Comme il est normal en cette saison, le temps est sec dans le nord. Dans le sud, après l’arrivée des pluies début mars, la préparation du sol est en cours pour les semis de la première récolte de maïs. Les conditions ayant été favorables en 1996, une bonne récolte de céréales a été engrangée, notamment dans les départements de Borgou et d’Atacora. Selon l’estimation de la FAO, la récolte céréalière de 1996 s’établit à environ 659 000 tonnes, soit un volume supérieur à la moyenne.
La situation des approvisionnements alimentaires est satisfaisante, après la commercialisation des principales récoltes vivrières et les importations de maïs du Nigéria. Le “gari” est exporté vers le Niger et les ignames vers le Burkina Faso. Le niébé, les arachides et le maïs sont exportés vers le Togo. On dénombre environ 11 000 réfugiés togolais au Bénin.
Le temps est sec conformément à la saison. Les dernières estimations de la production de céréales de 1996 ont été officiellement communiquées le 5 mars. Elles indiquent une production céréalière totale de 2 482 000 tonnes, soit un peu plus que les 2 461 000 de tonnes estimées par une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes l’année dernière. Cela représente 7,5 pour cent de plus qu’en 1995 (2 308 000 tonnes) et 1 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. Cet accroissement de la production globale est attribuable à une augmentation de toutes les récoltes à l’exception du fonio (- 8 pour cent). La production de maïs, de riz et de mil a augmenté respectivement de 39, 33 et 10 pour cent par rapport à 1995/96. Dix-huit provinces ont enregistré une progression de la production, notamment celles de Boulgou (+ 83 pour cent), Yatenga (+ 68 pour cent), Passoré (+ 51 pour cent), Sourou (+ 48 pour cent) et Soum (+ 31 pour cent). En revanche, la production a fléchi à Kouritenga (- 60 pour cent), Oudalan, Poni, Samnatenga et Séno (environ - 30 pour cent).
La situation globale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les prix des céréales ont fléchi en octobre/novembre suite à la livraison des récoltes récentes ou de céréales d’importation en provenance du Mali dans le nord. Ils ont continué à baisser en décembre/janvier mais sont restés supérieurs à la moyenne dans plusieurs provinces en raison d’exportations importantes vers la capitale et les pays voisins. En conséquence, certains départements peuvent être confrontés à des difficultés d’approvisionnement. Le gouvernement fournira 2 700 tonnes de céréales aux banques de céréales dans les zones à risque. Dans les provinces du nord, les déficits peuvent être couverts par des transferts de céréales du sud, opération qui nécessitera peut-être une aide extérieure. Les besoins en céréales correspondant au programme d’aide alimentaire en cours peuvent également être couverts par des achats locaux. Les réfugiés touaregs en provenance du Mali reçoivent actuellement une aide alimentaire; par suite des rapatriements, leur nombre est tombé à 25 000.
Les conditions de croissance ont été particulièrement mauvaises en 1996 à cause de l’irrégularité des précipitations. Une mission mixte FAO/CILSS d’évaluation des récoltes qui s’est rendue au Cap-Vert l’année dernière a estimé la récolte de maïs de 1996 à 1 000 tonnes seulement, contre 8 000 tonnes environ en 1995. Les pluies insuffisantes n’ont pas permis une reconstitution suffisante des réserves d’eau souterraine et cela pourrait aussi influer sur la production de cultures irriguées durant la saison sèche. En outre, le fourrage est rare et l’état nutritionnel des troupeaux se dégrade.
Dans la mesure où le pays importe l’essentiel des céréales nécessaires aux besoins de consommation, la situation des approvisionnements alimentaires demeurera satisfaisante malgré cette récolte très réduite. Toutefois, les populations rurales, notamment dans les zones semi-arides, seront gravement touchées et auront sans doute besoin d’être aidées. Le gouvernement a lancé un appel pour une aide extérieure, en particulier pour des projets prévoyant la fourniture d’eau potable, une aide à l’élevage et une assistance aux groupes vulnérables. Les besoins d’importations céréalières en 1997 sont estimés à 90 000 tonnes et les besoins d’aide alimentaire à 65 000 tonnes.
