En février, des pluies légères ou modérées ont favorisé le développement du maïs de 1997. Les sols sont suffisamment humides dans les principales zones productrices. La culture a souffert d'une humidité excessive en décembre/janvier, en particulier à l'ouest de la Province de Buenos Aires, au sud de Santa Fe et au sud-ouest de Cordoba, se traduisant par un terrain propice à la reproduction de champignons, ce qui pourrait retarder la croissance du maïs. La récolte a démarré récemment et d'après les premières estimations, on prévoit un résultat exceptionnel d'environ 14,6 millions de tonnes malgré l'infection. Début mars, quelque 15 pour cent des superficies ensemencées avaient été récoltées. En revanche, l'orge a souffert d'un excès de pluies. La production devrait être inférieure aux prévisions, tout en se stabilisant autour de la moyenne.
Les perspectives sont bonnes pour le riz, dont la récolte vient de commencer dans certaines provinces et qui, d'après les premières prévisions, s'annonce exceptionnelle.
La récolte du blé de 1996/97 s'est achevée en février et les prévisions officielles indiquent une récolte record de 15,2 millions de tonnes, dont un million de tonnes, principalement dans le sud de la province de Buenos Aires, est considéré de qualité médiocre à cause des fortes pluies tombées en décembre.
Fin février, des pluies torrentielles et des inondations ont eu une incidence considérable sur les céréales de la campagne principale de 1997, en train d'être rentrées. De graves dommages aux logements et aux infrastructures ainsi qu'au secteur agricole et au bétail sont signalés dans plusieurs provinces, notamment dans le Beni et dans le principal département producteur oriental de Santa Cruz. Le gouvernement a lancé un appel d'aide internationale. Les perspectives sont incertaines pour les céréales et les autres cultures vivrières et commerciales, car les estimations provisoires des pertes indiquent des dégâts considérables aux cultures de maïs et de riz, en particulier, pour lesquelles on avait prévu des résultats quasiment records. Les perspectives sont tout aussi aléatoires pour la récolte de pommes de terre qui devait être également proche du niveau record.
Des pluies abondantes en février ont amélioré les conditions d'humidité des sols pour les semis du blé de 1997, qui ont démarré dans certaines régions des principaux états producteurs. Les superficies ensemencées devraient être supérieures à la moyenne et au résultat de l'an dernier, même si elles dépendront de la disponibilité de semences et des prix de soutien minimum.
Entretemps, la récolte du maïs de 1996/97 a démarré dans des conditions normales. Des pluies bénéfiques ont atténué l'impact de la sécheresse dont la culture avait souffert de mi-décembre à mi-janvier, en particulier dans le grand état producteur de Rio Grande do Sul. D'après les dernières prévisions, la production sera comprise entre 33 et 34 millions de tonnes, soit nettement plus que la moyenne des cinq dernières campagnes.
La récolte de riz est également en train d'être rentrée. Selon les premières prévisions, la production est estimée à 6,4 millions de tonnes, inférieure à la moyenne et à l'an dernier (6,7 millions de tonnes), traduisant une diminution des semis et des rendements déterminée par les restrictions de crédit au secteur rizicole.
La récolte du blé de 1996/97, désormais achevée, s'établit à moins de 1,3 million de tonnes, chiffre inférieur à la moyenne, compte tenu d'une vague de sécheresse de plusieurs mois qui a touché les régions septentrionales et les vallées centrales du pays. Le maïs, en train d'être rentré, a également souffert du manque d'eau et on s'attend à une production inférieure à la moyenne dans les zones concernées. Toutefois, étant donné que des récoltes normales ou supérieures à la normales sont en train d'être rentrées dans d'autres régions du pays, la production globale devrait être autour de la moyenne. Les récoltes de fruits et de cultures commerciales destinées à l'exportation sont également normales ou supérieures à la normale dans le reste du pays.
