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Introduction

Le Niger, un des pays les plus pauvres du monde, a une superficie de 1.267.000 km² dont les 4/5 sont désertiques, entraînant des contraintes climatiques qui pèsent lourdement sur l'environnement, la vie humaine et le développement socio-économique du pays.

Pays non producteur de pétrole, il dépend de l'extérieur pour la satisfaction de ses besoins en hydrocarbures, ce qui rend ces derniers inaccessibles à la plus grande majorité des populations. Les énergies traditionnelles, le bois en l'occurrence, constituent par conséquent la principale source d'énergie pour plus de 90% des ménages et cela malgré les efforts déployés pour encourager la consommation d'autres types de combustibles.

Malheureusement, face à une demande croissante, l'offre en bois reste mal connue, ce qui limite l'impact des stratégies développées par les autorités pour inverser la tendance à la dégradation des formations forestières du pays. La situation des ressources forestières du Niger reste donc marquée par le phénomène de désertification résultant des différentes pressions auxquelles sont soumises ces ressources: coupes désordonnée de bois, agriculture itinérante, pâturage excessif et feux de brousse.

Il n’existe pas de chiffre précis sur la surface totale des terres forestières, ni sur le taux de dégradation des ressources, mais on admet que les pertes de la couverture forestière s’élèvent à des dizaines de milliers d’hectares par an. Ce processus de dégradation se poursuit aujourd’hui encore, malgré les efforts déployés en terme de financement du développement rural en général et du secteur forestier en particulier.

En 1984, le Niger a pris l’engagement de tout mettre en œuvre pour lutter contre la désertification (Engagement de Maradi). Toutefois, force est de reconnaître que les actions menées dans ce cadre sont en déçà des espérances. Les plantations forestières en particulier ne contribuent que très faiblement à la satisfaction des besoins en produits forestiers des populations.

Le présent document tente de faire la situation des ressources en bois du pays et de leurs utilisations, y compris les aspects commerciaux, d’approvisionnement et de consommation du bois-énergie. Puis il analyse les tendances passées et présentes de la gestion du sous-secteur «bois-énergie », ainsi que les orientations futures. Enfin, il formule des recommandations allant dans le sens d’une meilleure maîtrise de ce sous-secteur.

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