Un climat sec, normal pour la saison, prévaut. Les précipitations ont commencé dans le sud début mars, favorisant la préparation du sol pour la première récolte de maïs. Les premières estimations du Service national de la statistique concernant la production céréalière de 1996 font état d’une production globale d’environ 1,8 million de tonnes.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante et les marchés sont bien approvisionnés. En septembre 1996, le gouvernement a relevé les droits d’importation sur le riz ordinaire, qui sont passés de 2 à 15 pour cent avant la libéralisation de ce marché en janvier 1997. On a dénombré environ 300 000 réfugiés libériens dans les départements de l'ouest et leur situation nutritionnelle est considérée comme sastisfaisante. Le PAM, les ONG et les donateurs ont estimé à 175 000 personnes le nombre de réfugiés libériens devant bénéficier d’une assistance alimentaire à compter de janvier 1997. Les besoins d’importations céréalières de 1996/97 (juillet/juin) sont estimés à 500 000 tonnes composées essentiellement de blé et de riz.
On enregistre un climat sec de saison. Une mission FAO d’évaluation des récoltes qui s’est rendue en Gambie l’année dernière a estimé la production céréalière totale à 104 000 tonnes, soit un niveau légèrement supérieur à celui de 1995 et à la moyenne des cinq dernières années. La production de céréales secondaires a légèrement baissé, tandis que celle de riz a sensiblement augmenté.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante sauf dans la Division du Haut fleuve après les inondations du mois d’août. Les stocks de riz et les importations prévues sont suffisants pour couvrir les besoins de consommation au cours des mois à venir. Le marché du riz est bien approvisionné, mais à des prix plus élevés que l’an dernier. Après les inondations dans la Division du Haut fleuve, une équipe multidisciplinaire a estimé les besoins des 150 000 personnes touchées à 2 235 tonnes de riz usiné et a recommandé l’achat de semences de mil, de maïs et de riz précoce à distribuer avant la campagne agricole de 1997. Les importations de céréales destinées à la consommation intérieure et à la réexportation en 1996/97 sont estimées à 110 000 tonnes et les besoins d’aide alimentaire à 13 000 tonnes. Jusqu’ici, 6 000 tonnes ont été engagées et 2 000 tonnes ont été livrées.
Un climat sec normal pour la saison prévaut dans le nord. Les précipitations ont commencé début mars dans le sud où la préparation du sol pour les semis de la première récolte de maïs sont en cours. Grâce aux bonnes conditions climatiques pendant la campagne 1996 et à la fin des conflits ethniques dans le nord du pays, la production céréalière de 1996 est proche de celle de l’an dernier.
Suite aux opérations de rapatriement sur grande échelle de 1996, il reste au Ghana environ 12 000 réfugiés togolais. A partir du 1er janvier, les distributions de denrées alimentaires seront limitées aux personnes âgées, aux enfants et aux jeunes mères; cependant, le HCR fournira des crédits pour aider les réfugiés à mettre sur pied des activités rémunératrices. On dénombre également au Ghana environ 135 000 réfugiés libériens dont l’état nutritionnel est jugé satisfaisant. Les besoins d’importations céréalières pour 1997 sont estimés à 335 000 tonnes composées essentiellement de blé et de riz.
Un temps sec normal pour la saison prévaut. En raison du niveau inférieur à la normale mais très largement réparti des précipitations durant la période de croissance, ainsi que de la pénurie d’engrais, les premières estimations concernant la production céréalière de 1996 font état de 900 000 tonnes, soit un volume moyen.
