La FAO en action pour renforcer la résilience climatique et la sécurité alimentaire et nutritionnelle des victimes des chocs climatiques
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), met en œuvre deux projets sous le financement des fonds CERF « Central Emegency Response Fund » à savoir le projet d’appui au renforcement de la résilience des communautés aux chocs climatiques à travers la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature et celui de réponse aux besoins urgents et persistant en sécurité alimentaire dans les provinces de Bujumbura, Cibitoke et Rumonge. Ces deux projets s’emploient à répondre aux besoins humanitaires urgents et à renforcer la résilience climatique des communautés vulnérables affectées par les chocs climatiques.
Biens d’interventions sont en cours dans sept communes en l’occurrence Kabezi, Kanyosha, Mubimbi et Mutimbuzi de la province Bujumbura ; Rumonge et Bugarama de la province Rumonge et Buganda de la province Cibitoke dans le cadre du projet d’appui au renforcement de la résilience des communautés aux chocs climatiques; et dans quatre communes à savoir Mutimbuzi et Kanyosha dans la province de Bujumbura, Buganda dans la province de Cibitoke et Bugarama dans le province de Rumonge dans le cadre du projet de réponse aux besoins urgents et persistants en sécurité alimentaire des victimes des aléas climatiques.
Les actions du projet d’appui au renforcement de la résilience des communautés aux chocs climatiques à travers la mise en œuvre de solutions fondées sur la nature
Les premières actions d’organisation des séances de sensibilisation, d’identification des sites d’installation des pépinières et des courbes de niveau, d’acquisition des intrants et matériel nécessaires pour pouvoir mener à bien les diverses activités liées à l’agroforesterie, au reboisement et à la conservation des sols et des eaux sont déjà enclenchées voire terminées dans certaines localités de la zone d’intervention du projet. Il s’agit, entre autres, du piquetage, du traçage des courbes de niveau, le semis dans les germoirs, la confection des tubes ou sachets biodégradables en feuille de bananiers ainsi que la collection locale de semences d’arbres forestiers et agroforestiers. A certains endroits comme le site de Gateri en commune Buganda de la province Cibitoke, les arbres fruitiers sont déjà plantés. Les actions du projet touchent 7014 ménages vulnérables.
Les activités menées produisent déjà des effets. Eric Havyarimana, agriculteur de colline Busebwa dans la commune et province Rumonge au sud-ouest du Burundi se prépare déjà à protéger ses champs qui sont sujets à l’érosion à la colline Busebwa.
Identifié pour faire le piquetage et le traçage des courbes de niveaux et bénéficiaire du projet M. Havyarimana a eu l’opportunité d’apprendre des techniques essentielles pour lutter contre l’érosion. Il dit avoir découvert l’importance de la végétalisation et de la plantation d’arbres agroforestiers pour la préservation des terres cultivables.
« J’ai appris à creuser des courbes de niveau, à planter les herbes fixatrices le long des bords des courbes de niveau et compris l’importance de planter des arbres agroforestiers dans nos champs », a déclaré M. Havyarimana.
Désormais, Eric Havyarimana a pris conscience de l’importance de la protection de l’environnement. Il est déterminé à creuser des courbes de niveau et à planter des arbres agroforestiers dans ses champs. Il se prépare ainsi à mettre fin à l'érosion et à améliorer la productivité agricole. Il envisage même de lancer son projet d'élevage de lapins grâce à l’argent qu’il recevra en contre partie de ses prestations de piquetage et de traçage des courbes de niveau (Cash for Work) et aux revenus qu'il tirera de la vente de l'herbe plantée le long des courbes de niveau aux éleveurs de bétail.
Les actions du projet de réponse aux besoins urgents et persistant en sécurité alimentaire
Les interventions du projet sont en cours dans les communes de Bugarama dans la province de Rumonge, Mutimbuzi et Kanyosha dans la province de Bujumbura et Buganda dans la province de Cibitoke.
Des plants maraichers ont été développés dans des pépinières et distribués aux familles vulnérables déplacées ou retournées, ainsi qu'aux familles d'accueil pour réduire leur insécurité alimentaire et créer de ressources alternatives.
Mme Bernadette Miburo, vice-présidente de la coopérative Abahuzamigambi b’imbonakazoza Burundi au site des déplacés de Gateri en commune Buganda de la province Cibitoke parle d’un projet salutaire à bien d’égards.
« Le projet nous a tiré de l’oisiveté. Avant nous n’avions pas à faire, mais aujourd’hui nous sommes occupés par les activités de la coopérative. Les semences maraichères que nous avons développées dans la pépinière ont été plantées dans le champ de la coopérative et dans les jardins de case », témoigne Mme Miburo.
La vice-présidente de la coopérative Abahuzamigambi b’imbonakazoza Burundi indique que les jardins de case vont leur permettre d‘avoir des légumes à consommer dans leurs ménages et la récolte dans le champ commun permettra à 204 membres de la coopérative d’avoir de l’argent.
Les actions du projet touchent 3 000 ménages grâce à la distribution d'intrants agricoles pour répondre à leurs besoins alimentaires et nutritionnels immédiats et renforcer leur résilience à travers la restauration de leurs facteurs de production.
Les deux projets sont mis en œuvre avec le fonds CERF « Central Emegency Response Fund » à travers le financement de OCHA.
