AMERIQUE CENTRALE (y compris les Caraïbes)

COSTA RICA (7 octobre)

La récolte des céréales de la première campagne 1996/97 est terminée depuis peu et les semis de la deuxième campagne sont en cours. Les perspectives du riz, principale culture, sont bonnes, bien que les semis aient été endommagés par des inondations provoquées par des ouragans au début d'août. La production devrait être plus abondante que l'année dernière et, d'après les premières prévisions, elle s'établit à 200 000 tonnes, soit un chiffre légèrement supérieur à la moyenne. En revanche, la production de maïs devrait baisser pour la deuxième année de suite et on attend une production de 28 000 tonnes inférieure à la moyenne, essentiellement du fait de la pénurie de crédit agricole.

Les importations de blé pendant la campagne de commercialisation 1996/97 (juillet/juin) devraient être proches de celles de l'année dernière, qui s'élevaient à 165 000 tonnes. Les importations de maïs (principalement jaune) devraient augmenter pour passer de 270 000 à quelque 290 000 tonnes sous l'effet de la demande soutenue du secteur des aliments pour animaux. Les importations de riz de 1997 (janvier/décembre) devraient, d'après les prévisions actuelles, être analogues à celles de 1996, soit 50 000 tonnes environ.

CUBA (23 octobre)

Les vents et les inondations provoqués par un ouragan les 17 et 18 octobre ont touché les zones occidentales et centrales de l'île, en particulier les provinces de Cienfuegos, Villa Clara et Sancti Spiritus, infligeant de graves dégâts aux habitations et aux infrastructures, ainsi qu'au secteur agricole. Une évaluation détaillée des pertes subies par les cultures vivrières et de rente n'a pas encore été faite, mais les plantations de bananiers, de fruits et de café, les rizières et les champs de canne à sucre en particulier ont été très touchés. D'après les premières estimations officielles, plus de 650 000 hectares de canne à sucre, soit 43 pour cent de la superficie totale de cette culture, 10 000 hectares de rizières (16 pour cent des semis totaux de céréales), 213 000 hectares d'agrumes (30 pour cent des superficies), 22 000 hectares de bananiers (20 pour cent de cette culture) et 36 000 hectares d'autres cultures vivrières ont été touchés. La récolte de 1996/97 de canne à sucre, principale source de devises, qui aura lieu dans un mois, va probablement être en forte baisse. La production de riz, principale céréale, actuellement récoltée, devrait encore être inférieure à la prévision de 100 000 tonnes, qui était déjà faible. Ce chiffre est inférieur à la moitié de la moyenne des cinq dernières années et est imputable à la pénurie persistante d'intrants agricoles. La situation alimentaire, déjà précaire, malgré les divers programmes lancés par le gouvernement pour stimuler la production, pourrait s'aggraver dans les mois qui viennent. Le gouvernement a lancé un appel pour obtenir une aide internationale.

EL SALVADOR (10 octobre)

Les pluies normales à abondantes tombées un peu partout en août, apportées par des dépressions tropicales, ont favorisé les semis du maïs et du riz de la deuxième campagne de 1996, ainsi que ceux des légumes, des haricots et des bananes plantains. Les pâturages ont également bénéficié des pluies. La production de maïs (les deux campagnes) s'établit, d'après les prévisions actuelles, à 60 000 tonnes, soit un chiffre supérieur à la moyenne. Ce chiffre est dû à l'expansion des semis découlant de la demande soutenue du secteur des aliments pour volailles et porcins. Il tient également aux prix élevés à l'importation et au relèvement des droits à verser sur les quantités en sus d'un volume donné d'importation. La récolte du sorgho vient de se terminer et on estime pour l'instant que la production s'élève à 20 000 tonnes, soit un chiffre supérieur à la moyenne. Les perspectives de récolte du riz sont également bonnes.

Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1996 (janvier/décembre) pourraient être inférieures au chiffre assez élevé de 257 000 tonnes de 1995, essentiellement du fait de la faible solvabilité des principaux importateurs. Les importations de maïs devraient également être en baisse, de l'ordre de 560 000 tonnes, contre 715 000 tonnes l'année dernière, en raison de l'abondance des stocks de report et des prix élevés. Les importations de riz devraient être de l'ordre de 50 000 tonnes, soit à peu près le même chiffre qu'en 1995.