Au lendemain des principales récoltes vivrières, les marchés sont bien approvisionnés. On prévoit que les besoins d’importations céréalières, réexportations non comprises, seront proches du niveau de 1996, soit 240 000 tonnes de blé et de riz. En février, on estimait respectivement à environ 400 000 et 200 000 le nombre des ressortissants du Libéria et de la Sierra Leone réfugiés en Guinée. Le processus de paix en cours au Libéria comme en Sierra Leone devrait inciter ces personnes à rentrer dans leur pays. Le nombre de réfugiés retenu pour la distribution d’aide alimentaire à partir de janvier 1997 est de 293 000 Libériens et 173 000 Sierra- Leoniens.
On enregistre un climat sec correspondant à la saison. Une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes a estimé l’année dernière la production céréalière globale de 1996 à 174 000 tonnes. Ce volume est inférieur de 13 pour cent au niveau de 1995 et de 6 pour cent à la moyenne des cinq dernières années.
Dans l’ensemble, les disponibilités alimentaires sont satisfaisantes. Les marchés sont généralement bien approvisionnés et les prix restent plutôt stables. Au mois de mai, par suite de l’entrée de la Guinée-Bissau dans l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) et dans la zone franc, le franc CFA remplacera le peso. Les importations de céréales destinées à la consommation intérieure et à la réexportation en 1997 sont estimées à environ 70 000 tonnes, surtout du riz. Les besoins d’aide alimentaire structurelle sont évalués à 6 000 tonnes.
La situation s’améliore et le processus de désarmement a été mené à bonne fin, ce qui a permis la démobilisation des milices à Monrovia et dans douze autres villes du pays. Des élections nationales sont prévues en mai 1997. La situation alimentaire et nutritionnelle s’améliore, en particulier à Tubmanburg, Gaya Hill et Gbah où des céréales sont maintenant disponibles sur les marchés locaux. On signale le retour d’un nombre croissant de réfugiés en provenance de Guinée et de personnes déplacées à l’intérieur du pays revenant dans leurs villages.
La FAO aide l’autorité chargée de la mise en valeur des forêts à lancer un plan de redressement du secteur forestier, au titre duquel 1 000 emplois seront créés, y compris 500 pour d’anciens combattants et 200 pour des femmes. De la même manière, la FAO collabore avec l’Association des planteurs d’hévéas afin d’aider les petites exploitations. Vingt plantations privées ont été sélectionnées, et vingt autres le seront. La distribution de semences, d’outils agricoles et d’engrais à quelque 3 000 cultivateurs vulnérables pour la prochaine période de végétation est en cours. La FAO a également commencé à distribuer un équipement de pêche à une population cible de 1 725 bénéficiaires dans les comtés de Montserrado et de Margibi. Un atelier sur l’utilisation efficace de cet équipement et des techniques de commercialisation sera organisé avec le concours du Ministère de l’agriculture.
Une mission FAO d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires s’est rendue au Libéria à la fin de l’année dernière. En dépit des hostilités qui se sont poursuivies durant toute l’année 1996, la mission a estimé que la récolte de riz était nettement supérieure à celle de 1995. Ce résultat est en grande partie attribuable à l’amélioration de la sécurité dans les deux principales zones productrices de riz, différentes ONG ayant été en mesure de distribuer des semences et du matériel. La production de riz en 1996 est estimée à environ 95 000 tonnes, soit près de 30 pour cent de la production antérieure à la guerre. Le manioc est un important aliment complémentaire vers lequel se sont tournés les agriculteurs. La situation des approvisionnements a été particulièrement précaire en 1996 dans plusieurs zones non accessibles aux organismes de secours. L’équipe s’est rendue dans des secteurs gravement touchés par la famine en 1996, notamment la ville de Tubmanburg située dans le comté de Bomi, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Monrovia. Le blocus militaire de la ville aurait entraîné la mort, par suite de la famine et des maladies, d’environ 4 000 personnes.
