KENYA (27 juin)

En avril, les précipitations ont été inférieures à la normale dans les grandes régions productrices de maïs du Rift Valley, ce qui a retardé les semis et eu des effets négatifs sur les cultures récemment ensemencées. Les pluies enregistrées en mai ont été bénéfiques pour les réserves d'humidité des sols, mais sont arrivées trop tard pour éviter la réduction des emblavures et l'affaiblissement des rendements. De nouvelles pluies restent nécessaires.

Les perspectives concernant le maïs étaient déjà défavorables avant la vague de sécheresse, le prix élevé des intrants et la faiblesse des prix à la production ayant réduit les emblavures. En revanche, les semis de blé devraient être exceptionnels, grâce à des prix à la production élevés et à la réaffectation des terres précédemment consacrées à l'orge et au maïs.

Des conditions météorologiques défavorables ont également affecté d'importantes régions productrices de haricots dans la province de l'Est, provoquant de lourdes pertes. La récolte des céréales de la campagne secondaire des "petites pluies" de 1996 a été fortement réduite dans cette région, aussi la situation alimentaire doit-elle être suivie de près.

Avec une production céréalière moyenne en perspective pour cette année et l'exportation de 400 000 tonnes de maïs en 1996, la situation des disponibilités reste difficile pour ce qui concerne le maïs et des importations (de maïs et de blé) seront nécessaires pour couvrir les besoins de consommation. Il est malgré tout probable que ces importations resteront limitées, considérant le niveau élevé des cours mondiaux, des frais de transport et des droits à l'importation. Il est prévu que 100 000 à 200 000 tonnes seront importées d'Ouganda. Selon les estimations actuelles, l'Office national des céréales et des produits détient 3,5 millions de sacs (90 kg) de céréales, dont quelque 1,5 million sont destinés à des distributions de secours dans certaines régions du pays, notamment dans la province de l'Est.


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