Les pluies de saison enregistrées en avril et en mai ont été bénéfiques pour les zones pastorales, frappées par une grave sécheresse pendant les précédentes saisons des pluies de septembre à novembre. Ces précipitations devraient améliorer l'état des pâturages et la santé du bétail.
Bien que cette situation défavorable pour ce qui concerne la croissance végétative et la disponibilité d'eau, ait déterminé des mouvements migratoires inhabituels au niveau de la population nomade, les cas de maladie et le taux de mortalité ont néanmoins augmenté au niveau du bétail sous l'effet de la sécheresse et du manque de pâturages adéquats. L'élevage étant la principale activité économique du pays, la situation alimentaire de la population touchée est très tendue, avec des cas de malnutrition grave dans les districts de Tadjoura et d'Obock. Sur une population nomade de quelque 100 000 personnes dans le pays, le gouvernement a demandé une aide alimentaire d'urgence pour 28 000 personnes parmi les plus touchées (dont 7 000 agriculteurs et 21 000 éleveurs), pour une période de six mois.