FAO/SMIAR - Cultures et Pénuries alimentaires 03/01 - CORÉE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE* (8 février)
CORÉE, RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE POPULAIRE DE* (8 février)
La situation des approvisionnements alimentaires est à nouveau préoccupante, du fait des répercussions générales de l’hiver le plus rigoureux enregistré depuis des décades. Depuis 50 ans, les températures de la mi janvier n’avaient jamais été aussi basses. La température est descendue à moins 37o dans la province septentrionale de Chagang et à moins 27o à Pyongyang, la capitale. La situation est de plus en plus précaire pour de larges tranches de la population, déjà affaiblies par des années de pénuries alimentaires, par un accès limité aux services publics et sanitaires de base ainsi que par le manque d’électricité et de bois de chauffage.
Selon certains rapports, le Système de distribution public (PDS) ne serait plus en mesure d’assurer ses prestations dans certaines régions à la fin du mois de janvier, suite aux mauvaises récoltes de 2000. De février à fin juin, au moment de la récolte des pommes de terre et de certaines doubles cultures, la seule source de nourriture proviendra de l’aide alimentaire et d’autres produits. Selon les contrôles alimentaires effectués ponctuellement par le PAM, le PDS distribue environ 200 grammes de céréales par personne et par jour, soit environ 720 k/cal. Or les besoins minimaux pour permettre à un adulte de survivre sont établis à 2 200 k/cal par jour.
En novembre dernier, une mission FAO/PAM d’évaluation des récoltes et des approvisionnements alimentaires a estimé que les disponibilités céréalières intérieures, en équivalent céréales, pour la campagne de commercialisation 2000/01 se chiffrent à 2,92 millions de tonnes alors que la demande à des fins alimentaires et autres utilisations s’élève à 4,79 millions de tonnes. Les besoins d’importations ont donc été estimés à 1,87 million de tonnes. Il a été prévu que les importations commerciales couvriraient 200 000 tonnes et qu’il serait possible d’obtenir 600 000 tonnes supplémentaires par le biais des contributions d’aide alimentaire réunies par le PAM, plus 500 000 autres tonnes, au titre d’importations bilatérales à des conditions de faveur. Compte tenu de ces éléments, les besoins d’importations non couverts sont estimés à 665 000 tonnes. Dans ce contexte, le pays aura donc besoin d’une aide pour couvrir les besoins alimentaires minimaux. Les contributions annoncées à ce jour s’élèvent à 651 000 tonnes, dont 140 000 tonnes déjà livrées.