UKRAINE (12 juin)

Les conditions de croissance ont été favorables jusqu'à présent à la récolte céréalière de 1997, mais les difficultés financières et les contraintes commerciales limiteront probablement l'accès des exploitants aux intrants, maintenant les rendements en dessous de la moyenne. La production céréalière demeure rentable, tandis que le commerce des betteraves à sucre s'avère problématique. Les semis des céréales de printemps de 1997 sont terminés et d'après les indications, il y aurait une progression tant de la superficie globale consacrée aux cultures de printemps, que des emblavures de printemps, ces dernières couvrant environ 5,1 millions d'hectares (maïs non compris). Comme la superficie ensemencée en céréales d'hiver a elle aussi augmenté et que les dégâts dus au gel sont restés proches du niveau de l'an dernier, la superficie totale des emblavures pourrait être supérieure d'1 million d'hectares environ. Les céréales d'hiver ont bénéficié de bonnes conditions de croissance pendant la période de végétation et les réserves en eau des sols pour les cultures de printemps sont meilleures que celles des deux dernières années. Si les conditions de croissance restent normales, on peut s'attendre à de meilleurs rendements. Toutefois, l'accès des agriculteurs aux engrais, pesticides, carburant et pièces détachées sera fonction des crédits disponibles, en espèces comme en nature. Malgré les restrictions imposées par le gouvernement aux échanges de céréales après la récolte de 1996, qui ont affaibli la capacité des paysans de rembourser en nature les prêts contractés pour l'achat d'intrants, le volume des intrants fournis par le secteur privé et prévoyant un remboursement en céréales après la récolte a augmenté et on estime que la moitié environ des agriculteurs se procurent des intrants par ce canal. A fin avril, les quantités de céréales destinées à être vendues à l'Etat - en l'échange desquelles les paysans peuvent également obtenir des intrants en nature - étaient inférieures à la moitié de l'objectif fixé à 5,9 millions de tonnes. Si les conditions météorologiques restent bonnes jusqu'à la fin des opérations de récolte, la récolte céréalière de 1997 pourrait marquer une nette reprise et passer des quelque 26 millions de tonnes de 1996 à environ 34 millions de tonnes.

Malgré la récolte décevante de 1996, officiellement estimée à 26 millions de tonnes, l'objectif officiel pour les exportations céréalières est fixé pour 1997 à 3 millions de tonnes. Compte tenu des carences au niveau de l'infrastructure et des droits imposés par la Fédération de Russie sur les exportations de farine ukrainienne, cet objectif risque de ne pas être atteint.