Même si l’aide alimentaire reçue en 1996 était inférieure au volume recommandé par une mission analogue à la fin de 1995, les importations commerciales de riz ont été conformes aux projections, c’est-à-dire sensiblement supérieures au niveau de 1995 (35 000 tonnes en 1996 contre environ 20 000 en 1995). Les disponibilités internes de céréales en 1996 ont été de 75 500 tonnes, avec une utilisation intérieure de 200 900 tonnes, ce qui donne un déficit de 135 100 tonnes. Pour 1997, compte tenu de l’augmentation de la population estimée à 2 millions de personnes en raison du retour partiel des réfugiés au Libéria, et si l’on se fonde sur un niveau de consommation par habitant égal à la moyenne des cinq dernières années, le déficit céréalier projeté devrait augmenter pour atteindre environ 166 000 tonnes. Les importations commerciales de céréales étant projetées à 50 000 tonnes. les besoins d’aide alimentaire en céréales sont estimés à 116 000 tonnes.
On enregistre un climat sec de saison. Une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes qui s’est rendue au Mali l’année dernière a estimé la production céréalière globale à 2,2 millions de tonnes, soit 6 pour cent de plus qu’en 1995 et 3 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. La production de mil, de riz et de blé a sensiblement augmenté alors que celle de maïs et de sorgho a baissé. Les prévisions relatives aux récoltes de contre-saison sont favorables: environ 49 000 tonnes dont 33 000 tonnes de riz, 14 000 tonnes de maïs et 2 000 tonnes de sorgho. Des criquets pèlerins ailés pourraient être présents et se maintenir dans certaines zones de l’Adrar des Iforas.
Grâce à cette récolte relativement bonne, les approvisionnements alimentaires globaux sont satisfaisants. Les prix du sorgho et du maïs ont commencé à baisser fin septembre et continuaient en général à fléchir sensiblement en janvier. L’approvisionnement en céréales est suffisant. D’après le système national d’alerte rapide, aucune distribution d’aide alimentaire n’est nécessaire pour le moment, mais plusieurs arrondissements, notamment dans les régions de Kidal et de Gao, pourraient connaître des difficultés économiques en 1997. Les approvisionnements en fourrage sont également rares dans la région de Kidal et dans l’arrondissement d’Almoustarat dans la région de Gao où les termes de l’échange sont moins favorables que l’an dernier, les prix des animaux ayant chuté. A la suite de l’écroulement d’un barrage sur le lac Horo dans la région de Tombouctou, plus de 1 000 hectares portant habituellement des cultures de contre-saison ont été inondés, de sorte que 30 000 personnes environ ne sont plus en mesure de produire et ont donc besoin d‘une aide extérieure. Le système national d’alerte rapide a recommandé de garder un stock suffisant dans la région de Kidal et de reconstituer les stocks dans la région de Tombouctou afin de couvrir les besoins dans la région du Lac Horo. Pour la campagne commerciale 1996/97 (novembre/octobre), les besoins d’importations céréalières sont estimés à 110 000 tonnes et les besoins d’aide alimentaire à 35 000 tonnes. Jusqu’ici, 7 200 tonnes ont été engagées. Une aide alimentaire est aussi fournie aux Touaregs qui sont revenus des pays voisins. De novembre 1995 à novembre 1996, environ 77 000 réfugiés maliens sont rentrés dans leurs foyers, en provenance de l’Algérie (42 300), de la Mauritanie (14 000), du Niger (8 500), du Burkina Faso (5 000) et du Sénégal (700). On prévoit qu’en 1997, quelque 62 000 autres réfugiés rentreront au Mali en provenance du Niger (18 000), du Burkina faso (15 000), de la Mauritanie (15 000) et de l’Algérie (14 000).
Le climat est sec, conformément à la saison. L’année dernière, s’appuyant sur les résultats de l’enquête sur la production nationale, une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes a estimé que la production céréalière de 1996 était inférieure à celle de 1995, tout en restant supérieure à la moyenne. Au mois de novembre, une nouvelle mission multidisciplinaire a rendu visite à toutes les wilayas du pays et a estimé que les superficies ensemencées pour les récoltes de contre-saison étaient inférieures aux indications antérieures et a revu à la baisse de façon marquée les estimations de production, sur la base de ces observations qualitatives. La production globale de céréales est maintenant estimée à 130 450 tonnes, dont 74 150 tonnes de riz et 56 300 tonnes de céréales secondaires.
