MOZAMBIQUE* (7 juin)

Selon les estimations d'une récente mission FAO/PAM d'évaluation des récoltes et des disponibilités alimentaires, la superficie totale sous céréales et autres cultures vivrières aurait atteint pendant la campagne 1995/96 quelque 3,4 millions d'hectares, ce qui représente une progression de 2,7 pour cent par rapport à la campagne précédente. La campagne principale 1995/96 a été caractérisée dans la plupart des régions par des précipitations supérieures à la moyenne, notamment pendant la deuxième quinzaine de janvier et au début de février. Pendant cette période, des pluies trop abondantes ont provoqué des inondations qui ont endommagé ou détruit quelque 170 000 hectares de cultures vivrières, dont 105 000 hectares de maïs. De ce fait, la superficie totale à moissonner cette année devrait être inférieure de 2,4 pour cent par rapport au niveau de 1994/95.

La production céréalière totale de 1995/96 s'élève, selon les estimations provisoires, à 1,375 million de tonnes, ce qui représente 22 pour cent de plus que l'an dernier et une progression d'environ 75 pour cent par rapport à la récolte réduite par la sécheresse de 1993/94. La production de maïs de 1995/96 est estimée à 947 200 tonnes, avec un accroissement de 29 pour cent par rapport au volume de l'année passée. Cette augmentation reflète une amélioration de 34 pour cent des rendements, partiellement compensée par une réduction de 10 pour cent des superficies moissonnées. On estime que 105 000 hectares de maïs au total ont été perdus à cause des inondations.

La production globale de sorgho et de mil devrait selon les prévisions s'établir à 288 000 tonnes, avec un accroissement de quelque 4 pour cent par rapport à l'an dernier. La production de paddy atteindrait 139 400 tonnes, 23 pour cent de plus qu'en 1994/95. Plus de la moitié de l'augmentation de la production rizicole sera enregistrée dans la province de Zambezia, où la production devrait augmenter d'au moins 30 pour cent par rapport à l'année précédente. La production totale de haricots devrait atteindre quelque 140 000 tonnes, avec une augmentation de 4 pour cent seulement par rapport au volume relativement faible de l'année dernière. Le production totale de manioc est estimée à quelque 4,7 millions de tonnes (racines fraîches), environ 13 pour cent de plus qu'en 1994/95.

La situation nationale des disponibilités alimentaires devrait s'améliorer considérablement pendant la campagne de commercialisation 1996/97, notamment dans les provinces du nord et du centre. Celles-ci seront largement auto- suffisantes pour ce qui concerne les aliments de base et produiront même des excédents commercialisables de maïs supérieurs à ceux de la précédente campagne de commercialisation.

Au total, les besoins d'importations céréalières pour 1996/97 sont estimés à 300 000 tonnes, quelque 33 pour cent de moins qu'en 1995/96 à la même époque, dont environ 77 000 tonnes de maïs. Pour une moyenne de 154 000 personnes, il faudra pendant la campagne de commercialisation 1996/97 à peu près 24 948 tonnes de maïs et 2 217 tonnes de légumineuses à titre d'aide alimentaire d'urgence. Les besoins d'aide alimentaire d'urgence pour la distribution directe et les projets vivres-contre-travail pourront être couverts pour l'essentiel par des achats locaux dans les régions excédentaires, principalement dans les provinces de Cabo Delgado, Nampula, Zambezia, Manica, Niassa et Tete. Les donateurs sont instamment priés de faire tout leur possible pour acheter ces excédents au début de la campagne de commercialisation. Les contributions annoncées s'élèvent à 98 000 tonnes, dont 15 000 tonnes (de maïs) ont été livrées, avec 9 000 tonnes pour les situations d'urgence et 6 000 tonnes d'aide alimentaire liée à des programmes.


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