Les perspectives concernant les récoltes d’hiver de 1997, qui seront rentrées à partir de mai, restent incertaines. Une sécheresse prolongée a sévi dans les régions de culture de céréales d’hiver, provoquant une levée en plaques et une croissance rabougrie des plantes, ce qui a réduit les perspectives de rendement. Pour éviter une nouvelle baisse des rendements, des précipitations sont nécessaires en temps utile pour le reste de la période de croissance.
La production d’hiver en 1996 est estimée à 2,5 millions de tonnes, soit 67 pour cent de plus que la récolte inférieure à la moyenne de l’an dernier (1 million de tonnes). La production d’orge a presque triplé, atteignant 0,7 million de tonnes, tandis que la production d’avoine a augmenté de 60 000 tonnes, passant à 110 000 tonnes.
Les importations de blé, à l’exclusion de la semoule, pour l’année 1996/97 (juillet/juin) devraient rester à peu près au niveau de l’année dernière, c’est-à-dire environ 3 millions de tonnes. On prévoit que les importations de céréales secondaires, principalement de maïs, s’établiront à 0,7 million de tonnes.
Les conditions de croissance sont satisfaisantes pour la plus grande partie du blé irrigué dont la récolte commencera à la mi-mai. La superficie ensemencée en blé en 1996/97 devrait dépasser de 3 pour cent celle de l’année précédente. La production de blé pour 1996 est estimée à 5,74 millions de tonnes, soit un léger progrès par rapport à l’an dernier.
En 1996/97 (juillet/juin), les importations de blé et de farine de blé devraient se maintenir à leur niveau de l’an dernier, soit 6 millions de tonnes, tandis que les importations de céréales secondaires, principalement de maïs, devraient rester au même niveau que l’année dernière.
Dans les régions ensemencées en céréales d’hiver, la sécheresse continue d’exercer ses effets négatifs sur les récoltes de céréales d’hiver de 1997. La sécheresse persistante, associée à un temps trop doux pour la saison, a réduit les réserves en humidité du sol et s’il ne pleut pas très vite, les récoltes seront compromises.
La production de blé en 1996, évaluée à 5,9 millions de tonnes, a plus que quintuplé par rapport à celle de l’an dernier qui avait souffert de la sécheresse et avait atteint 1,1 million de tonnes seulement. La production d’orge a augmenté de 3,2 millions de tonnes, passant à 3,8 millions de tonnes, tandis que la récolte de maïs atteignait 235 000 tonnes, soit environ cinq fois plus que la mauvaise récolte de l’an dernier.
La production de riz pour 1996 étant projetée à plus de 45 000 tonnes, le gouvernement a imposé une licence d’importation pour le riz, afin de protéger les producteurs locaux et d’encourager les ventes de riz produit localement.
On prévoit que les importations de blé en 1996/97 (juillet/juin) diminueront de 1,5 million de tonnes pour passer à 1 million de tonnes, tandis que les importations de céréales secondaires devraient fléchir de quelque 0,5 million de tonnes, pour tomber à 320 000 tonnes.
Les pluies supérieures à la moyenne en janvier ont été suivies d’un temps sec en février sur les régions de culture de céréales d’hiver. La sécheresse prolongée est probablement la cause de la levée par plaques et de la croissance rabougrie des plantes. Les perspectives de production sont défavorables jusqu’ici et des précipitations sont nécessaires pour éviter de nouvelles baisses des rendements.
La production de blé pour 1997 est projetée à plus de 0,9 million de tonnes, soit quelque 57 pour cent de moins que le niveau record de 2 millions de tonnes atteint en 1996. La production d’orge pour 1997 est estimée à 400 000 tonnes, soit environ 52 pour cent de moins que le record atteint l’an dernier (0,84 million de tonnes). Les conditions des pâturages sont satisfaisantes.
Les importations de blé tendre de 1996/97 (juillet/juin) sont estimées à 0,5 million de tonnes, soit 50 pour cent du volume importé l’an dernier. Les importations de maïs devraient s’élever à 150 000 tonnes, soit 25 pour cent de moins que l’an dernier.