Le Directeur général a visité un institut de recherche agroalimentaire en Ouganda
En Ouganda, le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, arrose un arbre qu’il a planté.
©FAO/Stuart Tibawesw
Entebbe (Ouganda) – Le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu, a visité l’organisme national de recherche agronomique d’Ouganda (NARO) ce mardi. Il a félicité les chercheurs de l’institut de mener la transformation du système agroalimentaire du pays avec la confiance des petits exploitants et dans «l’intérêt de toutes les personnes du pays».
La visite de M. Qu est intervenue après sa rencontre avec le Président Yoweri Museveni.
Le NARO travaille sur un ensemble d’initiatives, dont le développement de variétés cultivées résistantes à plusieurs facteurs de stress, la lutte contre l’aflatoxine et la résilience face au changement climatique. Il concentre son action sur les cultures prioritaires telles que les haricots, le manioc, le maïs, le riz et le palmier à huile, et mène des travaux de recherche visant à accroître la productivité du bétail en Ouganda en utilisant la nutrition, la sélection et d’autres technologies et innovations efficaces et offrant un bon rapport coût-efficacité.
«Il n’a jamais été aussi important d’investir dans la science, la technologie et l’innovation», a déclaré le Directeur général, soulignant que ces trois éléments peuvent transformer les défis liés à la sécurité alimentaire et aux facteurs de stress climatiques en possibilités d’action.
«Votre créativité et votre détermination sont les graines qui produiront les découvertes de demain», a-t-il déclaré dans son discours aux chercheurs et aux jeunes scientifiques du NARO.
La FAO et le NARO coopèrent depuis longtemps afin de garantir aux petits exploitants l’accès aux technologies agricoles, aux informations sur les mesures de lutte contre les organismes nuisibles et aux projets de renforcement des capacités destinés aux chercheurs et aux agents de vulgarisation agricole. Les programmes de la coopération Sud-Sud qui réunit la FAO, la Chine et l’Ouganda comportent des projets sur le riz et le millet des oiseaux et, bientôt, sur l’élevage caprin. Une nouvelle collaboration, avec le soutien de l’Union européenne, est prévue concernant la santé des terrains de parcours dans les zones pastorales du Karamoja.
Plus tôt cette année, la FAO a organisé en Ouganda le Forum international sur l’élevage de volaille à petite échelle et les chaînes de valeur de l’alimentation animale pour donner le coup d’envoi des activités sur ce thème en Afrique.
M. Qu a mis en avant le riche patrimoine naturel de l’Ouganda, qui dispose de sols fertiles, d’un climat favorable et de ressources en eau et de lacs abondants, ce qui lui permet de cultiver diverses denrées telles que le café, le thé et les bananes, mais aussi d’exploiter des débouchés majeurs dans le secteur des produits laitiers et dans l’aquaculture.
«L’Ouganda ne nourrit pas seulement son peuple, il aide aussi à nourrir la région», a déclaré le Directeur général. «Ce pays est autosuffisant dans la production d’aliments de base et joue un rôle vital dans la sécurité alimentaire et le commerce au niveau régional.»