Des criquets pèlerins adultes immatures étaient présents durant les vingt premiers jours de février entre Akjoujt et Atar. Des nomades ont signalé la présence d’un essaim mature se dérigeant vers le nord dans la région d’El Hank près de Bir Amrane, qui pourrait provenir de la frontière avec le Mali où la végétation est verte. On a également signalé la présence, non confirmée, d’adultes matures et de sauteriaux près de la frontière marocaine. Aucun acridien n’a été signalé durant les dix derniers jours du mois. Quelques ailés continueront de se développer dans certaines zones de l’Adrar, d’Inchiri et de Tiris-Zemmour. Certains d’entre eux pourraient se reproduire en petit nombre s’il pleuvait.
La situation alimentaire globale devrait être tendue dans certaines sections de la population touchées par une mauvaise récolte dans les régions de production pluviale, notamment dans celles de Brakna, de Gorgol et de Tagant. Les prix des céréales sont beaucoup plus élevés que les années précédentes durant la même période. En janvier, la FAO et le PAM ont organisé une évaluation locale multi-donateurs des besoins des populations touchées à Assaba, Brakna, Gorgol, Guidimaka, Tagant, Trarza et dans les deux Hodhs. En procédant à des évaluations rapides de la situation nutritionnelle, à l’aide notamment de mesures anthropométriques prises sur les enfants de moins de 5 ans, la mission a relevé des taux de malnutrition élevés dans plusieurs villages. Elle a recommandé une aide alimentaire pour 200 000 personnes durant 6 mois pour un total de 16 500 tonnes (14 400 tonnes de céréales, 1 440 tonnes de haricots et 720 tonnes d’huile végétale). Une opération d’urgence du PAM a récemment été approuvée pour couvrir ces besoins. Le gouvernement a également commencé à distribuer des aliments dans les wilayas de Nouakchott, Nouadhibou et d’autres non couvertes par le projet du PAM. Une aide alimentaire sera également distribuée aux réfugiés touaregs dans un camp situé dans l’est du pays. Leur nombre est actuellement estimé à 28 000. Depuis juin 1996, environ 17 000 réfugiés sont retournés au Mali. En 1997, quelque 14 000 réfugiés devraient aussi rentrer au Mali. Pour la campagne commerciale 1996/97 (novembre/octobre), les besoins d’importations céréalières, y compris les réexportations, sont estimés à 310 000 tonnes et les besoins d’aide alimentaire à 75 000 tonnes. Des importations substantielles dépassant 100 000 tonnes ont déjà ité enregistrées de novembre 1996 à janvier 1997. En conséquence, les prix du blé ont légèrement baissé.
Un temps sec, normal pour la saison, domine. Une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes qui s’est rendue au Niger l’année dernière, a estimé la production globale de céréales pour 1996 à 2 325 000 tonnes, soit 10 pour cent de plus qu’en 1995 et 4 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. C’est surtout la production de sorgho qui a augmenté tandis que celle du riz rejoint les chiffres de 1995. Des criquets pèlerins ailés pourraient être présents et se maintenir dans le centre du Tamesna et peut-être dans l’Aïr.
