En 2000, pour mieux comprendre les rôles que l'agriculture joue dans le bien-être de l'homme et son développement, la FAO a lancé le projet « Analyse socio-économique des rôles de l'agriculture et conséquences en matière de politique » (Projet ROA).2
L'objectif premier du Projet ROA est d'offrir aux décideurs des connaissances, des outils et des informations leur permettant d'analyser les divers rôles de l'agriculture au sein de leurs sociétés, et de les informer par là même des moyens d'action possibles prenant ces rôles en compte en vue d'une agriculture et d'un développement rural plus durables (ADRD). Le Projet ROA a pour vocation d'entreprendre une analyse comparative à l'échelle mondiale, en se fondant sur une douzaine d'études de cas par pays en Afrique, en Asie, en Amérique latine, au Proche-Orient et en Afrique du Nord. Les travaux interdisciplinaires conjugueront les apports de spécialistes de la théorie économique du bien-être, de l'économie de l'environnement, de la sociologie et de l'anthropologie, ainsi que de praticiens du développement et d'analystes des politiques.
Le but de la réunion d'experts, organisée par le Projet du 19 au 21 mars 2001 à Rome, était de procéder à un examen par des experts des méthodes des mécanismes méthodologiques possibles d'analyse des produits non marchands de l'agriculture, en mettant l'accent sur les résultats positifs, et de recueillir des avis pour la mise en uvre des études de cas par pays. En particulier, la réunion a servi à examiner des méthodes et outils destinés à circonstancierdocumenter, mesurer et évaluer les différents rôles de l'agriculture dans les pays en développement .
La réunion a été organisée sous forme de séminaire dans lequel, pour chaque session, un document directif a été rédigé à la demande du Projet, présenté par un expert et commenté par deux ou trois participants, avant le débat proprement dit.
En tout, vingt-et-un représentants des pays en développement et des pays développés et quinze cadres de la FAO ont pris part à la réunion (voir le Programme et la liste des participants en annexe). Y figuraient notamment des économistes spécialistes de la théorie du bien-être, d'environnement, des anthropologues sociaux, des chercheurs et des dirigeants. La sélection des participants, fondée sur leur expertise scientifique et leur expérience théorique et pratique intéressant directement les objectifs du Projet, a assuré une représentation équilibrée parmi les régions et les différents points de vue sur le débat universel sur l'agriculture.
2Au titre du Fonds fiduciaire GCP/INT/772/JPN, le Gouvernement Japonais finance le Projet, entré en fonctions en août 2000 jusqu'en 2003.