Directeur général QU Dongyu

Le Directeur général dirige la toute première Cérémonie des traités, qui confirme le rôle normatif de la FAO

Une photo de groupe à la fin de la cérémonie inaugurale du Traité de la FAO lors de la 3e journée de la 44e session de la Conférence de la FAO

©FAO/Pier Paolo Cito

01/07/2025

Rome – Le Directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a présidé la première Cérémonie des traités de l’Organisation, qui s’est tenue lundi au siège de la FAO, à Rome. La manifestation marquait un jalon important dans la reconnaissance de l’engagement juridique et politique des membres à l’égard du mandat et des travaux normatifs de la FAO. 

L’évènement, inédit à la FAO, s’est déroulé en marge de la 44esession de la Conférence de la FAO (28 juin - 4 juillet). Il a permis de souligner l’importance grandissante des instruments juridiques internationaux pour ce qui est de relever collectivement les défis liés au secteur agroalimentaire dans le monde. 

Lors de la cérémonie, on a assisté au dépôt officiel d’instruments juridiques relatifs à certains des 17 traités adoptés en vertu de l’article XIV de l’Acte constitutif de la FAO. Ces traités établissent des cadres de coopération dans des domaines comme la santé animale, la protection des végétaux, la pêche, l’aquaculture ou encore la lutte contre le criquet pèlerin. Ils permettent également de veiller à ce que les pays œuvrent ensemble face aux menaces qui dépassent les frontières et nécessitent des solutions techniques communes. 

«Chaque dépôt est un acte souverain puissant qui contribue à une action commune au profit des populations et de la planète, conformément au mandat de la FAO», a déclaré le Directeur général. 

La manifestation a été l’occasion de mettre en lumière le rôle du Directeur général de la FAO en tant que dépositaire de ces traités, ainsi que la fonction de l’Organisation, en tant que partenaire de leur mise en œuvre. Grâce à ses divisions techniques et aux secrétariats chargés des traités, l’Organisation aide les membres à traduire leurs engagements juridiques en actions coordonnées, en renforçant les capacités institutionnelles, en fournissant une expertise technique et en encourageant la coopération entre les secteurs au niveau régional. 

Des cadres juridiques au service de l’action collective 

Les traités en question répondent à des défis mondiaux, anciens et nouveaux, qui vont de la gestion des infestations d’organismes nuisibles au renforcement de la gouvernance des ressources naturelles partagées, en passant par les mesures sanitaires liées au commerce. 

«Renouvelons notre détermination commune à accomplir le mandat de la FAO en faisant preuve de compréhension, de respect, de collaboration, de solidarité et d’une responsabilité commune en faveur d’un avenir meilleur pour tous», a déclaré le Directeur général de la FAO. 

Des ministres et des chefs de délégation, participant à la réunion en personne, ont officiellement soumis des instruments de ratification, d’adhésion, d’acceptation et d’approbation au Directeur général, réaffirmant ainsi l’engagement de leurs pays respectifs en faveur d’une coopération internationale fondée sur des règles. D’autres, appelés à rejoindre le Directeur général sur la scène, ont vu leur récente adhésion saluée. La manifestation de haut niveau a contribué à renforcer le rôle de la FAO en tant qu’espace de dialogue entre les pays sur les plans juridique et technique. 

Cérémonie: de nouveaux dépôts et de nouvelles reconnaissances 

Lors de la Cérémonie, plusieurs membres ont officiellement déposé de nouveaux instruments juridiques, qui viennent renforcer encore la coopération mondiale établie au titre des traités de la FAO: 

  • Le Congo a rejoint la Commission internationale du peuplier et autres essences à croissance rapide utiles aux personnes et à l’environnement (CIP), portant le nombre des parties à 38. 
  • Les Îles Salomon ont accepté l’amendement de 1983 relatif à la contribution obligatoire qui a été apporté à l’Accord sur la protection des végétaux pour la région de l’Asie et du Pacifique, portant le nombre de parties à 19, et sont ainsi devenues l’un des cinq seuls membres à avoir accepté tous les amendements de 1983 et 1999. 
  • La Jamaïque et Saint-Vincent-et-les Grenadines ont adhéré à l’Accord visant à favoriser le respect par les navires de pêche en haute mer des mesures internationales de conservation et de gestion (aussi appelé «Accord d’application»), élevant le nombre total de parties à 47. 
  • La République-Unie de Tanzanie a déposé son instrument d’adhésion à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port visant à prévenir, contrecarrer et éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (aussi appelé «Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port»), qui entrera en vigueur dans le pays le 30 juillet 2025, faisant du pays la 84ePartie à cet Accord. 

 

La Cérémonie a aussi été l’occasion de saluer les membres qui avaient déposé des instruments plus tôt en 2025: 

  • L’Arabie saoudite est devenue la 80e Partie à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port, le 5 février 2025. 
  • L’Ukraine est devenue la 81e Partie à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port, le 12 mars 2025. 
  • La République populaire de Chine est devenue la 82 Partie à l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port, le 16 avril 2025. 
  • L’Afrique du Sud est devenue la 154e Partie au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, le 15 avril 2025. 
  • Les Tuvalu ont été reconnus comme le cinquième pays à déposer un instrument en 2025, avant la Cérémonie.