Malgré cette récolte supérieure à la moyenne, la situation alimentaire devrait rester précaire dans plusieurs zones où les récoltes ont été médiocres pour la deuxième année consécutive. Le système national d’alerte rapide estime que les arrondissements de N’Guigmi, Ouallam, Tahoua, Tanout, Tchintabaraden et tous les arrondissements des départements de l’Agadez sont particulièrement vulnérables. C’est dans la zone du Tanout, dans le département de Zinder, où l’on a signalé d’importants déplacements de population en décembre et en janvier que la situation préoccupe le plus. En outre, début novembre, le stock national de sécurité était presque épuisé. Malgré les recettes réalisées grâce à la vente de céréales en 1996 et les engagements pris par les donateurs en vue de la reconstitution du stock, l’Office de commercialisation des céréales (OPVN), n’a pu acheter de céréales à la fin de 1996 après un appel d’offres lancé à la fin d’octobre car les prix des céréales ont monté et les négociants n’ont pu maintenir leurs offres. Le niveau du stock est maintenant de 4 500 tonnes. Les prix des céréales dépassent ceux de l’année dernière, surtout en raison des faibles importations en provenance du nord du Nigéria où les prix sont également élevés. Le 11 décembre, le gouvernement a demandé une aide extérieure pour un total de 118 000 tonnes de céréales. A la fin de décembre, une équipe conjointe FAO/PAM avec une participation FEWS s’est rendue dans l’arrondissement de Tanout dans le département de Zinder pour y évaluer la situation des groupes de population vulnérables et les besoins d’aide alimentaire extérieure et d’articles non alimentaires, dont des outils, des semences et un appui logistique. A la fin du mois de janvier, une autre mission FAO a été organisée dans l’arrondissement d’Ouallam. Les stocks des agriculteurs seront épuisés vers la mi-mars et des déplacements de population sont signalés. Ceux qui restent ont commencé à se nourrir d’aliments sauvages. A la fin du mois de février, une nouvelle mission d’évaluation s’est rendue dans les zones vulnérables des départements de Maradi, Tanout et Zinder et a confirmé la précarité de la situation alimentaire et nutritionnelle. Les migrations de familles entières augmentent. Les familles qui restent se nourrissent d’aliments sauvages et vendent du petit bétail ou empruntent en échange de leur récolte future. La situation varie beaucoup d’un village à l’autre, mais une assistance doit être fournie au plus vite dans l’arrondissement de Tanout et les zones voisines de l’arrondissement de Dakoro. Une petite aide sera également nécessaire dans les centres urbains où se sont concentrés des migrants provenant de ces zones, notamment dans le département de Zinder. Le gouvernement a commencé à distribuer des denrées alimentaires dans plusieurs arrondissements.
Un temps sec normal pour la saison domine. Dans le nord, la récolte du maïs de la campagne secondaire et du riz irrigué touche à sa fin.
On a signalé des pénuries d’engrais, de semences améliorées et de pesticides à l’époque des semis, par suite d’une interdiction d’importation imposée par le gouvernement et de difficultés de distribution des engrais produits localement. Cette situation a peut-être incité les agriculteurs à passer de la culture du riz à celle du mil, du sorgho et des arachides, moins dépendants des engrais. Cependant, grâce aux bonnes conditions météorologiques qui ont prévalu durant la période de croissance et à la faiblesse des infestations de ravageurs, la production céréalière globale pour 1996 est estimée à 23 millions de tonnes, soit plus que l’an dernier. Par ailleurs, on enregistre la production de 55 millions de tonnes de racines et tubercules qui représentent les principales récoltes vivrières.
Les approvisionnements alimentaires restent limités par l’importance des pertes après récolte et par les coûts de distribution élevés. Afin de réduire les pertes après récolte importantes, le gouvernement a lancé un programme de stockage de denrées, qui comprend notamment la construction de 26 silos d’une capacité de 636 000 tonnes et l’installation de 500 structures de stockage améliorées pour les agriculteurs. On signale des exportations transfrontalières de maïs et de riz au Niger et au Tchad. Les besoins d’importations de céréales en 1996/97 (novembre/octobre) sont estimés à 1 150 000 tonnes, dont 900 000 tonnes de blé et 250 000 tonnes de riz.
Les conditions météorologiques de la saison sèche prévalent actuellement. Les estimations finales de la production céréalière de 1996 ont été publiées récemment. Elles font état d’une production céréalière totale de 976 100 tonnes, soit un chiffre inférieur aux premières estimations de la mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes d’octobre 1996 en raison principalement de la diminution de la production de mil et de maïs. La production de 1996 est inférieure de 8 pour cent à celle de 1995 et se situe au- dessous de la moyenne. La production de sorgho a progressé, tandis que celle du maïs, du mil et du riz a fléchi. Par rapport aux résultats de la campagne précédente, les superficies cultivées, estimées au total à 1 286 000 hectares, ont augmenté de 6 pour cent. Les cultures de décrue se développent de façon satisfaisante mais les superficies ensemencées ont diminué par rapport à 1995/96. La récolte du riz est achevée dans la vallée du fleuve Sénégal et les rendements sont satisfaisants.
