RWANDA* (4 octobre)

Les semis de la campagne "A" de 1997 sont en cours, la moisson étant prévue pour le début de l'année prochaine. L'humidité des sols est satisfaisante après les pluies normales de septembre. D'importantes quantités de semences et d'autres intrants agricoles sont distribuées à la population vulnérable par des organisations humanitaires. Toutefois, il est probable que les superficies ensemencées resteront inférieures à la normale, malgré le retour de quelque 92 000 Rwandais depuis le début de l'année.

La production des cultures vivrières de la campagne "B" de 1996 a sensiblement augmenté par rapport à l'an passé. La production céréalière a augmenté de quelque 38 pour cent pour se situer à 109 000 tonnes, celle de légumineuses a gagné 20 pour cent et se situe à 72 000 tonnes, tandis que la production de racines et tubercules, à 607 000 tonnes, a progressé de 14 pour cent. La production de bananes est restée à son niveau de la campagne "B" de 1995, soit 1 049 000 tonnes. Cette hausse de la production tient à l'amélioration de la stabilité dans l'intérieur du pays et à la reprise des activités agricoles courantes de la part d'un nombre considérable de réfugiés de retour dans leur pays, ainsi qu’à des conditions de végétation généralement favorables. Toutefois, malgré cette augmentation, la production par habitant demeure inférieure de 23 pour cent aux niveaux d'avant la guerre, dans la mesure où la production alimentaire continue à souffrir de l'absence d'un grand nombre de personnes ayant fui le pays.

La situation des disponibilités alimentaires demeure stable après la bonne récolte de la campagne "B" de 1996 et grâce aux importations d'aide alimentaire destinées à certains groupes de population. Quelque 576 000 personnes auront besoin d'une aide alimentaire d'urgence au deuxième semestre de 1996, parmi lesquelles la population touchée par la guerre, des groupes vulnérables et des réfugiés de retour. Une aide alimentaire d'urgence est également nécessaire pour les réfugiés burundais, qui continuent à arriver dans les préfectures de Cyangugu et Bugarama, et pour les réfugiés Masisi en provenance du Zaïre. Les tensions ethniques perdurent dans les provinces de Cyangugu et Bukavu riveraines du Zaïre, où des affrontements graves ont eu lieu fin septembre.


TOCRetour au menu