Résistance aux antimicrobiens

À propos de nous

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) œuvrent conjointement depuis des décennies pour lutter contre les risques liés à l’interface entre les êtres humains, le monde animal et végétal et l’environnement. Depuis 2018, les trois institutions se sont unies dans le cadre d’une alliance tripartite afin de consolider leur partenariat de longue date et de renouveler l’attention portée à la résistance aux antimicrobiens dans le cadre de l’approche «Une seule santé».

La participation du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) à ces activités est aussi essentielle pour aider les gouvernements, la société civile et le secteur privé à lutter contre les risques liés à la résistance aux antimicrobiens dans le domaine de l’environnement.

Créé en 2019 dans le but de renforcer davantage la collaboration entre les organisations, le Secrétariat conjoint de l’Alliance tripartite comprend des chargés de liaisons basés à la FAO, à l’OIE et à l’OMS. Il a pour rôle de coordonner et d’appuyer l’Alliance tripartite et de soutenir la collaboration avec les autres organismes des Nations Unies et les autres parties prenantes.

L’Alliance vise à préserver l’efficacité des agents antimicrobiens et à garantir l’accès durable et équitable à ceux-ci, l’objectif étant de les utiliser de manière responsable et réfléchie, de contribuer à la santé humaine, animale et végétale, et aux objectifs de développement durable (ODD) et d’appuyer la mise en œuvre du Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens. Pour y parvenir, voici les objectifs fixés:

  • optimiser la production et l’utilisation des antimicrobiens tout au long de leur cycle de vie, de la recherche-développement à l’élimination;
  • diminuer l’incidence des infections chez les êtres humains, les animaux et les végétaux en vue de limiter l’apparition et la propagation de la résistance aux antimicrobiens. 

Compte tenu du caractère transnational et multisectoriel de la résistance aux antimicrobiens, il est essentiel d’adopter une démarche à long terme, fondée sur l’approche «Une seule santé». Cette approche multisectorielle, transdisciplinaire et axée sur la collaboration tient compte des interdépendances qui existent entre les êtres humains, les animaux, les végétaux et leur environnement commun.

Un Cadre stratégique tripartite sur la résistance aux antimicrobiens verra le jour en 2021 et reflètera l’action concertée que mène l’Alliance tripartite pour promouvoir l’approche «Une seule santé» face à la résistance aux antimicrobiens.

Faciliter la gouvernance mondiale

Dans son rapport intitulé «Pas le temps d’attendre: assurer l’avenir contre les infections résistantes aux médicaments», le Groupe spécial de coordination interinstitutions sur la résistance aux antimicrobiens recommandait à l’Alliance tripartite de mettre en place un ensemble de mécanismes de gouvernance mondiale afin de lutter contre la résistance aux antimicrobiens, à savoir:

Si l’Alliance tripartite a vocation à jouer un rôle de chef de file en vue d’atteindre les objectifs fixés, elle ne peut y parvenir seule. Il est fondamental de mener des actions qui intègrent l’approche «Une seule santé» aux niveaux mondial, régional et national, l’objectif étant d’aider tous les secteurs et toutes les parties prenantes à élaborer et à mettre en œuvre des mesures reposant sur des données factuelles pour lutter contre ce phénomène.

Centre mixte FAO/OMS (Normes alimentaires du Codex et zoonoses)

Compte tenu des difficultés que posent les zoonoses et la résistance aux antimicrobiens à l’agriculture durable et aux systèmes agroalimentaires, la FAO a créé le Centre mixte FAO/OMS (Normes alimentaires du Codex et zoonoses). Le Centre coordonne les travaux de la FAO en ce qui concerne la résistance aux antimicrobiens dans le cadre du Plan d’action de la FAO contre la résistance aux antimicrobiens, avec l’appui technique des unités concernées sur les questions transversales visées par le Plan d’action.

Il favorise la collaboration avec les partenaires extérieurs tels que l’OIE, l’OMS et le PNUE afin de prévenir les futures épidémies de maladies zoonotiques et d’atténuer les risques liés à la résistance aux antimicrobiens au moyen de méthodologies et de pratiques fiables et fondées sur des éléments concrets, qui serviront à étayer les politiques et les stratégies.

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