La situation générale des approvisionnements alimentaires est satisfaisante. Les marchés sont bien approvisionnés. Les prix des céréales ont baissé une fois la récolte rentrée et, en janvier, ils étaient généralement inférieurs à ceux de janvier 1996 ou 1995. Le pays importe de grandes quantités de riz pour couvrir ses besoins de consommation. Une assistance extérieure sera peut-être nécessaire pour déplacer les céréales du sud et les transporter dans les régions déficitaires du nord. Pour la campagne commerciale 1996/97 (novembre/octobre), les besoins d’importations céréalières sont estimés à 635 000 tonnes, principalement du riz, et les besoins d’aide alimentaire à 20 000 tonnes. Jusqu’ici, 3 400 tonnes ont été engagées.
Après cinq années de guerre civile, le processus de paix en cours permet le retour progressif à des activités normales. Des programmes d’aide alimentaire pour la réinstallation ont commencé et plus de 500 000 personnes déplacées sont revenues dans leurs foyers, notamment dans la province méridionale. Toutefois, la situation demeure instable dans le district de Kailahun et dans l’est du district de Moyamba où des combats sporadiques ont encore lieu. Des embuscades et des actes de pillage ont été signalés en février sur la grande route reliant Freetown à Bo.
Une mission FAO/PAM d’évaluation des cultures et des approvisionnements alimentaires s’est rendue en Sierra Leone à la fin de 1996 afin d’estimer la production de 1996 et d’évaluer les besoins alimentaires du pays pour 1997. La mission a constaté que la production agricole, tout comme celle des autres secteurs de l’économie, a été gravement affectée par la guerre qui, après avoir éclaté en 1991 dans les régions méridionales et orientales du pays, s’est étendue à l’ensemble du territoire en 1994/95. La guerre a provoqué le déplacement d’un grand nombre d’agriculteurs, mettant hors production une proportion importante des terres arables du pays. De plus, bon nombre d’agriculteurs déplacés, notamment ceux vivant dans les régions faisant l’objet de fréquentes attaques, ont également perdu leurs semences, leurs outils, leurs installations de stockage et leurs autres moyens de production, si bien que même une fois réinstallés, ils sont demeurés tributaires de l’aide des organismes de secours et des ONG pour la reprise d’une production normale. On estime qu’environ 180 000 familles d’exploitants agricoles ont été directement affectées par le conflit, si bien qu’au cours des cinq dernières années, la production agricole est demeurée très faible dans tout le pays.
La mission a estimé que la superficie totale ensemencée en riz en 1996 a atteint environ 289 200 hectares, soit 5 pour cent de plus que l’année précédente. La production de paddy a été estimée à 391 000 tonnes, soit 10 pour cent de plus qu’en 1995; celle des plantes racines devrait également augmenter pour passer à 328 000 tonnes, soit environ 7 pour cent de plus que le niveau de 1995.
Compte tenu d’une telle production, les besoins d’importations céréalières pour 1997 sont estimés à 259 000 tonnes, et les besoins d’aide alimentaire à 79 300 tonnes. On a estimé à 60 500 tonnes pour l’année 1997 les besoins d’aide alimentaire céréalière centrés sur les activités de réinstallation et de reconstruction mises en oeuvre par le PAM et le Secours catholique. En février, environ 318 500 réfugiés sierra-leoniens restaient dans les pays voisins, dont 200 000 en Guinée et 118 500 au Libéria. Les rapatriements devraient commencer en juin avec 60 000 réfugiés en provenance de Monrovia, du Mali, de la Gambie et de la Guinée. Une seconde phase en novembre facilitera le retour de 80 000 personnes des comtés de Bomi et de Cape- Mount au Libéria et de Guedekou en Guinée. La troisième phase comportera le rapatriement de 120 000 réfugiés du comté de Lofa au Libéria et de la Guinée.
