FAO/SMIAR - Cultures et Pénuries alimentaires 11/00 - UKRAINE (6 novembre)
Maintenant que la moisson des céréales autres que le maïs est presque achevée, les prévisions annonçant la troisième récolte céréalière médiocre consécutive sont confirmées. Les rendements moyens par hectare tels qu’ils sont communiqués par le gouvernement sont inférieurs d’environ 8 pour cent à ceux de l’an dernier. Seul le résultat de la récolte de maïs est encore incertain. En attendant la fin de cette dernière récolte, la FAO prévoit provisoirement pour 2000 une production céréalière de 25 millions de tonnes (y compris un volume estimatif de 3,5 millions de tonnes de maïs). Cette estimation dépasse de quelque 10 pour cent les indications officielles actuelles sur les rendements, ce qui laisserait supposer qu’il y a sous-comptabilisation. Ce résultat médiocre est la conséquence des problèmes de plus en plus graves de crédit et de solvabilité et donc de mobilisation d’intrants dans les exploitations. Les interventions persistantes du gouvernement sur le marché céréalier au cours de la présente campagne ont suscité bien des incertitudes et, au fil des années, elles n’ont été profitables ni aux producteurs, ni aux négociants, car elles n’encouragent pas à déclarer la production, ni à commercer légalement.
Au cours des premiers mois de la campagne de commercialisation 2000/01, le pays a été importateur net de céréales, en partie parce que l’administration des douanes a cessé d’instruire les demandes d’exportation céréalière. En 1999/2000, le pays est resté exportateur net de 2,4 millions de tonnes de céréales (principalement du blé et de l’orge). Les importations de blé déclarées officiellement ont atteint près de 464 000 tonnes en 1999/2000 et pourraient dépasser ce chiffre au cours de la campagne commerciale en cours.
Les plans officiels préconisent de porter la superficie ensemencée en cultures d’hiver à 8,4 millions d’hectares et d’y inclure 7,1 millions d’hectares de blé, ainsi que 0,8 et 0,5 million d’hectares de seigle et d’orge respectivement. Au 30 septembre, quelque 6,3 millions d’hectares avaient été ensemencés en cultures d’hiver, dont 5,2 millions d’hectares de blé. Les conditions au moment des semis et la disponibilité d’intrants étaient meilleures que l’an dernier, mais cette dernière est encore loin d’être optimale.