Education de qualité et Faim Zéro : Validation des modules d’éducation à la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Promouvoir le développement des modes de vies durables par l’éducation en faveur de la lutte contre la faim
Grâce au partenariat entre le Système des Nations Unies (SNU) et le Gouvernement congolais, le Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation a validé avec l’appui des agences du SNU (FAO, PAM, UNESCO) et de l’Ambassade des Etats Unis, les modules de formation sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la mise en œuvre des classes vertes destiné aux enseignants, Chefs d’établissements scolaires et encadreurs pédagogiques et aussi aux adolescents, jeunes filles-mères, mère de famille et adultes. L’atelier de validation organisé du 10 au 11 janvier 2019 dans la salle de conférence du Lycée de la révolution, a regroupé les participants représentant tous les acteurs intervenant dans les domaines de l’éducation et de la production agricole.
Lancée en avril 2018, l’initiative de l’UNESCO et du PAM d’élaborer un module de formation des enseignants et un livret pour les jeunes hors de l’école sur l’éducation à la sécurité alimentaire et nutritionnelle incluant la production agricole a été soutenue par les autres agences (FAO, UNICEF et OMS) en y incluant la mise en œuvre des classes vertes à l’endroit des élèves, futurs acteurs du développement.
Le Ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, parrain de cette activité, s’est réjoui de l’appui et l’accompagnement des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de la politique nationale d’alimentation scolaire adoptée en 2016 (qui consacre un axe stratégique important dédié à l’éducation) ayant abouti à l’élaboration de ces outils pédagogique.
Ces modules initiés par l’Institut National de Recherche et d’Action Pédagogique (INRAP) avec une équipe multisectorielle constituée des spécialistes des curricula de nutritionnistes et des agronomes, devraient permettre entre autres, de concrétiser l’enseignement des notions de base de l’alimentation et la nutrition en utilisant les connaissances scientifiques et techniques en matière d’alimentation et de nutrition dans le but d’adapter les curricula au contexte et à l’environnement des apprenants a précisé Anatole Collinet Makosso dans son discours d’ouverture des travaux.
Il a également indiqué que ces modules doivent inciter les apprenants à la production, la transformation et la conservation des produits agricoles, ainsi qu’à utiliser les connaissances fondamentales en production agricole dans les pratiques pédagogiques et l’animation des classes vertes.
L’éducation à l’alimentation et à la nutrition et l’éducation à la production agricole au profit des futurs acteurs au développement.
Composé de deux sous-modules, ce support pédagogique qui permettra de conduire les activités de production agricole durables dans les écoles et les centres d’alphabétisation, prend en compte l’éducation à l’alimentation et à la nutrition et l’éducation à la production agricole. Le premier relatif à l’éducation alimentaire et nutritionnelle décrit le cadre pédagogique en mettant en évidence des notions sur les bonnes pratiques d’alimentation, de nutrition, de préparation des aliments, de diversité de régimes alimentaires et d’hygiène alimentaire, afin de garantir à tous un apport adéquat en énergie et en nutriments. Le second sous-module concerne l’éducation à la production agricole dont l’appareil pédagogique montre les différentes notions de la production agricole et l’élevage qui doivent être pratiqués, aussi bien, en milieux rural qu’urbain.
Evoquant les chiffres relatifs à la prévalence de la malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans en République du Congo (8% pour la malnutrition aigüe; 21% pour la malnutrition chronique ou retard de croissance ; 5,9% pour l’obésité) et chez les femmes en âge de procréer (14% de maigreur; 9% pour l’obésité), Suze Percy Filippini, Coordonnatrice Résident a.i. du SNU, a dans son message, indiqué que les défis pour atteindre la sécurité alimentaire au niveau national sont multiples alors que le Congo dispose d’énormes potentialités naturelles à même d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de sa population si sa production agricole occupait sa vraie place dans le programme de développement du pays.
Citant entres autres les prix élevés des produits alimentaires, la faiblesse de la production agricole, l’insuffisance des revenus, la pauvreté, l’absence des mesures incitatives des jeunes aux métiers de l’agriculture, les difficultés d’accès au financement des activités agricoles, elle a précisé que l’éducation à la sécurité alimentaire et nutritionnelle est essentielle pour promouvoir des régimes alimentaires sains et durables pour tous.
Convaincue du bon usage que les experts et les Agences feront de ces précieux outils pédagogique pour contribuer à inverser la tendance de la malnutrition au Congo et en Afrique centrale, Suze Percy Filippini a rassuré son audience en ces termes : « l’élaboration et l’utilisation des différents documents d’apprentissage concernant la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la production agricole s'inscrit dans le cadre d'un effort national en vue d'améliorer la pertinence et la qualité de l'éducation et d'en élargir l'accès à un maximum d'enfants, en particulier dans les zones rurales ».
Pour Augustin Nombo, Directeur Général de l’INRAP « ce module est un outil didactique expérimental qui, à terme, permettra de faire en sorte que chacun, en particulier les personnes en situation vulnérable, y compris les nourrissons, ait accès toute l’année à une alimentation saine, nutritive et suffisante ». Il a informé son auditoire qu’à côté du module de formation soumis à la validation, plusieurs autres supports ont été élaborés à l’instar des DVD, des boites à images et du livret constitué d’images de vie courante qui permettront aux mères d’enfants de s’approprier les notions d’alimentation, de nutrition, d’hygiène, de sécurité alimentaire et de production agricole, afin d’assurer une alimentation saine et équilibrée à leurs enfants pour les prémunir des différentes malnutritions.
Signalons que ce projet contribue directement à l’atteinte des Objectifs de développement durable ODD2 (Faim Zéro), ODD3 (Bonne santé et Bien-être), ODD 4 (Education de qualité) et ODD 17 (Partenariat).
