Les pluies ont été généralisées et abondantes en août et septembre, sauf dans l'extrême sud-ouest où elles sont restées limitées mais ont repris début octobre. Le mil et le sorgho ont été récoltés dans le nord. Dans l'ouest et le centre, la deuxième culture de maïs se développe de façon satisfaisante.
Les besoins d'importation de céréales en 1996/97 (juillet/juin) sont estimés à 325 000 tonnes, surtout de blé et de riz.
Après la sécheresse de juillet, les précipitations ont augmenté en se déplaçant vers le sud en août et en septembre. Les pluies sont devenues abondantes dans le nord et faibles dans le centre tandis que la sécheresse persistait dans le sud-ouest début octobre. Après l'arrivée des pluies, on sème actuellement le maïs de la campagne principale.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés en racines, tubercules et plantains qui sont les cultures vivrières de base. La production céréalière est estimée à 27 000 tonnes environ, surtout du maïs. Pour la campagne commerciale 1996/97 (juillet/juin), les besoins d'importation de céréales sont estimés à 98 000 tonnes, surtout du blé, dont 2 000 tonnes d'aide alimentaire couvrant les besoins structurels.
Le temps a été sec de la mi-juin à la mi-août. Les pluies ont commencé fin août dans l'extrême-nord et en septembre sur le nord et l'est. Elles sont devenues abondantes début octobre sauf dans le sud-ouest. Le maïs de la campagne principale est semé actuellement. Les cultures vivrières de base sont le manioc et les plantains. La production de céréales en 1996 est estimée à 25 000 tonnes environ, surtout de maïs. Le pays doit importer pratiquement tout le blé et le riz dont il a besoin dont le volume est estimé à 62 000 tonnes. Aucune aide alimentaire n'est nécessaire.
GUINEE EQUATORIALE (16 octobre)
Après le temps sec de juillet et d'août, les pluies ont démarré et se sont étendues en septembre et au début d'octobre. Les cultures vivrières de base sont les patates douces, le manioc et les plantains et le pays importe chaque année environ 11 000 tonnes de blé et de riz, dont la moitié sous forme d'aide alimentaire.
REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (15 octobre)
Les pluies ont été généralisées et abondantes en août et en septembre sur l'ensemble du pays. Le mil et le sorgho sont actuellement récoltés tandis que le riz et le maïs de la campagne secondaire se développent de façon satisfaisante.
Pour la campagne de commercialisation 1996/97 (septembre/août), les besoins d'importation de céréales sont estimés à 34 000 tonnes, surtout du blé et du riz. Le pays compte 27 000 réfugiés soudanais bénéficiant d'une assistance. Environ 5 000 Tchadiens reçoivent aussi une aide alimentaire.
Les pluies ont été abondantes dans le nord début août mais le temps est resté sec dans le centre et le sud. Les précipitations se sont déplacées vers le sud pendant les vingt derniers jours d'août et en septembre, atteignant les régions méridionales au début d'octobre. Le maïs de la campagne principale est récolté dans le nord et semé dans le sud où les pluies viennent de commencer. Le riz arrive à maturité dans le nord et le sorgho est actuellement récolté.
La sécurité s'est beaucoup détériorée, à l'est, dans la zone de Kivu, qui est extrêmement instable du point de vue politique et menace de déstabiliser toute la région des Grands Lacs. Les affrontements sanglants qui ont opposé l'armée du Zaïre et la population locale fin octobre, sont partis du sud de Kivu, près de la frontière du Burundi, atteignant le nord de Kivu et la région de Goma qui jouxte le Rwanda. L'intensification des combats a entraîné la fermeture de la route reliant les villes de Uvira et Bukavu et ont provoqué de nouvelles vagues de déplacements de population, aussi bien des réfugiés que des habitants de la région. D'après les premières estimations, une douzaine de camps de réfugiés rwandais et burundais dans la région ont été abandonnés. Le HCR estime qu'il y a actuellement environ un million de réfugiés de personnes déplacées à Kivu, qui s'acheminent vers les zones environnantes et traversent les frontières du Rwanda et du Burundi.
Quelque 80 000 personnes, surtout des réfugiés rwandais, ont quitté les camps de Uvira, 53 000 réfugiés rwandais ont fui le sud de Bukavu et 55 000 Zaïrois habitant la région sont chassés de chez eux. Dans la région de Goma, 200 000 réfugiés et personnes déplacées ont fui après les attaques contre le camp de Kibumba et 400 000 personnes sont à présent réfugiées dans le camp de Mugunga.
L'aide humanitaire internationale a été évacuée d’Uvira et les livraisons de vivres aux camps de réfugiés sont entravées par la fermeture des routes et les conditions de sécurité difficiles. Par conséquent, la situation des approvisionnements alimentaires pourrait devenir extrêmement précaire dans les prochaines semaines.