maintiennent, elle s’annonce bonne. La production de blé devrait être au-dessus de la moyenne. La production de céréales secondaires devrait être inférieure à celle de l’année dernière tout en restant supérieure à la moyenne. Celle de pommes de terre devrait être du même ordre que la bonne récolte de l’année passée.

Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1996/97 devraient diminuer et passer de 302 000 à 275 000 tonnes, du fait de prix internationaux élevés et de stocks de report importants.

BRESIL (2 avril)

Les pluies de ces dernières semaines sont arrivées trop tard pour atténuer l’effet que la vague de sécheresse prolongée et les températures élevées avaient eu précédemment sur les cultures de maïs, particulièrement en novembre et décembre. En conséquence, les superficies ensemencées et les rendements ont diminué de manière significative dans les grandes régions productrices. Dans l’Etat de Rio Grande do Sul, deuxième producteur du pays, les emblavures ont baissé de 12,5 pour cent par rapport à l’année dernière, alors que dans les Etats de Parana et Santa Catarina, où seules quelques régions ont souffert de l’absence de pluies, les emblavures devraient diminuer respectivement de 3,2 et 1,3 pour cent. En revanche, les régions du nord et du nord-est, qui sont régulièrement touchées par des vagues de sécheresse prolongées, ont bénéficié de pluies adéquates et la production de maïs devrait être satisfaisante. Les récoltes sont bien entamées et à la mi-mars, quelque 31 pour cent des superficies ensemencées avaient été récoltées. Selon les dernières prévisions, la production de maïs devrait diminuer et passer du chiffre record de 36,2 millions de tonnes enregistré l’année dernière à celui, inférieur à la moyenne, de quelque 29,1 millions de tonnes.

Les semis du blé de la campagne 1996 sont en cours dans certaines régions tandis que, dans les grandes zones productrices de Parana et de Rio Grande do Sul, ils devraient débuter respectivement en avril et en mai. Suite à la faible production de l’année dernière, et en réponse à une forte demande intérieure ainsi qu’aux efforts déployés par le gouvernement pour relancer la production par une meilleure disponibilité de crédit, on prévoit une expansion des emblavures par rapport à 1995 ainsi qu’une utilisation de semences de meilleure qualité.

CHILI (2 avril)

La récolte 1995/96 de blé, récemment rentrée, a sérieusement souffert de la grave sécheresse qui a frappé la plupart des régions productrices de blé du centre du pays. Selon les premières estimations, la production passera de 1,4 million de tonnes l’année dernière à 1-1,1 million de tonnes. La production d’orge, de pommes de terre et d’autres cultures vivrières a été gravement touchée. Les superficies ensemencées en maïs, quant à elles, ont diminué, mais dans une moindre mesure. La récolte de maïs de 1996 est sur le point de commencer, et selon les premières prévisions, la production sera inférieure à celle de l’année dernière mais conforme à la moyenne.

Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1995/1996 (décembre/ novembre) devraient progresser et passer de 650 000 à 800 000 tonnes afin de couvrir le déficit provoqué par la sécheresse.

COLOMBIE (2 avril)

La préparation des terres pour les semis des céréales de la campagne principale de 1996/97 qui doit débuter en avril est en cours par un temps généralement sec. Les premières perspectives des semis sont bonnes. Les emblavures de blé devraient augmenter par rapport à l’année passée pour se situer légèrement au-dessus de la moyenne. Il en va de même pour le maïs, la céréale principale, alors que les superficies ensemencées en sorgho devraient être inférieures à la moyenne.

EQUATEUR (2 avril)

La préparation des terres pour les semis des céréales de la campagne principale de 1996/97 qui doit débuter en avril est en cours par un temps généralement sec. Les premières perspectives des semis sont bonnes. Les emblavures de blé devraient augmenter par rapport à l’année passée pour se situer légèrement au-dessus de la moyenne. Il en va de même pour le maïs, la céréale principale, alors que les superficies ensemencées en sorgho devraient être inférieures à la moyenne.

PEROU (1er avril)

Les pluies satisfaisantes et généralisées qui sont tombées sur la plupart des régions productrices, ont favorisé les céréales et les pommes de terre de la campagne principale de 1996 et ont réalimenté les réserves d’eau des zones côtières de Piura et Lambayeque, dont le niveau était tombé au plus bas à la mi-janvier, faute de pluies. Les perspectives des semis précoces sont favorables pour toutes les cultures. Dans les vallées des hautes terres, les superficies ensemencées en blé, principalement blé tendre, devraient s’approcher du niveau supérieur à la moyenne de l’année passée tandis que l’on prévoit également des emblavures supérieures à la moyenne pour le maïs. Les semis de maïs jaune devraient augmenter; quant au maïs blanc, il devrait être suffisant pour satisfaire la consommation humaine. La demande provenant des éleveurs de volailles et de porcs est en effet forte et soutenue et les cours internationaux du maïs sont élevés. Les superficies ensemencées en orge devraient également être supérieures à la moyenne. Les superficies de riz devraient augmenter par rapport au niveau inférieur à la normale de l’année précédente grâce à une forte demande intérieure et à des prix attrayants.

URUGUAY (2 avril)

Les pluies satisfaisantes tombées depuis la mi février ont soulagé les cultures de maïs, de sorgho et de riz de la campagne de 1995/96 qui avaient auparavant souffert du temps sec. La moisson est en cours et, selon les premières projections, la production de maïs devrait chuter par rapport ` l’année dernière et se chiffrer à 175 000 tonnes. La production de sorgho devrait être légèrement inférieure à la moyenne et tomber à 102 000 tonnes tandis que l’on prévoit une récolte record de paddy, dont la production s’élèverait à quelque 800 000 tonnes, contre une moyenne de 630 000 tonnes au cours des cinq dernières années. Cela est principalement dû à une expansion des semis faisant suite à une augmentation des exportations, surtout en direction du Brésil.

VENEZUELA (4 avril)

L’humidité du sol, nécessaire aux semis des céréales de la campagne de 1996 qui doivent débuter en avril, se maintient grâce à des pluies satisfaisantes. Le prix élevé des intrants agricoles, ainsi que les autres contraintes financières et administratives exercées sur le secteur agricole rendent les premières perspectives incertaines. La superficie ensemencée en maïs devrait atteindre approximativement 351 000 hectares, contre une moyenne de 375 000 hectares au cours des cinq dernières années. Les terres consacrées au sorgho devraient diminuer par rapport aux 210 000 hectares de l’année précédente, déjà inférieurs à la moyenne, et les superficies ensemencées en riz, la céréale principale, devraient, elles aussi, se situer au-dessous de la moyenne.

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