GRENADE (3 octobre)

Le risque que fait courir la cochenille de l’hibiscus (ou cochenille rose) aux cultures vivrières et de rente a été grandement limité par les mesures de lutte mises en oeuvre. Cependant, ce ravageur continue à s'attaquer aux zones forestières du pays.

GUATEMALA (2 octobre)

Les conditions de végétation ont été bonnes pour les céréales, essentiellement maïs, de la campagne principale de 1996/97. La production de maïs devrait, selon les estimations, être supérieure à la moyenne et s'élever à 1,3 million de tonnes (contre 1,1 million de tonnes l'année dernière). Cette progression tient à l'expansion des semis faisant suite à la hausse des cours mondiaux et au niveau relativement bas des stocks de report. Elle est également attribuée à la conclusion récente d'un accord d'achat et de collaboration entre les producteurs et les fabricants d'aliments pour animaux. Ces derniers verseront aux agriculteurs un prix minimal et leur procureront des moyens de crédit, ainsi que des intrants agricoles et des engrais au prix de gros. La production de sorgho devrait fléchir pour la deuxième année de suite pour tomber à un niveau inférieur à la moyenne. Le riz de la campagne secondaire devrait donner une récolte à peu près moyenne.

Les importations de blé de 1996/97 (juillet/juin) devraient rester relativement élevées (275 000 tonnes), essentiellement en raison de la décision, prise par le gouvernement, d'abaisser les droits d'entrée. Les importations de maïs devraient tomber de 175 000 à 150 000 tonnes, tandis que les importations de riz en 1996 (janvier/décembre) devraient être de l'ordre de 35 000 tonnes.

HAITI* (17 octobre)

La récolte du riz irrigué de la deuxième campagne de 1996 se déroule dans des conditions normales et la récolte du sorgho est également en cours. La production de sorgho devrait, d'après les prévisions actuelles, être légèrement inférieure à la moyenne et s'établir à 82 000 tonnes. La production de paddy (des deux campagnes) devrait être inférieure à la moyenne (80 000 tonnes), en grande partie du fait de la pénurie persistante d'intrants agricoles, essentiellement engrais, de l'utilisation de variétés de semences à bas rendement et d'une gestion de l'eau laissant à désirer au point de vue notamment du curage des canaux et du drainage. D'autres cultures vivrières secondaires telles que haricots et légumes et les cultures fruitières de rente, ont donné des récoltes normales.

Les importations de blé pendant la campagne de commercialisation 1996/97 (juillet/juin) devraient être proches du volume de 250 000 tonnes de l'année dernière, tandis que les importations de maïs devraient tomber de 30 000 à quelque 25 000 tonnes.

HONDURAS (2 octobre)

La récolte du maïs et des haricots de la première campagne de 1996/97 s'est achevée dans de bonnes conditions. La production globale de maïs (des deux campagnes) est, d'après les prévisions actuelles, de l'ordre de 600 000 tonnes, contre 670 000 tonnes l'année dernière, mais reste moyenne. La production de haricots devrait être plus abondante que celle de l'année dernière, qui était mauvaise. Les récoltes relativement mauvaises de riz et de sorgho devraient être inférieures à la moyenne.

Les importations de blé pendant la campagne de commercialisation 1996/97 (juillet/juin) devraient être de l'ordre de 175 000 tonnes, soit un chiffre analogue à celui de l'année dernière. Les importations de maïs devraient passer de 60 000 à 110 000 tonnes pour compenser la baisse de production.

MEXIQUE (17 octobre)

Les fortes pluies saisonnières et de tempête tombées de la fin d'août à la mi-septembre sur les principales zones de production de blé irrigué du nord-ouest et du centre-nord du Mexique ont apporté au sol l'humidité dont ils avaient tant besoin et aidé à reconstituer les réserves d'eau pour les semis de 1996/97. Les pluies ont été particulièrement favorables dans les Etats de Chihuahua, Durango, Guanajato, Sonora et Sinaloa qui représentent, en particulier les trois derniers, l'essentiel de la production intérieure de blé.

