FAO en République du Congo

Autonomisation des femmes dans les chaines de valeurs en Afrique Centrale -- Validation du plan d’action genre et agriculture de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

Photo de famille des participants au terme de la cérémonie d'ouverture de l'atelier Genre et Agriculture de l'espace CEEAC
29/02/2020

Brazzaville--Le Secrétariat Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale

(CEEAC), en collaboration avec la République du Congo et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture

(FAO), a organisé du 27 au 29 février 2020 au Mickeal’s Hôtel, un atelier de validation du Plan d’Action Genre et Agriculture

(PAGA) de la CEEAC dans le cadre de la mise en œuvre du projet portant sur La Réponse Genre aux Plans Régionaux et

Nationaux d’Investissement Agricole pour relever le défi Faim Zéro dans la région de la CEEAC.

 

La première étape de ce projet consistait à établir l’état des lieux de la situation des femmes dans le secteur agricole au

niveau régional et national, de revoir l’intégration actuelle du genre dans les différents cadres politiques et juridiques et de

proposer un plan d’action genre et agriculture dans la région de la CEEAC. Ainsi, cet atelier a permis d’examiner et de valider

le Plan d’action, et de discuter des points d’entrée pour l’autonomisation des femmes dans les chaines de valeurs.

 

En effet, l’agriculture contribue de manière importante dans la croissance économique des pays membres de la CEEAC. Plus

de 60 % de la population de la région vit en milieu rural et 50 % de la population active travaille dans le secteur agricole

avec des disparités très marquées entre les Etats de l’Afrique Centrale et entre les hommes et les femmes. Les inégalités

persistantes entre les sexes réduisant ainsi les performances du secteur agricole dans notre région.

 

Isabelle Boukinda Nzaou, cheffe de la cellule Genre de la CEEAC, représentant le Secrétaire Général de la CEEAC a dans son

allocution d’ouverture précisé que « Le processus d’élaboration du Plan d’action Genre et Agriculture de la CEEAC a conduit

à faire un état des lieux de la situation des femmes dans le secteur agricole au niveau régional et national, à revoir

l’intégration actuelle du genre dans les différents cadres politiques. Selon elle, cet état des lieux a consisté à recueillir les

pratiques, perceptions du Genre et voir leur degré d’intégration institutionnelle et opérationnelle dans les engagements

politiques régionales et nationales dans les Programmes Nationaux d’Investissement agricole, de Sécurité Alimentaire et

Nutritionnelle (PNIASAN) ».

 

Pour la FAO, beaucoup d’évidences montrent que l’une des raisons de la sous-performance du secteur agricole dans de

nombreux pays en développement est inhérente à l’inégalité des chances et à l’accès des femmes aux ressources et aux

services agricoles ainsi qu’aux institutions rurales dont elles ont besoin pour être plus productives.

 

Dans son discours d’ouverture, Florent Balandamio, Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé, de la Population, de la

Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement de la République du Congo a insisté sur la

nécessité d’éliminer les inégalités persistantes entre les sexes en vue d’améliorer les performances du secteur agricole dans

la région de l’Afrique Centrale. Ainsi, il a exhorté les participants à conjuguer leurs efforts pour la mise en œuvre du Plan

d’Action Genre et Agriculture dans les Etats membres de la CEEAC et à promouvoir l’autonomisation des femmes dans le

secteur agricole.

 

Au terme des différentes communications, travaux de groupe et échanges, les participants ont unanimement validé le

document du Plan d’action Genre et Agriculture de la CEEAC.

 

A l’issue de trois jours des travaux, l’atelier a été clôturé par Arlette Raymonde BAKOU, Directrice Générale de l’Intégration

de la Femme au Développement de la République du Congo qui, dans son allocution, a adressé ses vives félicitations et

remerciements à l’ensemble des délégations venues du Burundi, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, du Gabon,

de la Guinée Equatoriale, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda, de Sao Tomé et Principe et du Tchad de

pour le travail accompli.