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III. EVALUATION DES DONNEES COLLECTEES ET DES METHODOLOGIES UTILISEES

Le potentiel des ressources et les prélèvements ne sont pas suffisamment connus. Le dernier inventaire des ressources ligneux est celui effectué par le Projet Inventaire des Ressources Ligneux en 1986 ; cet inventaire n’a pas couvert tout le territoire national.

Une actualisation de cette opération permettra de se rapprocher de la réalité et serait une référence pour une analyse fiable des statistiques forestières.

Les statistiques recueillies sur la gestion des ressources forestières sont basées essentiellement sur les données des titres d’exploitation. Ces produits sont généralement destinés au commerce dans les grands centres, la consommation rurale n’est pas prise en compte.

Il y a une absence de textes réglementaires relatifs à l’exploitation des PFNL. Les informations existantes ne concernent que les PFNL exportés (cas de la gomme arabique). Les consommations internes des PFNL sont ignorées par les statistiques officielles.

Le canevas de rapport élaboré par la Direction Nationale de la Conservation de la Nature constitue certes un cadre méthodologique cohérent pour la collecte des informations. Cependant, ces informations demeurent toujours insuffisantes au regard de la diversité des produits forestiers et de celle de leurs filières.

La prise en compte des informations relatives au commerce extérieur des produits forestiers est un élément d’enrichissement des données statistiques et de leur diffusion.

Dans le domaine du bois énergie aucune enquête nationale n’a été faite, mais si par ailleurs on peut retenir deux acquis :

L’enquête budget-consommation initiée par la DNSI pour apprécier l’impact financier de la consommation du bois par ménage.

Les enquêtes menées dans le cadre de la stratégie énergie domestique par la Cellule Combustible Ligneux (CCL) en 1999 au niveau de quatre villes (Bamako, Ségou, Coutiala, Mopti).

Ces enquêtes ont permis de découvrir que les recettes d’exploitation forestière attendues se chiffrent à 1.4 milliards de F CFA contre 150 millions de F CFA de recette réellement recouvrée par les services forestiers au niveau de ces villes.

En faisant une simulation de cette situation, on se rend compte que faute de statistiques fiables les recettes d’exploitation se trouvent fortement affectées.

 

 

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