FAO/SMIAR - Cultures et Pénuries alimentaires 04/99
Le temps sec a généralement prévalu, à l'exception de précipitations isolées dans les régions orientales du pays au cours du mois dernier. Cependant, pour l'ensemble de la saison, les conditions ont généralement été satisfaisantes pour la croissance des cultures principales de blé et d'orge, dont la récolte est prévue pour la fin du mois d'avril et le mois de mai. En 1998, la production a augmenté de façon sensible, passant à 3 millions de tonnes, contre 1,1 million de tonnes en 1997, année marquée par la sécheresse. Pour 1998/99, les importations de céréales, à l'exclusion de la semoule, sont estimées à 5,5 millions de tonnes, soit environ 7 pour cent de moins que l'année précédente.
Les perspectives sont favorables pour le blé semé en octobre/novembre, qui sera récolté en avril/mai. On estime à environ 1,1 million d'hectares les surfaces ensemencées en blé pour 1998/99, principalement sous forme de cultures irriguées et dans une moindre proportion en cultures pluviales. Il s'agit d'un léger déclin par rapport à l'année précédente, en raison de l'abandon du blé en faveur d'autres cultures, comme le coton. Ces dernières années, les rendements ont considérablement augmenté et l'on prévoit, pour 1998/99, un rendement moyen d'environ 6,3 tonnes à l'hectare dans les secteurs irrigués et d'environ 3 tonnes à l'hectare pour les cultures pluviales. La production est donnée à 6,1 millions de tonnes, ce qui représenterait une augmentation marginale par rapport à l'an dernier. Cette année, afin d'encourager les agriculteurs à vendre leur blé au Ministère des approvisionnements, le gouvernement a fixé le prix d'achat dans la fourchette 191-200 dollars E.-U. la tonne selon la qualité. Ces prix sont nettement plus élevés que le cours international, soit environ 125 dollars E.-U. la tonne. Afin de répondre aux besoins, le pays importera environ 7,5 millions de tonnes de blé en 1998/99.
Compte tenu des semis tardifs dus au retard des pluies et aux températures fraîches du début de la campagne, on prévoit des rendements en blé d'hiver nettement inférieurs à ceux de l'an dernier. Malgré l'amélioration marquée des précipitations à la fin du mois de février, qui a amené des conditions d'humidité plus favorables au développement de la récolte, la production globale de céréales devrait être inférieure de plus de 40 pour cent à celle de 1998, qui avait atteint 6,6 millions de tonnes. Si les conditions météorologiques normales se maintiennent jusqu'à la fin de la campagne, la production totale de blé (y compris le blé dur) et d'orge devrait atteindre 2,3 millions de tonnes et 1,2 million de tonnes respectivement. En conséquence, le pays devra importer des quantités plus importantes de blé tendre et de blé dur l'année prochaine pour compenser la baisse de la production intérieure et satisfaire ses besoins en consommation.
Les perspectives concernant le blé d'hiver, dont la récolte est prévue pour le mois de mai, ont été favorisées par l'augmentation des précipitations au mois de mars, après plusieurs semaines d'un temps sec persistant qui avait sensiblement réduit l'humidité du sol, risquant d'affecter les rendements globaux. En 1998/99, les surfaces ensemencées en céréales, principalement du blé sont estimées à 1,3 million d'hectares, soit légèrement moins que l'objectif gouvernemental. Cette réduction est en grande partie attribuable à la faiblesse des précipitations dans les principales régions de cultures au moment des semis.