Les importations pour 1997/98 (février/janvier) sont provisoirement estimées à environ 850 000 tonnes, contre les 750 000 tonnes de la campagne précédente. Les importations de maïs devraient rester proches du niveau précédent de 600 000 tonnes.
Les semis des céréales de la campagne principale de 1997 ont débuté dans des conditions normales. Les intentions de semis de blé devraient avoisiner la moyenne de l'an dernier. Les perspectives sont meilleures pour le maïs dont les superficies devraient augmenter, tout en restant inférieures à la moyenne pour la troisième année consécutive. Ceci s'explique essentiellement par le faible coût des importations et la reconversion des terres agricoles, notamment au profit de l'élevage et de l'aménagement urbain. Les semis de riz devraient être en hausse et s'établir autour de la moyenne. Toutefois, environ 60 000 tonnes de riz seront nécessaires pour combler le déficit de production.
Les semis du blé et du riz de 1997 s'achèveront bientôt, tandis que ceux des céréales secondaires sont en cours. Des pluies inférieures à la normale ces dernières semaines ont légèrement retardé les semis du maïs jaune et du riz dans les zones côtières. En altitude, où se trouvent la plupart des cultures de blé, les précipitations irrégulières et mal réparties ont retardé les semis du blé et du maïs jaune. Dans les régions orientales, des pluies abondantes ont favorisé les semis du riz. Dans l'ensemble, selon les estimations provisoires, les superficies emblavées devraient être légèrement inférieures à la moyenne. Les intentions de semis de maïs sont similaires au record de l'an dernier, tandis que les semis de riz devraient également être proches du record.
Des pluies normales ont été enregistrées dans les zones montagneuses du nord depuis la fin février, après une période de sécheresse qui avait retardé les semis des céréales et des pommes de terre de la campagne principale de 1997, qui seront récoltées à partir du mois de mai. Le retour de pluies normales a également fait du bien aux zones côtières où les restrictions d'eau pour l'irrigation avaient touché le riz et d'autres cultures vivrières et commerciales. En revanche, au sud, notamment dans le district de Tamburgo, Département de Apurimac, des pluies torrentielles, des inondations et des coulées de boue ont provoqué des pertes considérables en vies humaines et de graves dommages aux habitations. Aucune évaluation des dégâts au secteur agricole n'a été encore faite. A l'est du pays, de fortes pluies ont causé quelques crues qui ont influé sur le développement des cultures, en particulier du riz, des haricots, des tubercules et des plantains.
Les estimations officielles indiquent des récoltes de blé et de maïs record pour 1996. La production de riz et de pommes de terre a été également nettement supérieure à la moyenne.
Les conditions météorologiques ont favorisé les récoltes des céréales secondaires et du riz de 1997 qui devraient se terminer respectivement d'ici fin avril et fin mai. Selon les estimations provisoires, la production de maïs devrait être d'environ 240 000 tonnes, moins que le niveau nettement supérieur à la moyenne de l'an passé (300 000 tonnes), mais plus que la moyenne. On prévoit une récolte exceptionnelle de riz d'environ un million de tonnes, compte tenu de la demande croissante d'exportations, en particulier vers les pays voisins.
Des pluies normales depuis janvier ont favorisé la préparation des sols pour les semis des céréales secondaires et du riz de 1997, et d'autres cultures vivrières comme les pommes de terre, les légumes de potager et les plantains. Les perspectives sont incertaines pour les céréales secondaires et le riz, traduisant essentiellement les nouvelles mesures gouvernementales qui supprimeraient l'établissement de prix à l'exploitation, en particulier pour le maïs, le sorgho et le riz. Mais, compte tenu d'une demande intérieure soutenue, les superficies ensemencées en maïs devraient néammoins rester proches du niveau supérieur à la moyenne de l'an dernier. Les intentions de semis de riz devraient également être similaires au record de l'an passé en raison de l'essor projeté des exportations.