Les pluies abondantes d'août et de septembre tombées sur les zones de production de maïs du sud et du centre, ainsi que sur la péninsule du Yucatan, ont été favorables aux cultures au stade de végétation. Les pluies d'orage résiduelles ont également apporté un peu d'humidité après la longue sécheresse qui a touché les Etats du nord-est de Nuevo Leon, Cohauila et Tamaulipas, où est cultivée la plus grande partie du sorgho non irrigué; cependant, on a besoin de pluies supplémentaires pour que la récolte soit meilleure que la mauvaise récolte de l'année dernière. D'après les premières prévisions, la production de maïs se situe entre 17 et 17,5 millions de tonnes, chiffre supérieur à la moyenne, tandis que l'on attend une production de sorgho de 4,8 à 5,2 millions de tonnes.

Les importations de maïs de la campagne de commercialisation 1996/97 (octobre/septembre) devraient tomber de 5,3 à 4,2 millions de tonnes, car on attend une production plus abondante.

NICARAGUA (10 octobre)

La récolte des céréales de la première campagne 1996/97 est terminée, et les terres sont préparées pour les semis des cultures de la deuxième campagne. En raison des dégâts infligés aux cultures à la fin de juillet, la production de maïs, principale culture, devrait tomber de 338 000 tonnes l'année dernière à quelque 320 000 tonnes mais elle resterait encore supérieure à la moyenne. La production de sorgho devrait baisser pour la troisième année de suite pour tomber au-dessous de la moyenne. La récolte de riz a également été compromise par l'ouragan; on attend néanmoins une production moyenne de riz.

Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1996/97 (juillet/juin) devraient être de l'ordre de 110 000 tonnes, soit un chiffre analogue à celui de la campagne précédente. Les importations de maïs devraient tomber de 50 000 à quelque 25 000 tonnes, essentiellement du fait de l'abondance des stocks de report.

REPUBLIQUE DOMINICAINE (12 octobre)

Les pluies normales à abondantes tombées un peu partout en août, apportées par des dépressions tropicales, ont favorisé les semis du maïs et du riz de la deuxième campagne de 1996, ainsi que ceux des légumes, des haricots et des bananes plantains. Les pâturages ont également bénéficié des pluies. La production de maïs (les deux campagnes) s'établit, d'après les prévisions actuelles, à 60 000 tonnes, soit un chiffre supérieur à la moyenne. Ce chiffre est dû à l'expansion des semis découlant de la demande soutenue du secteur des aliments pour volailles et porcins. Il tient également aux prix élevés à l'importation et au relèvement des droits à verser sur les quantités en sus d'un volume donné d'importation. La récolte du sorgho vient de se terminer et on estime pour l'instant que la production s'élève à 20 000 tonnes, soit un chiffre supérieur à la moyenne. Les perspectives de récolte du riz sont également bonnes.

Les importations de blé pour la campagne de commercialisation 1996 (janvier/décembre) pourraient être inférieures au chiffre assez élevé de 257 000 tonnes de 1995, essentiellement du fait de la faible solvabilité des principaux importateurs. Les importations de maïs devraient également être en baisse, de l'ordre de 560 000 tonnes, contre 715 000 tonnes l'année dernière, en raison de l'abondance des stocks de report et des prix élevés. Les importations de riz devraient être de l'ordre de 50 000 tonnes, soit à peu près le même chiffre qu'en 1995.

SAINT-KITTS-ET-NEVIS (10 septembre)

Le danger que cochenille de l’hibiscus (ou cochenille rose) fait courir aux cultures vivrières et de rente a diminué après la mise en oeuvre de mesures de lutte.

TRINITE-ET-TOBAGO (10 septembre)

Les plantations de teck et les autres zones forestières restent menacées par la cochenille de l’hibiscus. Les mesures de lutte appliquées ont néanmoins aidé à limiter le danger pour les cultures vivrières et de rente.