Un climat sec prévaut, conformément à la saison. L’année dernière, une mission FAO/CILSS d’évaluation des récoltes a estimé la production de céréales de 1996 à 840 000 tonnes, soit un chiffre légèrement inférieur à celui de 1995 et à la moyenne. La production a enregistré un net fléchissement dans la zone sahélienne. Les perspectives des récoltes de contre- saison (principalement du berbere - le sorgho de décrue - dans le sud-est et le sud-ouest, le long des fleuves Logone, Chari et Mayo Kebbi) sont également médiocres en raison de la réduction des semis et des rendements limités. La montée du niveau de l’eau dans le lac Tchad ces dernières années a signifié aussi pour les agriculteurs la perte de superficies ensemencées en maïs et en blé dans les polders.
Du fait de cette récolte réduite, la situation des approvisionnements alimentaires sera précaire en 1997, notamment dans la zone sahélienne où les prix des céréales sont beaucoup plus élevés que les années précédentes. En outre, le fait que le stock national de sécurité soit pratiquement épuisé est une source de grave préoccupation. Rappelons que le niveau recommandé de ce stock, tel qu’estimé par une mission de la FAO en 1995, est de 22 000 tonnes. Au début du mois de novembre, le Système national d’alerte rapide a estimé les besoins des populations vulnérables dans la zone sahélienne à 17 500 tonnes de céréales devant être distribuées sur un semestre à partir du mois de mars. Il a récemment révisé ce chiffre, le portant à 19 500 tonnes. Les populations les plus touchées se trouvent dans la Préfecture de Biltine, qui a subi une sécheresse pour la deuxième année consécutive et des infestations de ravageurs. Le gouvernement a expédié du sorgho destiné à être vendu à un prix subventionné dans cette préfecture. On prévoit également des difficultés d’approvisionnement alimentaire dans la préfecture de Batha, suite aux récoltes décevantes et aux dégâts causés par les sauteriaux et les oiseaux granivores. Au début du mois de décembre, le gouvernement a lancé un appel pour une aide extérieure d’un volume de 50 000 tonnes de céréales. La moitié de ce volume est destinée à couvrir les besoins en distribution ou en vente à des prix subventionnés au cours de l’année 1997, le solde devant servir à la reconstitution du stock national de sécurité avant la prochaine campagne commerciale. Une réunion de donateurs organisée par le représentant de la FAO a eu lieu en février afin d’examiner la situation actuelle des approvisionnements alimentaires. Plusieurs donateurs ont confirmé ou annoncé des contributions d’aide alimentaire, soit sous la forme de céréales importées, soit sous la forme d’achats locaux, notamment dans la région de Salamat. Toutefois, les quantités engagées actuellement (22 000 tonnes) ne peuvent couvrir le déficit. Des contributions supplémentaires sont donc nécessaires.
Les pluies sont arrivées début mars dans le sud et dans le centre du pays, ce qui a permis de procéder à la préparation des terres et aux semis du maïs de la première campagne. Après des précipitations abondantes mais irrégulières, la production céréalière de 1996 est estimée à 490 000 tonnes, volume légèrement en dessous de la moyenne et proche de celui de l'année précédente. Selon les estimations, la production de racines et de tubercules s'établirait à environ 980 000 tonnes, et celle de légumineuses à 56 000 tonnes, soit quelque 10 pour cent de plus que l'an dernier.
Il reste actuellement au Togo quelque 10 000 réfugiés provenant du Ghana, leur nombre total ayant nettement diminué en 1996 sous l'effet des retours encouragés non seulement par une réorientation de l'aide humanitaire qui, après le secours, met maintenant l'accent sur la remise en état (fourniture de semences et de crédits), mais aussi par une réduction des distributions d'aide alimentaire.