Les précipitations ont été irrégulières et inférieures à la normale dans la quasi-totalité du pays pendant la campagne agricole 1995/96. Après un démarrage tardif, des pluies favorables ont été enregistrées en janvier et février dans la plupart des régions. Elles ont été inférieures à la normale en mars et pratiquement absentes en avril dans les régions productrices. Les rendements en ont été gravement affectés, notamment pour ce qui est des semis tardifs qui avaient besoin de pluies supplémentaires en mars/avril pour pouvoir se développer dans de relativement bonnes conditions. Les régions pratiquant l'élevage, qui ont été les plus touchées par ces précipitations insuffisantes, sont maintenant frappées par la sécheresse.
La deuxième évaluation nationale des récoltes récemment réalisée, établit à titre provisoire la production de céréales secondaires à 80 400 tonnes, dont 15 900 tonnes de maïs et 64 500 tonnes de sorgho/mil. Ce volume ne représente que les deux-tiers environ de la production pouvant être obtenue en année de précipitations normales.
Du fait des pluies insuffisantes, la situation nationale des disponibilités alimentaires pour la campagne de commercialisation 1996/97 devrait être tendue, un grand nombre d'agriculteurs restant en situation d'insécurité alimentaire. Au total, les besoins d'importations céréalières pour 1996/97 sont estimés provisoirement à 110 000 tonnes, dont 82 000 tonnes de céréales secondaires à couvrir par des importations de maïs. En attendant l'identification officielle des personnes touchées par la sécheresse (nombre et localisation), le gouvernement a déjà indiqué un chiffre provisoire de 180 000 personnes vulnérables susceptibles de recevoir à une aide dans le cadre du Programme gouvernemental d'aide alimentaire. Les contributions d'aide alimentaire annoncées à ce jour s'élèvent à 10 000 tonnes.