MALI (20 mars)

On enregistre un climat sec de saison. Une mission conjointe FAO/CILSS d’évaluation des récoltes qui s’est rendue au Mali l’année dernière a estimé la production céréalière globale à 2,2 millions de tonnes, soit 6 pour cent de plus qu’en 1995 et 3 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. La production de mil, de riz et de blé a sensiblement augmenté alors que celle de maïs et de sorgho a baissé. Les prévisions relatives aux récoltes de contre-saison sont favorables: environ 49 000 tonnes dont 33 000 tonnes de riz, 14 000 tonnes de maïs et 2 000 tonnes de sorgho. Des criquets pèlerins ailés pourraient être présents et se maintenir dans certaines zones de l’Adrar des Iforas.

Grâce à cette récolte relativement bonne, les approvisionnements alimentaires globaux sont satisfaisants. Les prix du sorgho et du maïs ont commencé à baisser fin septembre et continuaient en général à fléchir sensiblement en janvier. L’approvisionnement en céréales est suffisant. D’après le système national d’alerte rapide, aucune distribution d’aide alimentaire n’est nécessaire pour le moment, mais plusieurs arrondissements, notamment dans les régions de Kidal et de Gao, pourraient connaître des difficultés économiques en 1997. Les approvisionnements en fourrage sont également rares dans la région de Kidal et dans l’arrondissement d’Almoustarat dans la région de Gao où les termes de l’échange sont moins favorables que l’an dernier, les prix des animaux ayant chuté. A la suite de l’écroulement d’un barrage sur le lac Horo dans la région de Tombouctou, plus de 1 000 hectares portant habituellement des cultures de contre-saison ont été inondés, de sorte que 30 000 personnes environ ne sont plus en mesure de produire et ont donc besoin d‘une aide extérieure. Le système national d’alerte rapide a recommandé de garder un stock suffisant dans la région de Kidal et de reconstituer les stocks dans la région de Tombouctou afin de couvrir les besoins dans la région du Lac Horo. Pour la campagne commerciale 1996/97 (novembre/octobre), les besoins d’importations céréalières sont estimés à 110 000 tonnes et les besoins d’aide alimentaire à 35 000 tonnes. Jusqu’ici, 7 200 tonnes ont été engagées. Une aide alimentaire est aussi fournie aux Touaregs qui sont revenus des pays voisins. De novembre 1995 à novembre 1996, environ 77 000 réfugiés maliens sont rentrés dans leurs foyers, en provenance de l’Algérie (42 300), de la Mauritanie (14 000), du Niger (8 500), du Burkina Faso (5 000) et du Sénégal (700). On prévoit qu’en 1997, quelque 62 000 autres réfugiés rentreront au Mali en provenance du Niger (18 000), du Burkina faso (15 000), de la Mauritanie (15 000) et de l’Algérie (14 000).


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