Même si les conditions de croissance restent favorables jusqu'à la récolte en juillet, il semble d'après les indications disponibles actuellement que la récolte céréalière de 1997 ne dépassera pas les 3,4 millions de tonnes engrangées en 1996. La superficie consacrée aux céréales d'hiver, blé principalement et orge dans une moindre mesure, atteindrait 1,5 million d'hectares, dont 500 000 hectares non irrigués, tandis que les conditions de sécheresse enregistrées en automne et au début de l'hiver ont eu des répercussions négatives sur les cultures céréalières non irriguées d'hiver. Une bonne couverture neigeuse en février/mars a favorisé la reconstitution des réserves d'eau d'irrigation, mais elle est toutefois arrivée trop tard pour avoir quelque effet bénéfique dans les zones non irriguées. Quoi qu'il en soit, même dans les zones irriguées, le résultat final dépendra de l'amélioration des disponibilités d'intrants et des incitations offertes aux agriculteurs pour maximiser leur production. Les prix des achats publics ont pratiquement doublé pour la récolte de 1997, mais l'obligation de vendre à l'Etat, à des prix imposés, la moitié de la récolte céréalière, contre 30 pour cent de la production plus lucrative de coton, demeure une entrave.